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Compte-rendu de l’AG du vendredi 2 juillet 2004 (retour sur l’action sur le toit du Medef)

Publié, le jeudi 8 juillet 2004 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : jeudi 8 juillet 2004


Compte-rendu de l’assemblée générale du vendredi 2 juillet 2004


Bureau :
Virginie D présidente
Guillaume tour de parole
Corine secrétaire


Ordre du jour :
Point informations des commissions
Pollen expertise
Avignon : contenu/logistique
Rapport sur action du toit du MEDEF
Point sur le RV avec la CGT
Débat : que se passe-t-il à Paris pendant Avignon ?

L’ordre du jour est adopté.

POINT INFORMATION

Première information (Virginie D.) :
Un journaliste des « Clefs de l’actualité » voudrait interviewer des intermittents de moins de 25 ans.
Que ceux que ça intéresse (et qui sont concernées) demandent les coordonnées de ce monsieur à Virginie.

Deuxième information (Virginie D.) :
Il y a une fête ce soir chez Jolie-Môme et les membres actifs de la CIP-IDF y sont chaleureusement invités.
(on donne le lieu et le mot de passe)

Troisième information (Guillaume) :
La commission des mots travaille (notamment sur les mots abrogation, expertise et négociation, qu’il peut être utile de connaître en ce moment (ndlr))

Quatrième information (Jean-Marie) :
La commission Interluttant travaille aussi

Cinquième information (Antoine) :
L’observatoire français des médias a rédigé une pétition. Savoir si la CIP souhaite la signer. Un seul exemplaire du texte : à faire circuler.

Sixième information ou quatrième bis (Jean-Marie) :
Il y a une proposition d’un 4 pages de l’Interluttant pour Avignon, avec d’ores et déjà quelques propositions de textes :
Texte proposé par Stéphane Olry sur le silence (face à la pléthore de débats organisés à Avignon). Olivier précise que la rédaction de ce texte a commencé.
Texte sur la basse de l’analyse du rapport Latarjet
Texte-récit de l’action sur le toit du MÉDEF

Il y aurait bien sûr le calendrier de ce qu’on fait à Avignon
Peut-être le texte de la conférence de presse de Godard à Cannes, ou un texte sur l’AGCS ?

Les propositions sont les bienvenues, sachant que le bouclage est lundi soir.

Septième information (Virginie) :
Demande d’aide pour le rangement de l’atelier en bas.
Philippe a construit des étagères à la cave. Suite à une fuite d’eau, tout ce qui était à la cave a été remonté. La fuite étant réparée, il faudrait tout redescendre.
L’atelier est en friche, il faudrait rendre ce lieu fonctionnel, polyvalent et convivial...
Pas de RV fixé, que ça se fasse avec chacun de façon autonome.

Huitième information (Catherine) :
Chloé cherche quelqu’un de moins de 35 ans pour faire un sujet sur l’engagement des jeunes dans les mouvements. Avis aux amateurs.

Neuvième information (Pierre) :
Une caisse a été créée pour financer le ravitaillement pendant l’action sur le toit du MEDEF. C’est un appel à soutien financier pour cette action.

Dixième information (Pablo) :
La commission musique a travaillé sur une pétition que l’on peut signer individuellement sur la liste intercom jusqu’à lundi soir. Il y a déjà 600 signatures.

Onzième information (Sofi) :
Les 4 inculpes de la Star Ac’ sont passes devant le juge le 2 juillet, il a juste pris acte de leurs declarations faites il y a 8 mois, et n’en est meme pas encore au stade de prendre acte de leurs plaintes a eux. Affaire donc a suivre evidemment

Douzième information (Jean-Marie) :
Le manuel du CAP est en train d’être élaboré pour Avignon. Il faudrait 3 lecteurs pour sa relecture avant mardi midi.
Se proposent : Guillaume, Virginie, Corine
Christine reprécise ce qu’est le manuel du CAP : manuel en deux parties, une qui recense des cas précis, l’autre qui sera une série de questions.
(tout ça par rapport à l’application du protocole)

Treizième information (Corine) :
Sur les travaux en cours de Saison en lutte : texte sur le rapport Latarjet, et texte sur les réunions qui ont eu lieu cet hiver.

