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Ballade du mardi 27 décembre (ANPE et contrat d’avenir)

Publié, le lundi 9 janvier 2006 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 9 janvier 2006


Derniere Ballade de l’année

Récit publié par AC ! Paris Air libre

Ce mardi, C’est rendez vous sous la neige, ce qui ne nous empêche pas d’être plusieurs dizaines devant la CFDT : les nouvelles, ce sont la prochaine signature de la convention annoncées un peu partout dans les médias (finalement force ouvrière ne signera pas, malgré les pronostics des voyants du Monde et de Libération), mais aussi un petit cadeau de Noel du gouvernement : un décret qui permettra aux Assedic d’avoir accès aux fichiers du fisc a été promulgué au mois de décembre.
Tout ceci rappelle évidemment le plan Harzt 4 des Allemands ou le malheureux salarié qui est propriétaire d’un studio ou de petites économies voit son droit aux allocations réduit, le jour ou il se retrouve au chômage.

C’est donc la direction départementale de l’ANPE, située Cité Griset qui est notre cible du jour.

Quelques minutes après notre entrée dans l’agence Griset, Mr le directeur délégué Lemaître accepte de nous recevoir collectivement. C’est une première, Mr Lemaître étant un grand timide qui a fuit lors de ses dernières rencontres avec les précaires du mardi, lors de l’occupation de l’agence Italie, puis dans une intervention à un forum organisé à la Bourse du Commerce : « Comment recruter autrement ? ».

Ca tombe bien, nous avons de nombreuses questions à lui poser.

Nous venons en effet d’abord pour soutenir une salariée précaire de l’Agence qui a le privilège d’être le premier contrat d’Avenir recruté par l’ANPE en Ile de France. Le contrat d’avenir,vous savez, c’est le dernier contrat aidé à la mode pour les administrations et collectivités territoriales qui voient 90 pour cent du salaire pris en charge par l’Etat la première année.Dans les fasicules, le contrat d’avenir, c’est l’opportunité pour le chômeur recruté de bénéficier d’une vraie formation et d’un accompagnement vers l’emploi. Problème, entre irrégularités dans la conclusion du contrat, pas de mise à disposition d’outil de travail et absence de formation, la copine précaire a vite déchantée. En théorie lorsque l’employeur ne respecte pas les obligations de formation prévues dans la Convention, c’est au prescripteur, conseil général pour les allocataires du RMI, ou ANPE pour ceux de l’ASS, de le rappeler à l’ordre. Mais dans le cadre des contrats d’avenir conclus à l’ANPE, le prescripteur est la même personne que l’employeur.... Pour toutes ces raisons, une procédure est en cours aux Prud’hommes.

En attendant, Mr Lemaitre éprouve toutes les peines du monde à justifier ces manquements, son seul argument étant que notre précaire est la seule salariée de l’agence à se plaindre de ces conditions de travail. Interrogé sur la violation de la vie privée que peut se permettre l’ANPE dans ce cas précis, ou la précaire est à salariée dans une agence et demandeuse d’emploi dans cette même agence, Mr lemaitre nie se servir du dossier demandeuse d’emploi pour faire pression sur sa salariée mais nous dira publiquement dans la discussion depuis combien de temps celle-ci n’a pas travaillé.
D’ailleurs, preuve de son malaise sur la question, il proposera suite à notre occupation un changement d’agence à la salariée. Interrogé sur les possibilités de formation, il se cantonnera à de vagues discours sur la formation interne, notamment le remise à niveau en bureautique, qui en l’occurence n’a aucun intérêt pour la précaire concernée qui sait se servir de Word et d’Internet.

Nous sommes venus aussi parler contrôle, radiations et convocations collectives : nous voulons savoir concernant ces derniers sur quels critères sont choisis les prestataires privés de l’ANPE : le seul élément objectif de choix cité par Mr Lemaitre, c’est le nombre de sorties du dispositifs , à partir du moment ou l’emploi retrouvé est au minimum un CDD de 6 mois. Royal.... Sur le contenu de ces stages de formation, Mr Lemaitre nous ressortira l’argument éculé des demandeurs d’emploi qui ont besoin de réapprendre à se lever le matin. Quand on sait que ces prestataires facturent leurs services cinq fois plus cher en moyenne que ce que dépense l’agence pour une prestation du même type, on se dit que c’est un peu cher le réveille matin.

Quand on sait que ces formations bidon permettent de classer les personnes concernées en catégorie 4, c’est à dire la même que ceux qui suivent une formation qualifiante et choisie, et que tout ça permet de les sortir des chiffres du chômage, on comprend mieux à quoi correspondent les sommes dépensées.

Sur le contrôle mensuel qui va se mettre en place dès janvier, Mr Lemaitre se montre tout aussi vague : selon lui, il n’y aura aucun contrôle par téléphone, ce qui est forcément faux, il n’y a pas assez d’agent pour recevoir tout le monde une fois par mois. Evidemment notre directeur délégué refuse de mettre tout ça par écrit.

Si vous voulez vous aussi mettre les responsables de l’ASSEDIC, de l’ANPE ou du RMI à la question : RDV tous les mardis à 13h devant la CFDT (départ en action à 14h)

Article publié sur : http://www.ac.eu.org/article.php3?id_article=1167





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