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Isabelle Stengers et Philippe Pignarre

Publié, le lundi 15 mars 2004 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 15 mars 2004


Débat avec Isabelle Stengers et Philippe Pignarre autour de la recherche, le mouvement actuel des chercheurs, l’industrie pharmaceutique comme nouvelle forme de production et de captation de la richesse et du savoir, les nouvelles modalités d’action des mouvements politiques contemporains en partant des expériences des luttes contre la mondialisation libérale, mais aussi des luttes des intermittents....

Isabelle Stengers est philosophe. Depuis la publication, en 1979, de La Nouvelle alliance, co-écrit avec le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, elle n’a cessé de combattre toutes les formes de disqualification péremptoire - des sciences entre elles, de savoirs canoniques vis-à-vis des savoirs dominés, des experts vis-à-vis des citoyens, etc.
Isabelle Stengers lutte sur deux fronts : en rappelant aux savoirs dominants les conditions matérielles et historiques de production des vérités qui sont les leurs ; et en donnant de l’écho aux savoirs dominés, qu’ils soient issus de cultures traditionnelles - les sorciers -, qu’ils aient été écartés au profit d’autres pratiques - l’hypnose -, ou qu’ils fassent l’objet d’une élaboration collective - les usages de drogues. Avec Léon Chertok elle a publié Le Coeur et la Raison... L’hypnose en question, de Lavoisier à Lacan (Payot, 1989), et L’Hypnose, blessure narcissique (Ed. Laboratoire Delagrange, Paris, 1990).

« Je suis philosophe, travaillant à Bruxelles, et mon point de départ (cf. mon livre Sciences et pouvoir, à La Découverte) a été la question des sciences. J’ai tenté de définir la recherche scientifique de manière à ce que la critique justifiée de son rôle dans le développement industriel-capitaliste et dans la main mise par les experts de décisions qui concernent la population, mène au sens de la possibilité et des conditions pour d’autres rôles, pas à la condamnation de la recherche comme « constitutivement complice ».
Ce qui n’empêche pas l’action : je fais partie de ceux et celles qui sont passé/e/s devant le tribunal correctionnel de Namur pour piétinement d’un champ Monsanto.
Depuis quelques années, je m’intéresse d’autre part à la question des dynamiques collectives d’empowerment, telles que les pratiquent, depuis les premiers mouvements activistes non violents, les activistes américains.
Politiquement, cela signifie penser des convergences qui ne tiennent pas (seulement) à l’ennemi commun, c’est-à-dire aussi ne soit pas marqué par la nostalgie d’un passé où cet ennemi nourrissait ce qu’il a maintenant entrepris de détruire.
Ainsi ne « sauvons » pas simplement, « ouvrons », la recherche.
Je m’intéresse donc en particulier aux idées et actions crées par les intermittents en ce sens. »

Directeur de la maison d’édition Les Empêcheurs de penser en rond, Philippe Pignarre a travaillé 17 ans dans l’industrie pharmaceutique. Il est aujourd’hui chargé de cours sur les psychotropes à l’Université de Paris-VIII. Il est notamment l’auteur de Comment la dépression est devenue une épidémie(La Découverte, 2001, et Le grand secret de l’industrie pharmaceutique (La Découverte, 2003).

« Je suis aujourd’hui éditeur à plein temps, après avoir travaillé 17 ans dans l’industrie pharmaceutique comme cadre dirigeant. Comment ai-je résisté au sein de cette industrie ?
Sans doute pour trois raisons :
- un passé militant, trotskyste à la LCR,
- la rencontre avec Isabelle Stengers puis, grâce à elle, avec Bruno Latour et Tobie Nathan. Cela m’a permis très vite de réfléchir au fonctionnement de l’industrie dans laquelle je travaillais et cette rencontre a été à l’origine des Empêcheurs de penser en rond.
- l’écriture de textes tentant d’analyser les médicaments, la psychiatrie.
La rencontre avec Isabelle a permis beaucoup de projets communs et aujourd’hui un projet de livre sur l’anticapitalisme. »





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