FIN DU POINT INFORMATION

ACTION TOIT DU MEDEF

Virginie :
Va parler de ce qui vient d’être débriefé (réunion de 15 h). Va donner un peu tout en vrac. Synthèse pas faite pour le moment et pas facile.
En vrac : Pb de la remise en cause des revendications, pb de communication, décalage entre le haut et le bas, rappel du soutien sans faille des régions, « refonte de l’UNEDIC » a créé le malaise, pluralité d’un collectif, etc...
Pb le + important : communication entre le haut et le bas, pb de transmission, de code.
Quid du black-out des médias ?
Rappel que l’action au départ ne devait durer que qq heures.
Pb de formulation collective de l’occupation du toit
Pb sur les revendications
Points positifs :
rebond de la mobilisation, détermination retrouvée.
Sensation de coupure action/revendication
Soutien interpro.
On a eu le cul bordé de nouilles :
Pas d’accident, prise électrique pour recharger portables.
(elle fait un résumé de l’action à le demande de Virginie D.)
Comportements sur le toit pas évidents, certains pas conformes à la situation. Les filles sont plus calmes et plus résistantes que les garçons.
Organisation, protection du lieu et ravitaillement : on a été des chefs.
Se rattacher à ce qui nous réunit et pas à ce qui nous sépare.
Pb de la parole au nom de tous

(Un tour de parole est pris sur ce sujet)

Guillaume :
important de rappeler que ça a été de l’improvisation (pour ceux d’en haut comme pour ceux d’en bas)
ce n’était pas prévu pour durer.
Cette action a posé et pose des problématiques capitales au sein de la coordination.

Philippe :
mérite de l’action : toutes les régions ont rappelé.
Dans les festivals où rien ne se passe, les gens se requestionnent, réalisent que la lutte continue.

Mathieu :
De là où j’étais (6 heures de décalage horaire), j’avais l’impression d’une assez bonne cohésion (première fois qu’une permanence s’instaure jour et nuit sur la durée)

Serge :
(1ère fois que je participe à une AG)
Quid de la CGT ? de la CGT Spectacle. De ce qu’a dit Jean Voirin ?

Samuel :
(Je vais être long, bcp de choses à dire)
Réponse personnelle aux accusations qui me sont faites.
Je vais parler de l’action comme je l’ai vécue (historique des relations entre le haut et le bas)
On a toujours soutenu.
Pour moi, soit c’était une action trop large ou pas assez.
Je ne me reconnais pas dans la demande qui a été faite.
Pb : action de ceux qui la font ou aussi de ceux à l’extérieur ?
Je me sens compétent sur les 8 et 10, 4, nouveau modèle mais pas sur convention 2004 de l’UNEDIC.
à Avignon, il faut que ce que nous faisons parle aux gens qui y seront (intermittents), parler de notre dossier, de nos métiers, des gens sur le terrain.
La grève par solidarité, ça n’existe pas
On ne se bouge jamais autant que quand on se sent concerné.

Antoine M. :
Percevoir ce que le glissement dans la nature de la revendication signifie. La question se pose depuis le début à la coordination. Partons de là où nous sommes et posons les conséquences.
On travaille avec des actes qu’on pose, qu’on revendique et possiblement réappropriables par d’autres.
Le glissement de la revendication (refonte de l’UNEDIC) est possible mais doit être décidé ensemble.
Il y a instrumentalisation de l’action.
C’est l’action la + magnifique depuis longtemps sur des bases dont on a discuté depuis longtemps et dont on a décidé qu’elles ne seraient pas celles de la coordination.
(analyse des revendications de table ronde (préfiguration d’un dispositif qui sort du cadre paritaire) : le demander sur les annexes 8 et 10 pour la rentrée 05 ou non ? )

Kamel :
La question qui me semble être actuelle est :
« Voulons-nous vraiment devenir des experts ? »
Quand on devient très spécialisé, on devient interlocuteur privilégié.
Nous n’avons plus de soutien massif.
Ne sommes-nous pas en train de devenir des interlocuteurs idéaux pour être neutralisés ?
Sachons comment faire autrement ou avec d’autres choses que l’expertise.

Jeanne :
Sur les dysfonctionnements entre le haut et le bas.
Il faudrait éviter le pourrissement des gens dans l’action.
A propos de la demande de table ronde (revendication de l’AG du toit) : peut-être que c’était une connerie (entrée dans un processus de négociation)
Dans le fonctionnement on part des pratiques et on va en élargissant
A partir du moment où on demande une table ronde, ça me semble une connerie de la demander pour les seules annexes 8 et 10.
Ce qu’on fait au niveau de la CIP se fera en élargissant à d’autres secteurs.
Négociation dans le cadre interpro. Le désaccord de fond me semble être : est-ce qu’on peut négocier les annexes séparément ou non ?
On a tiré la ficelle depuis le 26 juin 03, on a instauré un continuum.
Ça ne me dérange pas de parler des annexes 8 et 10 et même du spectacle vivant à Avignon.

