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Mobilisations à Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Paris, Caen

Publié, le vendredi 6 janvier 2006 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 9 janvier 2006


Nous demandons l’abrogation, ils répondent prorogation à durée indéterminée !
Refusons la prorogation du protocole Unedic en l’état.
Obligeons le ministre à tenir ses engagements.
Le gouvernement ne doit pas agréer cette convention Unedic !

Pour s’informer, s’organiser, agir, Assemblée Générale suivie d’un départ en action, Mercredi 11 janvier à 10h, à la Friche de la Belle de Mai - Marseille

CIPM - Collectif d’Intermittents et Précaires de Marseille, Tel : 06 33 28 13 01


La sinistre farce des « négociations » de la convention Unedic s’est conclue de manière catastrophique pour les chômeurs et précaires.
Trois syndicats (CFDT, CGC, CFTC) s’apprêtent à signer un texte qui attaque de nouveau les droits sociaux de tous. Si cet accord est signé par ces partenaires « sociaux » puis agréé par le gouvernement, cela signifiera l’exclusion de dizaine de milliers de chômeurs supplémentaires (alors que déjà 54% d’entre eux ne sont pas indemnisés aujourd’hui) et la baisse de moitié des droits de 100 000 autres.

Abrogation du protocole Unedic

Le protocole du 26 juin 2003 régissant les annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle est quant à lui prorogé ! Deux ans et demi de contestation, d’analyses et de rapports ont mis tout le monde d’accord, excepté les signataires : ce protocole est injuste et inégalitaire. Il est inadapté aux pratiques d’emploi discontinu. Notre enquête collective, menée en coopération avec le laboratoire Matysse-Isis Paris I (UMR associée au CNRS), l’a clairement démontré.
Tous l’ont reconnu : l’ensemble des concernés, le ministre de la culture, l’expert J.P. Guillot nommé par le ministre, les missions d’information parlementaires du Sénat et de l’Assemblée Nationale, les 470 parlementaires signataires de la PPL (proposition de loi instaurant un retour à une date anniversaire de recalcul des droits) et le Comité de suivi du protocole Unedic.

Deux ans et demi de mesures dilatoires et d’effets d’annonce pendant lesquels il nous était demandé d’attendre les prochaines négociations dans l’espoir d’un miraculeux accord « pérenne » au 1e janvier 2006. Résultat : une prorogation en l’état « jusqu’à ce qu’un nouvel accord soit conclu », c’est-à-dire au plus tard... au 31 décembre 2008 !

Nous n’attendrons pas que ce protocole continue à produire ses effets dévastateurs : mécanisme du décalage qui interdit la prise en compte d’heures cotisées, exclusion d’un grand nombre d’intermittents.... Si 17600 d’entre eux ont été rattrapés par l’Allocation du Fonds Transitoire obtenu par la lutte, que deviendra cette AFT en 2006 ?

Laisser le gouvernement agréer cette prorogation, quand bien même les partenaires « sociaux » de l’Unedic s’accorderaient à l’amender à la marge dans les prochains jours, serait un renoncement impossible aux revendications portées par l’écrasante majorité des concernés pendant deux ans et demi. Cela entérinerait l’aggravation d’une politique de "baisse du coût du travail ». Aujourd’hui, cette destruction de l’assurance-chômage pèse sur les salaires, les conditions d’embauche et de travail : la course aux heures, aux cachets et aux contrats tend à se généraliser.

Pour eux, nous sommes en trop

Contrairement à ce qui a été affirmé par les signataires en 2003, la réforme n’est pas économique mais politique. Malgré les exclusions et les découragements (36% d’entrants en moins en 2004), le déficit de l’Unedic a augmenté. Denis Gautier Sauvagnac, représentant du Medef, déclare ouvertement que « le problème est de diminuer le nombre des intermittents ». Dans le même temps, pour accompagner leur désastreuse convention, la CFDT et la CGC promettent d’étudier sérieusement une refonte de l’Unedic en 2006... Et, lors de son allocution du 31 décembre, le chef de l’Etat se prononce, après 11ans de présidence, pour une refonte du financement de la protection sociale...

Ce qui est à l’oeuvre dans toute la convention Unedic (régime général et annexes), c’est bien la destruction des protections sociales pour contraindre les salariés à accepter n’importe quel emploi, à n’importe quel prix. Le gouvernement mène cette politique en multipliant les décrets et les circulaires visant à renforcer les contrôles et les radiations (octroi d’un pouvoir en la matière à l’Assedic...).

Nous avons assez parlé, expliqué, discuté : nous ne voyons pas comment les manifestations, cérémonies, festivals et autres remises de prix culturels pourraient se dérouler normalement.

Nous exigeons :
- la recherche des 507 heures ouvrant droit à indemnisation sur une période de douze mois à date anniversaire fixe
- les douze mois d’indemnisation, chaque jour chômé étant indemnisé

Nous appelons à multiplier les actions et les interventions : refusons la prorogation du protocole Unedic en l’état, obligeons le ministre à tenir ses engagements. Le gouvernement ne doit pas agréer cette convention Unedic.

