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Rendez-vous avec la CFDT


le 15 juillet

Publié, le vendredi 12 septembre 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 3 octobre 2003


Je voulais rencontrer la CFDT pour comprendre de manière faussement naïve pourquoi et comment ils avaient pu signer un accord si inégal, amoral, bref une sorte de grande loterie totalement incompatible avec l’intermittence.

J’ai donc téléphoné à Michel Jalmain (président de l’unedic et signataire pour la confédération CFDT). Il m’a insulté pendant 10 minutes puis s’est calmé quand je suis entré tranquillement dans les détails de l’accord et ses conséquences. Là il s’est déclaré incompétent me disant que l’intermittence lui prenait 2 % de son temps.

Il m’a conseillé d’appeler de sa part Danielle Rived (secrétaire générale CFDT Spectacle). Je l’ai rencontré le 15 juillet à 14 heures en compagnie d’un autre comédien (Stéphan Kalb).

Le rendez-vous a duré 3 heures.
Je lui ai démontré point par point que le protocole était mauvais, qu’il ne limitait pas les abus bien au contraire.

- Quand je lui ai prouvé par A+B que toutes les stars dorénavant toucheraient des Assédics, elle était proche de l’apoplexie.
- Puis nous avons parlé du problème de la franchise. (nombre de jours chômés avant de toucher la 1ère indemnité)
- Je lui ai rappelé que JJ Aillagon et Michel Jalmain avait communiqué pendant plusieurs jours sur le fait qu’il y avait une avancée dans le nouveau protocole : « La franchise est la même qu’avant moins 30 jours ».

Ce qui prouve bien qu’ils n’ont pas lu l’accord puisque les délais de franchise explosent à cause des 3 lignes qui suivent la formule de calcul. (où il est dit que « le salaire de la période de référence ne peut être inférieur à 319 fois le Salaire Journalier de Référence ». Et comme il sera toujours inférieur, on prendra toujours 319 fois le SJR pour base de calcul, ce qui est énorme).

Danielle Rived m’a alors expliqué la chose suivante : « la rédaction technique de ce protocole ne correspond pas à l’accord politique ».

Qu’est-ce que l’accord politique ?
Des paroles autour d’une table. Aucun document.

Danielle Rived m’a expliqué que les signataires s’étaient mis d’accord sur une franchise - 30 jours. Et qu’elle ne savait pas pourquoi ces lignes avaient été ajoutées.

Je lui ai demandé pourquoi elle n’avait pas exigé de rectifier le tir lors de l’avenant demandé par Aillagon le 8 juillet. Elle m’a dit que ce n’était pas le moment !! On avait une voiture, certains syndicats se sont mis d’accord verbalement pour une mobylette, et à 4 heures du matin, dans la nuit du 26 au 27 juin, ils ont signé pour un vélo sans s’en rendre compte (sauf le MEDEF).
Danielle Rived me disant qu’ils allaient retrouver la mobylette par un aménagement technique !!!!!

Je lui ai demandé de m’écrire cela et elle n’a pas voulu. J’ai donc trouvé une parade. Je lui ai dit que je voulais une preuve écrite que la franchise (art. 6 du protocole) ne serait pas appliquée tel que le texte déposé pour l’agrément le prévoit. En gros que les 3 lignes qui posent problème allaient être supprimées ultérieurement.
Elle a donc fait un courrier à JP Revoil (le directeur général de l’unedic) pour qu’il confirme.

Et Revoil a confirmé ! (on appliquera la franchise moins 30 jours dit-il).
J’ai donc maintenant la preuve que la volonté de la CFDT quant à la franchise ne correspond pas au texte déposé à l’agrément. Ce qui est drôle c’est que Danielle Rived dit dans son courrier « la formule juridique retenue peut prêter à interprétation ».

Or ce n’est pas une formule juridique mais une formule mathématique. Il n’y a qu’une seule interprétation possible. Comme 2+2 = 4 ne pourrait pas prêter à interprétation.

La fiche technique de l’Unedic a confirmé ce calcul délirant de la franchise.

J’ai fait remarquer à Rived qu’il serait normal de demander au gouvernement de ne pas agréer un texte avec lequel la CFDT, la CFTC et la CGC (les syndicats signataires) ne sont pas d’accord et de revenir à la table des négociations. Elle m’a dit « ce n’est pas grave, il y aura un aménagement technique ».

Sauf que la CGT, FO et notre service juridique confirment qu’ils ne pourront rien toucher sans repasser par une table ronde.

Voilà des gens qui signent n’importe quoi sans lire, sans en mesurer les conséquences et qui vont laisser agréer un texte qui leur pose problème pour, comme l’indique Revoil, le modifier ensuite.

C’est comme si le gouvernement agréait une page blanche que les partenaires sociaux et l’unedic rempliraient comme ils veulent. C’est très grave.
Cela veut dire que l’on se fout du texte signé le 26 juin et que l’on se fout de l’agrément d’un ministre. Puisque soit disant tout est possible ensuite.

Je tiens à préciser que depuis le début la CFTC spectacle et la CGC spectacle sont contre l’accord. (leur confédération ont signé malgré tout).

La CFDT a choisi depuis quelques années une politique de partenariat avec le MEDEF. Elle préside toutes les commissions paritaires importantes (Retraite, Sécurité Sociale, Unédic).

Cela s’appelle un pacte avec le diable et on est très loin de la défense des salariés.

Dernier chiffre officiel (source Unedic) :
En 2002 les intermittents représentaient 4,9 % de l’ensemble des chômeurs et ils ont perçu 3,6 % du total des indemnités versées !! Où est le problème ?

Samuel Churin





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