Un membre de ATAC :
Un trace de soutien à l’action a été fait dimanche matin, des personnes étaient présentes sur les lieux dimanche.
Il y a un enjeu politique commun qui peut faire soutien.
Votre combat est aussi le nôtre.
Politiquement, on est avec vous.
Le soutien n’est pour l’instant que minoritaire mais si on arrive à l’élargir, on posera des pbs que personne ne pose.
Si vous devenez trop experts vous allez vous isoler.
Veut-on se faire flinguer les uns après les autres ?
Ce genre d’action (avec une pensée politique qui dépasse les revendications ponctuelles) doit être continué.
On peut faire crever une abeille en la serrant dans sa main, mais si l’espèce "abeille’ continue d’exister c’est parce qu’elle peut nous piquer si on la serre trop fort.

Philippe :
Le toit du MEDEF n’est pas un théâtre : pas les mêmes revendications.
Il y a eu un glissement mais pas intrumentalisation.
Pb de communication entre le haut et le bas.

Antoine M. :
je dis que c’est les gens d’en bas qui ont été instrumentalisés

Philippe :
Le mot est trop fort.
Rappel de « culture en danger » à Montpellier en 2003 qui a soutenu toutes les actions sans dire « vous vous trompez de façon de faire »
Quid de la conf de presse demain à Avignon ?

Pierre :
J’ai noté : accusation. Ne pas y revenir.
Un soutien franc, ferme, inconditionnel dans un moment comme ça est indispensable.
A propos d’instrumentalisation : on a fait ce qu’il nous semblait qu’il fallait qu’on fasse.
Rappel de « partout, tout le temps, dedans, dehors » : c’est ce qui s’est passé en haut du toit du MEDEF.

Stéphane :
Je ne parlerai pas tant du fond que de la forme.
Sur le soutien dans l’action : il n’y a aucun doute, c’est une évidence.
J’ai été mal à l’aise pas tant par le contenu que par la teneur des communiqués.
C’est une rhétorique groupusculaire d’extrême-gauche.
Nombreux parmi nos adversaires sont d’anciens à avoir pratiqué cette rhétorique. Ça me gêne parce qu’on sait être très inventifs. Je n’ai pas senti cette invention. Deux dangers nous guettent : le groupuscule et le corporatisme qui engendrent deux langues de bois qui ne nous apporterons jamais rien.
Les gens qu’on défend valent plus que ça.

Pablo :
Il n’y avait pas que des intermittents sur le toit.
Ça me semble logique que les revendications aient dépassées le cadre de l’intermittence.
Si non, on ne leur demande pas de nous soutenir.
Attention au mot : « négociations au 1er janvier », le gouvernement n’a jamais prononcé ce mot.
Le comité de suivi aurait du faire une conférence de presse pendant l’action.
Soutien inconditionnel.

Antoine M. :
Je suis content, le débat avance.
Est-ce une connerie d’aller négocier que sur les 8 et 10 ?

Jeanne :
Ce n’est pas une connerie de le faire, c’est une connerie de le demander : on négocie ce qu’on peut, on demande ce qu’on veut.

Antoine M. :
Donc en fait on est d’accord.
C’est important pour Avignon.

Cécile :
Je soutiens entièrement cette action, tous les gens en bas soutenaient. Ils se sont questionné sur ces revendications. Je n’ai plus envie d’aller dans une action si les revendications n’ont pas été décidées avant.
Ce n’est pas un collectif en haut d’un toit qui peut débattre (danger, fatigue...)
Je me suis sentie très mal en haut et en bas.
La lutte est longue, tout ça me donne une perte d’envie. Je me demande si je participerais à de nouvelles actions.
J’ai trouvé dommage qu’on ait pas préparé ça mieux avant (parallèle avec action à France 2)
Il faut éviter de s’épuiser.
On ne peut pas débattre pendant une action.
Les gens d’autres associations qui nous ont soutenu ont décidés d’être avec nous, ils savent où ils sont, mais nous on a construit nos revendications autour des annexes 8 et10, on ne va pas changer nos revendications parce que d’autres associations nous soutiennent.
Je suis choquée quand j’entends : « Ça ne me gênera qu’on parle des annexes 8 et 10 à Avignon »
C’était très difficile là-haut de se redire quelle était notre revendication. J’avais la sensation qu’on ne pouvait plus en parler.

Pierre :
Le texte pour l’action de France 2 a été travaillé avec 5 ou 6 personnes, celui du toit par 30 à 40 personnes.

