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RDDV va nommer le prochain président du CA du festival d’Avignon : Louis Schweitzer

Publié, le lundi 20 décembre 2004 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 20 décembre 2004


Quelques informations à propos du prochain président du Conseil d’Administration du Festival d’Avignon : Louis Schweitzer

Nous pouvions lire dans le Figaro Magazine du 18/12 :
« (...) Il (RDDV) y retrouve, à 10 heures, les responsables du Festival d’Avignon, venus lui présenter leurs projets pour 2005. L’artiste associé sera Jan Fabre, un créateur belge qui décoiffe. Le ministre s’est abstenu d’applaudir son dernier spectacle de ballet donné à Paris au Théâtre de la Ville. « Je n’ai pas à intervenir dans la programmation. En revanche, on a discuté du futur président du conseil d’administration. Je vais nommer Louis Schweitzer (NDLR : le président de Renault, ex-directeur de cabinet de Laurent Fabius) pour remplacer Marie-Josée Roig (NDLR : maire UMP d’Avignon et membre du gouvernement). »(...) »
( Source )

Louis Schweitzer était l’invité du 13/14 de France Inter ce lundi 20/12/04 où l’on apprend qu’il va prendre la présidence de Medef International.

Voir le site http://www.medefinternational.fr :

« François Perigot a fait part de son intention de quitter ses fonctions à la présidence de MEDEF International le 1er juin 2005.
En accord avec le Président Ernest-Antoine Seillière, il a proposé au Conseil d’Administration de MEDEF International, qui l’a accepté, d’élire pour lui succéder à cette date Louis Schweitzer, Président de Renault SA.
L’Assemblée Générale de MEDEF International du 9 décembre 2004 a ratifié cette nomination.
François Périgot sera nommé Président d’Honneur de MEDEF International. »

D’autre part, il quitte le poste de Président Directeur Général de Renault le 1er mai prochain.
Il sera président du Conseil d’Administration de Renault.

En tant que PDG de Renault, sa rémunération brute pour 2003 était de 1,97M euros ( 12.922.352 Francs ), en progression de +19% par rapport à 2002.
( Source )

A partir du 1er janvier 2005, il sera président non exécutif du groupe pharmaceutique anglo-suédois Astra Zeneca.
Voir sa nomination ici : Source
Source 2 (anglais)
( Il avait rejoint le Conseil d’Administration d’Astra Zeneca le 11 mars 2004, voir :
http://www.renault.com/fr/finance/conseil_p1.htm )

Il est aussi Membre du Conseil Exécutif du MEDEF.

Vous pourrez retrouver ces informations dans le journal de 13H de France Inter.
Site du 13/14 de France Inter :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/treizequatorze
Vous pouvez aussi télécharger l’émission sur ce lien :
Source
( le sujet commence vers la 22ème minute )


CV :

Né en 1942 à Genève, Louis Schweitzer est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Nationale d’Administration. Inspecteur des finances en 1970, directeur de cabinet de Laurent Fabius en 1981, il entre chez Renault en 1986, d’abord comme directeur à la direction générale puis comme directeur financier et au plan en 1988. Directeur général adjoint en 1989, il est nommé directeur général en décembre 1990. Il est Président-Directeur Général de Renault depuis mai 1992 et Président du Directoire de l’Alliance Renault-Nissan. Officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’Ordre National du Mérite, il est administrateur de BNP Paribas, EDF, AB Volvo, et Veolia Environnement, membre du conseil de surveillance de Philips et des conseils consultatifs de la Banque de France et Allianz. Il est également membre des conseils d’établissement de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP). En mai 2003, il est nommé membre du conseil exécutif du Medef (Mouvement des entreprises de France). Il préside en 2003 l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA).

http://www.mardis-essec.com/invite.asp?id=104


Medef AG 2004 : Intervention de Louis Schweitzer, président de Renault

20/01/2004

Nous sommes des chefs d’entreprise français, donc des chefs d’entreprise européens. L’Europe doit être notre marché intérieur. L’Europe doit être le cadre de notre développement. L’Europe doit être le point d’appui de notre croissance internationale. Ce sont trois évidences, ce ne sont pas encore aujourd’hui toujours des atouts.

L’Europe doit être notre marché intérieur et notre cadre de développement

Nous devons en faire des atouts. Il n’y a pas à inventer de nouveaux concepts ni à engager de nouvelles réflexions. Les chefs d’Etat européens réunis en conseil à Lisbonne, en mars 2000, ont fixé un objectif stratégique pour l’Europe : devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale. Ce Conseil a défini les moyens de cette stratégie dans un document très dense. Les actes n’ont hélas pas suivi. Une Constitution a été adoptée par la Convention européenne que présidait le président Valéry Giscard d’Estaing pour donner à l’Europe élargie les moyens d’être efficace et démocratique dans le respect des droits des Etats. Les gouvernements ne l’ont pas encore approuvée. J’espère qu’ils le feront bientôt. Les objectifs, les moyens, les institutions ont été définis. Nous entrepreneurs, nous voulons qu’ils soient effectivement mis en place.

