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18 juillet 2003

L’art est une arme de construction massive.


De : Jacques Livchine

Publié, le dimanche 20 juillet 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : samedi 19 juillet 2003


Le malaise s’amplifie

Jean-Marc Adolphe, de Mouvement, dans un débat réclame la démission dès la rentrée de tous les directeurs d’institution, CDN, Scènes nationales, maisons de la culture.

Protestations dans l’assemblée.

Et pourtant, c’est parti, rien ne pourra plus être comme avant.

L’ancien régime des Institutions hiérarchisées, bastilles de l’absolutisme artistique doit mourir, et laisser la place à des lieux artistiques bruyants, vivants, contradictoires, ouverts jour et nuit, désordonnés, sales.

Terminées les programmations sans imagination pour abonnés endormis.

On doit réparer un système qui a fait son temps.

Les barons, marquis, comtes, et comtesses qui tiennent les manettes des établissements n’ont plus lieu d’exister, ils doivent laisser la place à ce mouvement puissant.

Ils ont été les complices objectifs de ce protocole d’accord, combien de fois n’ont ils pas déclaré les uns et les autres qu’il y avait trop de compagnies, de comédiens, de spectacles médiocres.

Pourquoi ce silence énorme des Dracs, ils vont tous être limogés d’ici quelques jours, ils pourraient montrer qu’ils ne sont pas totalement soumis.

Les tuyauteries fuient, les odeurs de consanguinité sont nauséabondes.

Le raz le bol est extrême, une violence trop désordonnée est en train de jaillir.

Nous nous sommes trop retenus si longtemps.

Maintenant il s’agit de déconstruire le régime qui nous étouffe, celui qui nous empêche de jouer, nous coupe du public, des populations, tous ces lieux bien pourvus, magnifiquement dotés, mais qui ne jouissent d’aucun rayonnement tant ils sont enfermés dans leur frilosité depuis des lustres.

Plus de pétition, plus de déclarations gentillettes, le mouvement est un torrent en colère que personne ne peut plus empêcher, le ministre va tomber comme un fruit mûr, il faut se tenir prêt.

Tous les artistes excédés, les compagnies lasses d’être « rembarrées » vont s’installer en douceur dans toutes les institutions de leurs régions respectives.

Et là, on va reconstruire tranquillement une nouvelle vie culturelle, avec le public, avec les gens, avec les jeunes, dans un foisonnement extrême, dans la diversité, dans la générosité, dans la qualité.

L’argent public sera utilisé pour les populations dans leur entier, pas pour une minuscule fraction de la société.

Début juillet, j’avais demandé la place de ministre de la culture. Mais je n’avais pas de programme hormis le protocole honni. Là je sens un peu plus la chose. Mon problème c’est l’habit, Faut-il vraiment que je m’achète un Ted Lapidus ? Est-ce que ma chienne, Pina, pourra m’accompagner dans mes déplacements ?

Que fera-t-on des anciens directeurs d’établissements ?

On leur fera goûter le charme des 507 H, ils verront à quel point c¹est cool d’être intermittent à 13 Euros par jour. On leur confiera des missions de temps en temps ; s’ils n’ont pas assez d’heures, ils viendront nous en racheter, on ne sera pas cruels jusqu’à les jeter au RMA.

On vit enfin une époque formidable.

Jacques Livchine





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