Cécile :
Je parle de la préparation en amont.

Catherine :
Je ne suis arrivée en bas que le dimanche. On a eu beaucoup de mal à être dans l’efficacité de l’organisation, de la communication.
On a manqué de capacité de prise de décision pour améliorer le relais.
Je comprends les débats sur le communiqué, mais à un moment, il faut arrêter et hiérarchiser les priorités : et prendre avant tout le soutien à l’action en cours.
Sur ce débat de fond :
J’ai la conviction qu’on est en train de prendre du retard si on continue sur ce débat : négociations sur annexes spécifiques ou élargissement à l’interpro, car en face ils sont déjà au-delà de ça.
Il faut prendre conscience que nous sommes aussi déjà au-delà, ce qui n’empêche pas qu’il faut mobiliser les gens sur leurs problèmes spécifiques.
On peut se prendre la tête sur les 8 et 10, 4 etc..., partir de nos spécificités (discontinuité etc...) mais il faut faire la connexion avec la façon dont ces annexes sont d’ores et déjà été vidées de leur contenu.
La question est :
Pourquoi sommes-nous attachés à cette forme de discontinuité d’emploi dans nos métiers ?
Il faut continuer à discuter de ça.
Trouver un autre biais pour aborder les choses que l’expertise. Le gouvernement essaie de cadrer, il faut qu’on essaie de décadrer.

Virginie :
Je me rends compte du danger de la spécialisation dans un domaine précis.
Depuis le début, je me suis surtout occupée de l’action, je faisais confiance à d’autres pour parler, pour penser.
À Cannes, je me suis sentie instrumentalisée comme « action woman », et là c’est moi qui instrumentalise ceux d’en bas.
Pourquoi Samuel tu ne viens pas dans l’action et pourquoi moi je ne vais pas voir les politiques ?
Si je n’ai pas le sentiment que je peux apporter ma propre réflexion, je me désolidarise.
Je pointe le danger d’une spécialisation dans un domaine ou dans un autre.
Il faut prendre le temps de se retrouver. Je ne veux pas être un petit soldat.

Antoine :
Je vais essayer d’être assez positif. Je pense qu’on avance. Cette action n’était pas prévue pour durer, elle a duré, c’est formidable.
Ça signifiait un anniversaire : 1 an, fait sans précédent dans une coordination comme la nôtre.
Cette action nous a permis de poser un certain nombre de questions et notamment :
Sous quelle forme serons-nous présents s’il y a un jour négociation avec l’ensemble des concernés ?
Ils nous laissent apparemment du temps dans le calendrier (janvier 05) mais ils sont en train de préparer le futur système.
La question de la stratégie à adopter doit être posée.
En bas, pendant l’action, on se demandait quel était le but ?
Cette action nous fait avancer. Nos actions nous constituent, le discours n’est pas séparé, au contraire.
Ça nous renvoie à un débat interne qui commence.
On va comment à Avignon ?
Effectivement, j’invite vivement les uns et les autres à aller dans les différentes commissions pour avoir d’autres points de vue.
je trouve que les mots « instrumentalisation », « groupuscule d’extrême-gauche » n’ont pas leur place.
Cette action est un coup de canon avant Avignon. Nous sommes les experts mais surtout nous sommes les concernés.

Olivier :
À Cannes, on avait dit qu’on allait « gratter le ciel pour le faire rire » et on l’a fait.
Il y a des vrais dissensions à la coordination depuis le début, c’est aussi ce qui la fait exister.
J’avais l’impression qu’il y avait le collectif du toit en haut, le collectif du bistro (où j’étais) en bas, et entre les deux la CIP-IDF.
Il faut arrêter avec les portables, ce n’est pas comme ça qu’on communique, il ne faut plus faire de communication de cette manière dans les actions, ce n’est pas possible. Ce mouvement est précieux, je l’attendais depuis longtemps.

Sylviane :
J’étais à Sotteville-les-Rouen. L’occupation m’a fait du bien.
Sur les revendications, il est important qu’on en discute avant, je suis d’accord pour une discussion en AG.
Il faut être au courant de la conséquence d’un choix ou d’un autre, au delà des sensibilités politiques (dont il faut faire abstraction)
Janvier 05 : ça me parle, décembre 05 : ça me parle plus, c’est trop loin.(c’est mon avis actuel, il peut changer)
Ma lutte n’et pas la même chose que mon savoir.
Est-ce qu’on devrait culpabiliser d’avoir les 8 et 10 ? : on a pas discuté de ça.
Quelle est la stratégie à adopter ? : accepter la liquidation des 8 et 10 pour obtenir l’annexe unique ou se battre pour les 8 et 10 comme avancées pour les autres éventuellement ?
Pb du fond de solidarité/caisse complémentaire.
On a pas été capables d’articuler les deux choses : 8 et 10 / UNEDIC.
Cette convergence des luttes à cette date anniversaire m’a énervé : j’attendais cet anniversaire autrement.
Depuis Cannes, j’entends la montée de cette revendication : refonte de l’UNEDIC. Il faut en discuter ; je ne suis pas contre mais il faut en discuter avant de l’avoir sur un communiqué.

