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Balade du mardi 3 janvier 2006 (LVMH, Assedic, ANPE)

Publié, le lundi 9 janvier 2006 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 9 janvier 2006


Première ballade de Janvier

(Récit publié par AC ! Paris Air Libre)

Malgré un réveillon agité, entres courses collective au Bon Marché et promenade de nuit à la Santé, une bonne quarantaine de précaires sont au rendez vous devant la CFDT.

Hasard du calendrier, le syndicat patronal vient de donner son accord pour la signature de la convention Unedic, qui prévoit pour résumer, plus de flicage, moins de droits à l’indemnisation et plus de retour forçé à l’emploi.

Pendant une petite heure, nous échangeons donc des noms d’oiseaux avec la vingtaine de chanceux salariés de la boite qui gardent le bunker : pas de risque pour eux de perdre leur boulot, il y a de l’avenir dans le secteur protection rapprochée des amis du MEDEF.

C’est d’ailleurs, contre un des illustres représentants du patronat français, le groupe LVMH, qu’est dirigée notre première visite.

En effet Le Bon Marché , une des enseignes du groupe a choisi de faire appel à cinq cent gardes mobiles la semaine précédente comme seule réponse aux deux cent précaires venus exiger de l’enseigne d’épicerie fine de quoi fêter le réveillon.

Bien mal lui en a pris, et bien cher lui en coutera : en effet pour ce premier jour de la campagne « Touchons LVMH au porte-feuille », nous bloquerons deux enseignes Séphora, celle de la rue du Faubourg Saint Antoine et celle des Halles. La direction de LVMH, qui se murait dans un silence hautain depuis le week-end finira en tout cas par demander qu’on lui envoie un mail exposant nos revendications.

Mais en ce début d’année, LVHM n’est évidemment pas notre seule cible. Nous avons aussi de l’info à faire dans les ANPE et les ASSEDIC : le suivi mensuel se met en place, c’est à dire l’obligation pour chaque inscrit à l’ANPE de rencontrer chaque mois un conseiller , d’accepter sous peine de radiation stages de remobilisation bidon, contrats aidés sous-payés ou emplois ne correspondant pas à nos envies.

Nous nous rendons d’abord à l’ASSEDIC de la rue Pelée ( 75011) : le directeur , refusera de répondre à nos questions qui portent notamment sur le profilage des demandeurs d’emploi : dès l’entrée en vigueur de la nouvelle Convention Unedic, chacun se verra dès son inscription aux ASSEDIC classé par celles-ci dans une catégorie 1, 2, ou 3 selon son employabilité, concept fumeux dont la définition ne figure évidemment nulle part. Ainsi, les personnes soi-disant éloignées de l’emploi se verront immédiatement dirigées vers les prestataires privés de l’ANPE, d’INGEUS aux multiples filiales d’ADECCO positionnées sur le très rentable marché de la chasse aux chômeurs. La seule réponse du directeur sera un appel aux gardes mobiles et la tentative de fermer l’ASSEDIC aux usagers venus régler un problème.

Nous décidons donc de visiter une ANPE, celle de l’Hôtel de Ville, déjà occupée en mai dernier. A notre arrivée, nous commençons par réquisitionner la photocopieuse de la direction, qui fonctionne contrairement à celle réservée aux demandeurs d’emploi, pour tirer nos tracts sur LVMH et sur le suivi mensuels : la directrice est ulcérée et menace par ailleurs de porter plainte contre l’une d’entre nous qui a eu l’audace de prendre un brochure réservée aux heureux stagiaires des stages de remotivation : le thème en est « comment s’intégrer dans l’entreprise ? », et prodigue des conseils très utiles : ne pas s’immiscer dans les conflits de l’entreprise, ne pas critiquer l’organisation interne du travail ...

Questionnée par la quarantaine de précaires présents, madame la directrice se montre fort peu loquace : sur le nombre de radiations dans son agence, elle indique « qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs ». Sur l’organisation des stages de remotivation, qui permettent de faire sortir pendant quelques semaines les chômeurs de la catégorie 1, la seule comptabilisée dans les chiffres du chômage, elle refuse de nous indiquer combien de personnes ont été concernées par ce type d’opération dans les mois précédents comme les prestataires concernés.

Finalement c’est le témoignage d’une salariée de la boite qui nous apportera quelques éclaircissements : celle-ci est un peu fataliste sur l’évolution de son métier (« il y vingt ans je ne radiais jamais , maintenant je le fais »). Elle nous expliquera que les opérations de convocation massive ont commencé dans son agence au mois de novembre, qu’elles ont touché essentiellement les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), et surtout qu’à sa connaissance, un seul des demandeurs d’emploi qu’elle suit a retrouvé un emploi à la suite de ces stages.

Si vous avez des questions à poser publiquement aux responsables de l’ASSEDIC ou de l’ANPE, si le harcèlement du groupe le plus riche de France vous semble une bonne campagne pour commencer l’année, si vous souhaitez résoudre collectivement un conflit avec une administration ou un employeur, si vous voulez réagir collectivement à la signature par la CFDT de la convention Unedic :

RDV tous les mardis 13h devant la CFDT métro Belleville

Article publié par AC ! Paris sur : http://www.ac.eu.org/article.php3?id_article=1166





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