Eradiquer les tentatives protectionnistes

Le marché commun existe, c’est le plus ouvert, le plus concurrentiel, le plus compétitif, le moins protégé du monde. Cette compétition favorable à nos clients est pour nos entreprises un stimulant et c’est bien. Ce marché intérieur est un marché unique. La commission veille à son unité et il est bon d’éradiquer les tentatives protectionnistes qui, par ici ou par là, continuent d’exister. Ce marché est un marché vaste qui s’élargira encore en 2004, mais c’est un marché qui ne bénéfice pas d’une croissance suffisante. L’Europe souffre en effet d’un déficit de croissance. Or c’est la croissance qui fait investir. C’est la croissance qui fait recruter. C’est la croissance qui finance la recherche et le développement. C’est la croissance qui accélère les gains de productivité. C’est la croissance qui donne la confiance, qui facilite les nécessaires réformes de structure. Or cette croissance en Europe n’est pas ce que nous voudrions qu’elle soit. Certes la croissance ne se décrète pas. Mais pour avoir de la croissance, encore faut-il une politique macroéconomique qui la stimule, qui la facilite, qui l’encourage. Quand nous regardons les Etats-Unis, nous voyons un gouvernement et une Réserve fédérale qui travaillent ensemble dans le respect de leur indépendance, dans le respect de leurs compétences respectives pour assurer la croissance dans la stabilité.

Mettre en place une gouvernance économique européenne

En Europe nous avons, certes un pacte de stabilité, mais notre Banque centrale n’a pas reçu d’autre objectif que cette stabilité et surtout elle n’a en face d’elle aucune instance de gouvernance économique européenne avec qui elle puisse dialoguer. Une instance de gouvernance économique européenne capable d’initiatives, capable d’insuffler à notre économie au niveau macroéconomique le dynamisme nécessaire.

Son marché est le premier atout de l’Europe. Le marché européen est le premier facteur de la localisation des entreprises industrielles ou de service en Europe. Si l’on veut une Europe prospère, des entreprises prospères, il faut un marché européen dynamique.

Réglementation cohérente et harmonisation fiscale

L’Europe est notre cadre de développement. Or un cadre c’est d’abord une réglementation cohérente, lisible. L’avons-nous ? Je ne tenterai pas de répondre à cette question, mais je crains que la réponse n’aille de soi. C’est en second lieu, à travers le cadre réglementaire, un bon équilibre entre d’une part la nécessaire compétitivité et d’autre part les exigences légitimes en matière d’environnement, de santé, de protection des consommateurs, et en matière de transparence. Force est de reconnaître qu’aujourd’hui nous avons au niveau européen dans ces domaines un empilement de règles dont je ne suis pas certain que la somme nous garantisse un développement durable.

Un cadre de développement c’est enfin une harmonisation fiscale qui évite les distorsions de concurrence et les délocalisations injustifiées. Cela ne peut être mis en œuvre que par les institutions. Mais aujourd’hui, même si les institutions européennes le voulaient, elles ne pourraient le faire. C’est pourquoi une constitution est nécessaire, qui définisse des majorités, qui donne des processus de décisions simples et clairs et qui assure un contrôle effectif de la subsidiarité. Ce cadre européen, ce cadre de notre développement est à construire.

L’Europe, point d’appui de la croissance internationale

Enfin l’Europe devrait être le point d’appui de la croissance internationale. Reconnaissons le, au sein de l’organisation mondiale du commerce, l’Europe défend avec conviction et efficacité le développement d’un libre-échange équitable et équilibré. Il s’agit en effet d’une compétence européenne exclusive exercée avec détermination par la Commission dans un environnement qui n’est pas facile. En revanche nous ne trouvons pas en Europe ce qu’on trouve dans d’autres régions du monde. C’est-à-dire des politiques sectorielles dynamiques qui servent de point d’appui à la croissance de nos entreprises. Quelques exemples :

D’abord la recherche et le développement. Nous souffrons en Europe d’un déficit en ce domaine face à notre plus grand concurrent. Nous ne voyons pas aujourd’hui de signes que cette situation change. Nous n’avons pas en Europe des universités qui établissent entre elles et avec les entreprises les centres d’excellence qui attirent les centres d’innovation entrepreneuriaux du monde entier. Nous pourrions avoir en Europe des investissements d’infrastructures, qu’il s’agisse d’infrastructures physiques ou d’infrastructures de l’information, qui soutiennent et facilitent directement ou indirectement le développement des entreprises. Enfin dans beaucoup de domaines, où nous, entreprises européennes, sommes en concurrence avec d’autres entreprises du monde, nous nous sentons seuls sur les marchés internationaux pour investir dans des zones en développement. Même une grande entreprise comme Renault, face à certains de ses concurrents américains, ne sent quelque fois pas à l’appui de son initiative la même puissance, la même capacité d’intervention. Nous ne trouvons pas encore en Europe cet appui nécessaire à notre croissance internationale. Il faut l’établir.

Un sondage paru le 19 janvier dans un journal sous un titre trompeur, comme le sont souvent les titres de journaux, disait les « Français sont eurosceptiques ». Et quand on lisait le texte on constatait que 67 % des Français étaient pour une politique économique commune et seulement 28% contre. De même, 64 % étaeint pour une construction européenne, 24 % contre. On voit donc que l’euroscepticisme ne se nourrit que de l’inaction de l’Europe et pas du progrès européen.

Le MEDEF est résolument européen. Il l’affirmé avec continuité et parfois avec courage. Mon vœu est que l’Europe devienne entrepreneuriale. Qu’elle ait un vrai projet d’entreprise. Devenir un marché dynamique, offrir un cadre compétitif à notre développement, apporter un appui à notre croissance internationale. Pour reprendre le mot d’ordre d’Ernest-Antoine Seillière :

En avant l’Europe !

http://www.medef-idf.fr/staging/sit...





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