Jeanne :
Je vous invite à lire le communiqué

Mathieu :
De la planète Mars où j’étais, ce qu’on a surtout vu c’est que le gouvernement n’a pas laissé passer le cordon sanitaire : il est donc intervenu dans le conflit.
J’avais autre chose mais j’ai oublié.

Guy :
La CIP est la coordination des intermittents et précaires. Les gens du spectacle sont des précaires.
Je ne sais plus ce qu’est la coordination, d’ailleurs on dit toujours CIP-IDF et non plus coordination.
J’ai la sensation qu’on va aller à Avignon en prenant un cheptel d’intermittents pour aller à la réalisation d’un autre objet : la refonte de l’UNEDIC.
La coordination serait-elle devenue le seul lieu où les gens du spectacle n’ont plus droit à la parole ?
Au début, j’ai fait un texte où je disais combien j’étais fier de l’action.
J’ai envie d’être autre chose que de la chair à canon.
Si on va à Avignon pour aller sur un autre terrain que la précarité des gens du spectacle, je n’y vais pas et j’arrête.

Michel :
Je préfère intervenir dans un débat moins passionné.
Oui, on a un temps d’avance, y’a que l’extrême-gauche qui peut parler de ce dont on parle.
On n’existe pas en tant qu’intermittents, il faut dépasser la seule question de l’intermittence.
« négociations avec l’ensemble des concernés »

Virginie D. :
Après Cannes (où nous avons été traités de gauchistes), quand je suis retournée travailler, j’ai réalisé qu’effectivement, nous étions des gauchistes.
(Comme j’ai réalisé en janvier dernier qu’effectivement j’étais militante)
Donc on est à l’extrême-gauche, ça ne me fait pas peur, c’est la réalité.
On est un mouvement, qu’on ait des divergences d’opinions, c’est normal. Mais pour que ça avance, comme dans tous les collectifs, il faut qu’il y ait au moins un point de convergence. Notre structure, c’est les 8 et 10, le nouveau modèle.
Ça n’empêche pas qu’il y ait des gens qui aillent plus loin, mais il faut que les 8 et 10 restent notre point central qui nous lie. Pourquoi on perd du temps à faire des querelles ?

Guillaume :
Il y a en ce moment un collectif d’occupation du toit de la CIP qui nous a fait parvenir un communiqué
(lecture du communiqué)
Que prend-on comme décision à se sujet ?


POINT AVIGNON

Jean-Francis :
Je vais faire un compte-rendu de la réunion que nous (Antoine, moi et ?) avons eu avec la CGT (Jean Voirin, Claude Michel et Geneviève ?). Le rendez-vous a duré 3 heures.
Plusieurs points de reproches ont été abordés par la CGT :
L’action toit du MEDEF (action secrète, pas bon objectif...)
Cannes
Expertise : reproche de ne pas avoir été prévenus

Le quatrième point était sur la préparation d’Avignon, et la question : est-on d’accord sur le travail à faire ?

Le début de l’entretien a été une mise en question de la coordination à laquelle Antoine a répondu qu’on avait quand même des points communs (abrogation)
Il a été évoqué les propos de Jean Voirin durant l’action (propos dit à un journaliste), il a reçu des centaines de mail d’insultes. N’est pas revenu sur sa parole.
Ils ont beaucoup parlé pour dire qu’on a encore besoin d’eux et eux besoin de nous.
Pour eux, Avignon doit préparer la rentrée de septembre. Ils ont des points d’interrogation sur l’expertise du groupe Pollen. Pollen a des réunions ouvertes, il doit y avoir une transparence. Le groupe va faire un compte-rendu de là où ils en sont.

Pablo :
On peut reprocher à la CGT d’être focalisée uniquement sur deux points : congés maladie et heures de formation.
Cela veut-il dire qu’il sont prêts à céder sur le reste ?