CIPM - Collectif d’Intermittents et Précaires de Marseille, tel : 06 33 28 13 01


Le collectif de lutte midi-pyrénées est installé depuis quelques semaines au TNT, nous y avons bureau, ordi, imprimante...et nos AG s’y déroulent également, ainsi que les réunions des commissions (action, relation avec les élus, relations avec les diffuseurs, mobilisation)

Environ 5000 intermittents en Midi-Pyrénées, en moyenne 50 participants aux A.G. et actions, soit 1% !!!!

Lettre ouverte aux intermittents de Midi-Pyrénées

(rédigée par la commission « mobilisation » de l’AG des intermittents et précaires de Midi-Pyrénées)

Cher ami, collègue ou camarade,

- toi qui es très occupé, qui surnages difficilement dans le verre d’eau du quotidien (les enfants, la cuisine, le week-end à la montagne.)
sache que la prorogation du protocole 2003 revu et corrigé et sans repêchage, te donnera bientôt tout loisir de vaquer à tes occupations.

- toi qui as trop de travail,
sache que nous sommes contents pour toi mais que le vent tourne parfois.

- toi qui, grâce à tes aptitudes en comptabilité et au fonds transitoire obtenu par la lutte de quelques uns, as réussi cette fois encore à t’en sortir,
sache que le fonds n’est pas sans fin.

- toi qui penses que les luttes corporatistes n’ont pas assez d’envergure pour tes grandes ailes de poète,
sache qu’à travers l’intermittence c’est la culture populaire (entre autre) qu’on assassine.

- toi qui habites trop loin du cour de l’action,
sache que la lutte comme la culture peuvent s’organiser près de chez toi.

- toi qui t’en fous,
sache que le muséum d’histoire naturelle ouvre bientôt ses portes et qu’un bassin sera réservé aux mollusques.

- toi qui es désabusé, démotivé,
sache que notre moral n’est pas bien haut non plus mais que nous te gardons une place au chaud.

- toi dont le protocole a augmenté les revenus et que la franchise n’étouffe plus,
sache que c’est grâce à nos luttes que tu es encore debout.

- toi qui n’es au courant de rien,
sache que ton cas ne relève pas de notre compétence.

Si malgré tout tu as conscience du réel danger qui nous menace, il est encore temps de se mobiliser.

Se mobiliser pourquoi ?

- parce que la lutte paye toujours et que grâce à elle nous avons évité notre disparition totale en 2003,
- parce que nous sommes les seuls à résister encore au MEDEF dont l’objectif reste à terme de supprimer les annexes 8 et 10,
- parce que l’abrogation du protocole 2003 est à portée de main avec la proposition du projet de loi (PPL) signée par 470 parlementaires, qui devrait être présentée prochainement à l’Assemblée sous réserve d’une forte mobilisation de la profession,
- parce qu’en cas d’échec de la PPL, la prorogation du protocole 2003, même à l’identique poursuivrait le processus d’exclusion (8% d’exclus à fin octobre 2005) et qu’il est plus que probable que le fonds transitoire ne soit pas reconduit en l’état et que cela aboutisse à court terme à l’éviction des 17000 « repêchés ».
- parce que même quelques heures de disponibilité ne sont pas insignifiantes,
- parce qu’il n’est jamais trop tard.

Tenez vous informés sur les sites : cip-idf.org ou fnsac-cgt.com ou ag-toulouse.abri.org Inscrivez vous sur la liste : annexistants sousabri.org

L’Assemblée Générale des Intermittents et Précaires de Midi Pyrénées

MERCI DE DIFFUSER CE COURRIER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE


Quelques rendez-vous en régions :

- LYON, URF Rhône Alpes,
Vendredi 6 janvier 2006 : Assemblée Générale de 11h00 à 14h00 à la Bourse du Travail, Salle des Conférences, Place Guichard

- LILLE, URF NORD-PAS DE CALAIS
Lundi 9 janvier 2006 : Assemblée Générale à 19h00 au Théâtre de la Verrière, 28, rue Alphone Mercier

- PARIS, Fédération des Syndicats CGT du Spectacle - AG Unitaire
Lundi 9 janvier 2006 : Assemblée Générale à 19h00 00 à la Salle Ambroise Croizat, Bourse du Travail, 3, rue du Château d’Eau, 75010 Paris ( Métro République )

- TOULOUSE, INTERMITTENTS de MIdi-Pyrénées
Mardi 10 janvier 2006 : Assemblée Générale à 10h00 au TNT, 1 rue Pierre Baudis, une action suivra

- PARIS
Mercredi 11 janvier 2006 : Assemblée Générale à 13h au Théâtre de la Ville, suivie d’un départ en action

Appel à une Journée d’Actions Coordonnées

- CAEN
Mercredi 11 janvier 2006 rendez vous à 11h sur le parvis du Théâtre de Caen

- TOULOUSE, INTERMITTENTS de MIdi-Pyrénées
Mardi 17 janvier 2006 : Assemblée Générale ( lieu et heure à déterminer )

- LYON, URF Rhône Alpes
Vendredi 3 février 2006 : Réunion de l’URF de 10 h 00 à 18 h 00 à la Bourse du Travail, Place Guichard





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