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Communiqué du Syndicat National des Arts Vivants (SYNAVI) en vue du 30 mars

Publié, le mardi 28 mars 2006 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 28 mars 2006


SYNAVI
Syndicat National des Arts Vivants
Adresse postale : Cours G.Giraud - Jardin des Chartreux ­
69001 Lyon
Site : www.synavi.info E-mail : contact synavi.info

Le jeudi 30 mars, le SYNAVI appelle ses adhérents à participer à toutes les actions et manifestations décidées par les organisations syndicales de salariés et les coordinations et à y faire connaître ce texte :

LA LUTTE POUR LES DROITS SOCIAUX DES ARTISTES ET TECHNICIENS INTERMITTENTS DU SPECTACLE EST INDISSOCIABLE DE LA LUTTE POUR L’EXISTENCE DES COMPAGNIES ET STRUCTURES INDEPENDANTES DE CREATION

Depuis 2003 la mise en oeuvre du protocole UNEDIC sur l’assurance chômage des intermittents du spectacle a mis à mal non seulement les droits des artistes et techniciens intermittents mais l’activité et le fonctionnement des compagnies et structures indépendantes qui, dans le spectacle vivant, représentent leurs principaux employeurs.
Et le SYNAVI n’a eu de cesse depuis 2003 d’appeler les pouvoirs publics à des mesures exceptionnelles et durables concernant le secteur indépendant.

- En effet les compagnies et structures indépendantes sont une cible directe de la réforme mise en oeuvre en 2003 et prorogée en 2006. Le recours pour elles au salariat intermittent est déterminant dans l’état de leurs moyens et de leurs conditions de production : l’organisation des compagnies est centrée sur le projet artistique, les contrats éventuels passés avec les collectivités publiques ont un caractère temporaire, les valeurs professionnelles partagées dans ces structures sont principalement celles de la diversité, de l’autonomie, et de la prise de risque collective.

- Avec la sortie du régime de nombreux professionnels, le travail de création d’un grand nombre d’équipes s’est trouvé gravement appauvri. Plusieurs compagnies et structures dont ces professionnels portaient les projets artistiques, ont dores et déjà disparu. Des outils nécessaires du travail de création, des réseaux de relations utiles à des projets culturels divers, des dispositifs originaux de création et de rencontre avec le public, ont périclité, suite à la précarisation accrue de leurs animateurs, exclus de l’indemnisation chômage. La purge d’ intermittents opérée par le protocole de 2003 s’accompagne d’une diminution croissante du nombre des compagnies et des structures indépendantes, dont les moyens financiers avaient déjà été grevés par le doublement des cotisations ASSEDIC en 2002.

- Depuis deux ans l’application du protocole s’accompagne de nombreuses mesures de contrôles sur les compagnies à l’initiative des organismes sociaux et/ou des administrations d’Etat qui manifestent un déni total des enjeux culturels et artistiques essentiels, portés par les compagnies et structures indépendantes, tant dans les relations particulières nouées avec le public lors de multiples interventions d’éducation artistique et d’action culturelle, que dans les liens d’encadrement et de compagnonnage avec les pratiques artistiques des amateurs. Ainsi l’accent est mis sur des mesures de répression pénalisant les structures plus fragiles, plutôt que sur la mise en oeuvre des dispositifs d’accompagnement nécessaires pour une meilleure structuration professionnelle du secteur.

L’antienne répétée du « trop d’intermittents, trop de compagnies » signifie qu’on veut mettre un frein au développement, depuis une trentaine d’années, de toute une économie territoriale de la création et de la circulation des oeuvres, et d’un bassin multiforme d’emploi des professionnels du spectacle.
Les compagnies et structures indépendantes sont en effet les principaux employeurs directs des artistes et techniciens intermittents. Dans le secteur du théâtre, la grande majorité des quelques 20 000 comédiens* intermittents travaille dans la multiplicité des compagnies dramatiques, de marionnettes, de cirque ou d’arts de la rue, seulement quelques centaines d’entre eux étant régulièrement employés dans les Centres Dramatiques Nationaux*.
C’est dire si une politique qui viserait à diminuer la précarité de l’emploi des artistes du spectacle, ne pourrait prendre appui uniquement sur le développement de l’emploi permanent à partir des structures institutionnelles, elle devrait impérativement prendre en compte les possibilités et les formes d’emploi offertes par les compagnies et structures indépendantes avec l’objectif de les améliorer et de les renforcer.

Aujourd’hui, alors que l’UNEDIC s’apprête à durcir encore l’accès aux droits à l’indemnisation chômage des intermittents du spectacle, et que l’Etat réduit ses budgets pour les compagnies indépendantes, le SYNAVI ne sépare pas les revendications concernant les règles de l’assurance chômage de celles concernant le financement public de l’activité des compagnies et structures indépendantes :

- Il affirme sa solidarité entière avec la lutte des salariés intermittents en vue d’un régime équitable et pérenne d’indemnisation (retour à la date anniversaire et à la période de référence de 12 mois : plafond -plancher de l’allocation, mode de calcul de l’allocation qui incite à l’allongement des périodes d’emploi déclarées, retrait de la mesure de n° d’ordre sur les contrats)

- Face à la dégradation qui s’opère depuis trois ans, il demande la mise en place d’urgence d’un plan de sauvetage en priorité pour le secteur indépendant avec une nette augmentation des aides publiques pour les compagnies et structures indépendantes et la prise en compte de la variable emploi dans les politiques culturelles afin
- de favoriser la pérennisation et la continuité du travail artistique par des contractualisations sur plusieurs années avec un nombre accru de compagnies ou structures
- d’adapter le mieux possible la déclaration de l’emploi des artistes et des interprètes avec la réalité de leur activité.

- Il demande le soutien des collectivités publiques aux expériences et aux dispositifs de mutualisation à l’initiative et sous le contrôle des compagnies et structures indépendantes

- Il plaide pour la reconnaissance sociale et juridique, comme un travail d’artistes à part entière, du travail des artistes auprès du public en lien avec leur activité de création (action culturelle, éducation artistique, etc.)

- Il appelle à la mise en place de dispositifs d’insertion professionnelle et de professionnalisation adaptés à la réalité des parcours et des métiers, et corrigeant les mécanismes de sélection très souvent insuffisants, voire inadaptés, de la formation initiale.

* Rapport de A. Auclaire sur Le Financement public et l’Emploi dans le spectacle, Novembre 2005, p. 24

27 mars 2006





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