Philippe :
Fait part du communiqué de presse signé par une partie des salariés du festival d’Avignon.
Note que la direction du festival rencontre les gens séparément (un jour les techniciens, le lendemain les artistes)
(lecture du communiqué de presse en question)
Comment la coordination relaie-t-elle ce communiqué ?
Ces gens attendent notre réponse
Cette problématique est déjà énorme sur place en Avignon. Eux se sont positionnés et attendent beaucoup de nous.

Juliette et Antoine M.(de retour d’Avignon où ils ont passé la journée) :
Juliette : je vais faire un préambule et on va prendre le temps de le faire parce qu’il faut le prendre.
Depuis 12 mois, je travaille avec des gens avec lesquels je travaille pour certains depuis plusieurs années.
Ces gens ne viennent pas à la CIP.
J’ai envie de me demander pourquoi ils ne sont pas là.
Il faut qu’on se pose cette question.
Ça me pose aussi la question de comment on continue à travailler, comment on articule la lutte et le boulot ?
En ce qui concerne l’action du toit, je ne suis pas fière de plein de trucs.
Voici l’état dans lequel je suis à la veille d’Avignon. Nous sommes descendus à la demande de la coordination pour rencontrer les équipes du IN et la direction dans une réunion.
Il y avait plusieurs équipes, les directeurs du festival, le médiateur (Fred Nauziciel, qui est d’ailleurs très bien informé). Le but était que les équipes se mobilisent (lors des conférences de presse, parler du nouveau modèle etc...)
Parlé des 3 journées de la coordination
Les gens du festival ne veulent pas que le communiqué des salariés soit diffusé. Une salariée du festival a dit que ça lui posait un problème car ce communiqué avait été rédigé lors d’un AG où 80 salariés étaient présents alors qu’ils sont en tout 400.
Ils ont attaqué à chaque fois sur le « nous » de la coordination.
Tous les processus de rédaction ont été discutés. Ce qui est positif, c’est que le contact avec les équipes (qui est préparé de longue date déjà) est encore plus renforcé.
L’idée de parler du nouveau modèle aux conférences de presse précédent chaque spectacle fait son chemin.
La présence de la direction à cette réunion était-elle souhaitable ?

Philippe :
La présence de la direction n’est pas souhaitable

Juliette :
On démarre avec 12 mois de lutte dans les pattes. Ce n’est pas comme l’année dernière.

Antoine M. :
Cette réunion n’était pas une AG.
Qu’est-ce qu’on va faire à Avignon ?
Les réponses qui ont été données à la coordination nationale sont : pas de grève reconductible ou d’annulation.
Qu’Avignon soit un moment de travail, d’information, de mobilisation, de formulation d’une manière collective de nos propositions.
Idée des 3 journées : Abrogation/Expertise/Négociation
Ce sont les bases sur lesquelles on va travailler avec les équipes.
Je pense qu’il faut enterminer avec la spéculationdudoute et de la menacequisème le doute chez toutle monde.
A propos du communiqué des salariés : il faut clarifier la situation.
Il y a la question de la conférence de presse de demain (on y a une parole si on le désire)
 : faut-il y lire un texte ? faut-il le rédiger ?

Igor :
A propos de ce qu’a évoqué Juliette, j’annonce que je bosse sur une initiative individuelle sur un texte qui a pour objectif d’harmoniser les rapports entre nouveaux arrivants (j’en suis un depuis Cannes), entrants, revenants etc...
J’appelle ceux qui veulent me rejoindre à le faire. J’envoie le texte sur la liste intercom

Catherine :
Ce qui me gêne est la formulation faite en coordination nationale sur le fait que la grève et les blocages ne seraient pas un objectif pour Avignon.
Ce ne sont de toute façon que des moyens !
Laissons les choix des moyens à ceux qui ont des objectifs...

Sylviane :
Il faut très vite clarifier les choses avant de partir.
Il y a plusieurs points :
Les chose à faire pour la CIP, par la CIP aux Beaux-Arts (tout en restant ouvert aux autres)
Les relations avec les salariés du festival : le communiqué est leur parole. On peut les aider.
Les conférences de presse : si on y va c’est pour parler en tant que coordination nationale. On est pas prestataires de service pour d’autres
Il faut que la coordination ait des textes signés coordination qui peuvent aider les compagnies qui le désirent.
Le débrayage (pour les 3 journées ndlr) n’est qu’une proposition de la coordination. Ce n’est pas un moyen.
J’ai listé les choses concrètement sur Intercom
Conférences de presse, dossier de presse, ateliers : il faut faire un recensement de tout ça.
Il faut achever la constitution du programme des journées de la coordination : ce programme doit donner le motif aux gens d’arrêter de travailler.
Quid de l’organisation ?
Des AG ? des actions ?
Faut-il en parler avant d’y être ?

