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Suite de l’appel au rassemblement du 29 septembre

Publié, le vendredi 9 septembre 2005 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 27 septembre 2005


QUI CONTRÔLE LES GESTIONNAIRES DE L’UNEDIC ?

Le 20/12/2002, au lendemain de l’accord réformant le régime d’assurance-chômage (instauration du deuxième PARE, Plan d’Aide de Retour à l’Emploi), Denis Gautier-Sauvagnac, chef de file de la délégation patronale, alors vice-président de l’Unedic et aujourd’hui président, déclarait :
« L’accord du 20 décembre permet le redressement financier du régime d’assurance chômage. [...] L’objectif était de permettre le rétablissement, à l’horizon 2004, de la situation financière de l’Unedic, actuellement catastrophique. Le déficit d’exploitation est en effet de 3,7 milliards d’euros fin 2002. Il sera de 5 milliards fin 2003. Les partenaires sociaux sont parvenus à un accord en vue d’un retour à l’équilibre d’ici fin 2005. [...] Sans réforme, il aurait atteint 15 milliards. »
voir Un bon compromis sur le site du Medef.
Aujourd’hui, ils nous annoncent 14 milliards de déficit. La stratégie du déficit est toujours la même. Elle sert à justifier la nécessité de prendre des mesures coercitives (dégressivité des allocations, multiplication des entretiens, des contrôles et des radiations, etc.) visant à ce que chômeurs, travailleurs précaires et salariés à l’emploi discontinu acceptent n’importe quel emploi, à n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions.
À cet effet, une convention tripartite entre l’Etat, l’ANPE et l’Unedic permettra aux Assedic de contrôler les démarches du chômeur et de le radier s’il ne coopère pas. Étant donné la pression déjà exercée sur les chômeurs indemnisés, nous pouvons être assurés que cette mesure montrera très vite son efficacité. (« Prouvez-moi que vous cherchez bien un emploi, sinon je bloque votre dossier », « Je ne peux pas valider l’ouverture de vos droits, tant que je n’ai pas la preuve que vous avez répondu à ces annonces », etc.).

Comme nous l’avions dit dès les premiers jours, le protocole du 26 juin 2003 n’a permis ni de réduire le déficit, ni de diminuer les fraudes. Les « partenaires sociaux » et le gouvernement ne manqueront pas maintenant de s’en servir pour justifier la réforme à venir en affirmant que le chemin entrepris n’est pas suffisant.
Ainsi justifieront-ils de nouvelles attaques qui s’inscriront toujours dans la même logique : la destruction d’un système d’indemnisation mutualiste et interprofessionnel, adapté aux salariés aux périodes d’emploi irrégulières et aux revenus variables, destruction souhaitée par les organisations patronales, Medef en tête.
La CFDT, quant à elle, continue de clamer haut et fort sa volonté que l’Etat prenne en charge l’indemnisation des salariés intermittents du spectacle, avec, en ligne de mire, la création d’une caisse complémentaire. Cette caisse complémentaire, financée par l’Etat, et que l’AFT (Allocations du Fond Transitoire) préfigure, relève d’une véritable politique de l’autruche et prépare la sortie de la solidarité interprofessionnelle.
C’est une manière de refuser d’admettre que la flexibilité et la mobilité ont aujourd’hui contaminé tous les secteurs d’activité. Alors que l’État finance déjà l’ASS, alors que le RMI tient lieu d’allocation chômage, restreindre la nécessité d’une continuité de revenu dans la discontinuité de l’emploi au seul secteur de la culture, c’est se mettre le doigt dans l’œil pour ne pas voir qu’il est nécessaire de repenser le régime d’assurance-chômage dans son ensemble, et notamment son financement, en prenant en compte l’explosion des contrats à durée déterminée et la précarisation de l’emploi.

Cette précarisation se généralise depuis des décennies mais, aujourd’hui, l’instauration du CNE, « contrat nouvelle embauche », qui rend les salariés embauchés licenciables à tout moment durant deux ans, vient ruiner les quelques garanties attachées au CDD.
Nous n’avons d’autre choix que de refuser ces mesures de destruction des droits collectifs et de lutter pour la conquête de droits nouveaux !

NE LES LAISSONS PAS DÉMANTELER L’ASSURANCE-CHÔMAGE !

RASSEMBLONS-NOUS MASSIVEMENT
JEUDI 29 SEPTEMBRE À 14H30
DEVANT LE MINISTÈRE DE LA CULTURE
PLACE DU PALAIS ROYAL
(M° PALAIS ROYAL)



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Taille : 133.7 ko
Mise en ligne le : 21 septembre 2005
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