(Pierre demande une réponse directe à Sylviane, qui lui est accordée sans hésitation et avec fermeté par Guillaume, ce qui laisse tout le monde sans voix ...)

Pierre :
La proposition de la coordination nationale est claire sur l’objectif : de nouveaux droits collectifs pour tous.
Les moyens sont : abrogation/expertise/négociations
Aux Beaux-Arts, c’est la coordination nationale
Pour les actions, elles ont été définies en trois catégories en fonction de l’objectif à toucher :

- actions à l’encontre des partenaires sociaux et du gouvernement

- actions en direction des compagnies du in, du off : (tractages, explications, informations etc...)

- actions en direction du public

La deux dernière catégories n’impliquant que des actions de type symbolique.

Virginie :
Point logistique.
Nous avons donc l’école des B.A à notre disposition.
Dans la convention signée avec la ville, nous avons l’interdiction de faire à manger dans la cour : on le fera quand même car on ne va pas se payer le restau pendant un mois.
Pour l’instant, il n’y a pas de lieu pour dormir.
Max a des RV avec le conseil général qui pourrait mettre à disposition des internats mais pour l’instant on est pas assez nombreux là-bas pour faire poids.
La salle informatique fonctionne bien : ordinateurs, téléphone, ADSL etc...
Un régisseur est là à plein temps pour nous.
Pour le moment, ils sont très peu nombreux là-bas et sont assez désespérés sur notre venue. Ils ont une toute petite représentativité et obtiennent donc très peu de choses. À partir de mardi : on sera 3 ou 4 de plus.
Il faut mettre à jour le listing qui circule des gens qui descendent.

Olivier :
Le communiqué qu’a lu Philippe est un appel. il faut y répondre et régler collectivement cette réponse.
Il faut continuer à envisager ces 3 jours. L’inventaire des débats qui ont lieu à Avignon est la pire langue de bois que j’ai jamais vue. Que faire face à ça ? Soit on coupe le courant, soit on fait un texte qu’on lit à chaque fois. On ne discute pas avec ces gens-là.
Il faut voit la capacité d’énergie qu’on a.
Essayons de rassembler un « nous ».
Soyons prudents. Avignon est une foire de merde.

Antoine :
Je ne vous trouve pas très enthousiastes.
Le contexte est différent de l’année dernière. Il ne faut pas culpabiliser les gens qui travaillent.
Avignon est une tribune internationale, c’est un mégaphone pour les propositions de la coordination mais aussi pour toutes les autres.
Il ne faut pas faire contre ceux qui vont parler mais avec.
« Joyeux bordel »
Couper le courant a un sens mais pas tout le temps.
Hortense Archambault et Marie-José Roig (qui quitte la mairie en septembre pour non-cumul de mandat)
flippent.
La mairie et la direction du festival ont un intérêt commun à ce que ça se passe bien.
Il faut faire marcher le mégaphone devant les politiques qui vont passer (RDDV, Sarkozy, etc...)
Les techniciens du privé n’ont pas besoin de préavis pour faire grève.
Ce qui va se faire se construira aux Beaux-Arts.
Il faut se préparer. Pour l’hébergement éventuel en internats (qui dépend des conseils généraux et régionaux) il y a un rapport de force à créer.

Jérémy :
Des salariés laissent entendre qu’ils sont prêts à faire la grève.
C’est la moindre des chose que la CIP soutienne le communiqué.

Philippe :
Vote-t-on sur le soutien au communiqué ?
Fait-on un texte de soutien ?

Juliette :
Il faut parler de cette séparation techniciens/équipes artistiques.

(une voix sortant d’un mégaphone s’élève à l’extérieur le long du canal : « les intermittents parlent aux intermittents ». C’est Steven qui fait une action à destination des gens qui tournent un épisode du commissaire Moulin juste sous les fenêtres de la CIP. Guillaume annonce 5’ de pause pour tout le monde qui part regarder à la fenêtre ce qui se passe)

Reprise de l’AG

Virginie D. relit le communiqué des salariés de festival.
Signe-t-on le communiqué ?
On est déjà mentionnés dedans.
La coordination nationale ferait-elle un appel à tous les intermittents le 7 (date de l’ultimatum du commuqué) ?

(Philippe part appeler Jérôme à Avignon pour en discuter)

Stéphane :
Je voudrais remettre une couche à ce qu’a dit Juliette tout à l’heure. Quand je regarde ma feuille d’impôts, je vois qu’il y a en gros la moitié de mes revenus qui viennent des ASSEDIC et l’autre moitié qui est constituée de salaires correspondant à un travail.
Je suis d’accord sur le fait qu’il faut étendre les droits sociaux à tous les précaires, mais je voudrais aussi poser la question de la deuxième moitiés c’est à dire du travail.
C’est de plus en plus difficile de concilier le travail et ce qu’on vient faire à la coordination. Remettre en question le fonctionnement du spectacle vivant sur nos lieux de travail nous met en danger.
À Saison en lutte nous avons travaillé sur le chapitre 3 (production et diffusion du spectacle vivant) du rapport Latarjet. La lecture de ce rapport ne m’enchante pas, c’est une langue qui n’est pas la nôtre.
Nous sommes en train d’écrire un texte là-dessus.
Les débats des autres à Avignon, je n’ai aucune envie d’y aller, comme je n’ai pas envie de lire ce rapport Latarjet.
Mais des questions méritent d’être reposées : la question « artistes/techniciens » par exemple que nous avons éludé à mon avis lors des réunions de Saison en lutte.
Il faut résoudre les questions qui nous partagent entre nous et à l’intérieur de nous-même.
Le débat fait peur.
Dans tous ces débats à Avignon, nous se sommes pas invités : comment se positionner ?
C’est bizarre de dire : on veut le débat (notamment avec la techno-structure culturelle) et de ne pas y aller ?
(ndlr : la techno-structure le veut-elle ?, il faut être deux pour danser le tango)
Peut-on s’intéresser aux 8 et 10 et se foutre de comment est distribué l’argent dans le domaine de la culture ?

Jean-Marie :
Si on ne représente qu’une minorité, autant qu’on la représente bien.
Il ne faut pas parler pour les autres, mais ce qui émane d’ici me semble assez conséquent pour le diffuser.
Que fait-on pour complexecapharnaüm demain ? un texte qui serait lu ?

Philippe :
Il y a demain entre 18 et 19 heures une rencontre de RDDV avec des intermittents.
+ une conférence de presse
Que faire quand les ministres viennent au spectacle ?
Quid d’un appel à un rassemblement des intermittents le 7 à Avignon ?

(Pierre propose le texte de la conférence de presse de Godard à Cannes)

Antoine M. :
C’est la première conf de presse du festival. Rendre compte de ce qu’on va faire à Avignon ?
On peut mandater qqun pour une prise de parole libre avec un appel à un RV pour le 7 au soir

Raphaëlle :
Le soutien au communiqué me paraît simple.
Il y a un truc que je ne comprends pas : pourquoi les artistes demandent à la CIP d’intervenir ?
Ils ne peuvent pas le faire seuls ?
Pourquoi on ne va pas là-bas pour donner des outils aux compagnies ?
On en va pas intervenir à leur place sur leur demande.

Pierre :
Le collectif du 25 février est moins crédible que nous sur place, c’est pour ça qu’ils font appel à nous.

Virginie :
Je propose de donner un mandat à Jérôme pour la conférence de presse de demain avec un topo sur comment on envisage de travailler sur les 4 semaines plus un appel à la réunion d’une AG à 19 heures le 7.

(Question du mandat à donner à Jérôme)
Finalement, mandat est donné à Jérôme pour prendre la parole à la conférence de presse de demain avec les points suivants à annoncer :
Les 3 journées de la coordination : Abrogation, expertise, négociation
Un appel à l’AG du 7 à 19 heures
Un topo sur comment on va être présents

L’AG vote le mandat pour Jérôme

Pierre :
Point sur Calais.
Il y a un forum du mouvement social à Calais les 10,11 et 12 juillet prochains.
Pierre pense y être avec Lola. Qui voudrait se joindre à eux ?
Il y aura toutes les associations
(Pierre lit la liste des associations présentes ainsi que l’intitulé des journées)
L’AG est-elle d’accord pour que des gens de la CIP y participent ?

L’AG donne son accord

Virginie propose de mandater 4 personnes.
Il n’y a pas d’objection.


Il est minuit , on a pas abordé le point :
Que se passe-t-il à Paris pendant Avignon ?
Virginie propose de le mettre à l’ordre du jour de l’AG de lundi soir.
Elle propose de quitter les lieux, rappelle qu’il y a la pétition de la commission musique à signer et rappelle que la CIP n’est pas riche et qu’il faut faire gaffe aux dépenses.

Plusieurs partent à la fête de Jolie-Môme, mais aps moi donc je ne vous en ferai pas le compte-rendu.
A bientôt
Corine





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