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05 août 2003

CR de la coordination nationale à Caen fin juillet


Synthèse établie par Véronique / Caen

Publié, le mardi 5 août 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 27 octobre 2003

Mercredi 30 juillet / Synthèse des échanges du matin

Tribune : Julien/Caen et Arnaud/Paris

Mercredi 30 juillet / Synthèse des échanges du matin

Tribune : Julien/Caen et Arnaud/Paris

Tour de table et point de la lutte dans chaque collectif :

Certains essoufflés mais toujours mobilisés « on continue à avoir la haine »/Interluttants/ d’autres pointent le risque de division /Bourgogne/ Pas de fatigue mais inquiétudes ( survie économique ) / Sarthe/ mais pour tous « la lutte continue » /Auvergne/avec « la rage et des actions »/Poitiers/

Sur la question de la grève :

Poursuite de la stratégie de grève pour les collectifs suffisamment fort en nombre et pas « essoufflés » tandis que d’autres se questionnent « on est fatigués de la grève et des blocages. Il ne faut pas mélanger le mouvement et la lutte des classes ; ce n’est pas le lieu de règlement de comptes avec les diffuseurs »/ Angers/ Pour d’autres encore, la grève n’est pas le seul moyen d’action /Avignon/ Pour IDF, se préserver de toute logique binaire : grève ou pas grève, blocage ou pas blocage, occupation ou pas occupation ; être dans une logique additionnelle : grève partout où c’est possible. Pour Marseille : quid du droit de grève et de prise de parole en cas d’annulation des festivals ?

Objectifs politiques et éthiques du mouvement

Objectif immédiat : consensus autour du retrait du protocole ( annulation pure et simple ) mais massivement objectif à plus long terme, protocole signé ou pas. Sortir du combat corporatiste pour élargir la lutte en synergie avec les mouvements sociaux Pérennisation du mouvement/Lilles/ « on démarre quelque chose à long terme, on verra dans 10 ans ce qu’on a semé »/St Etienne/ " ce n’est pas parce qu’une chose est signée qu’on ne continue pas à la combattre /Lyon/ quel que soit le résultat la lutte doit continuer/Poitiers/Auvergne/ Principe de résistance civile pour IDF Ce n’est pas seulement le protocole qu’il faut retirer c’est le gouvernement qui doit tomber/Lilles/ Responsabilité du mouvement à tenir la lutte jusqu’à la rentrée/Tours/ mouvement des intermittents = « fer de lance de la contestation sociale »/Orléans/

Terrain de la lutte :

Champ social :

Autour de l’inter pro : solidarité, convergence des luttes On est dans un conflit social/Sarthe/ tous ensemble agressés /Interluttants/

A mettre en réflexion : quel projet de société voulons-nous face au projet qu’on veut nous imposer : « société de consommation ou société de partage » /Rouen/

Question : comment rester identifiés dans notre lutte : « se méfier du mot à la place de la chose ; voir où notre lutte converge avec d’autres »/Lyon/ « obligation à être dans une lutte claire, visible, audible. L’inter pro ça ne se décrète pas, ça se construit »/Tours/

Champ culturel :

Protocole :

Retour aux annexes 8&10 Extension à d’autres catégories de travailleurs ( plasticiens, auteurs ... ) Gagner des droits nouveaux : réflexion à ouvrir sur la discontinuité du travail/IDF/

Quel statut ?

Artiste ou travailleur en tout cas pas des droits collectifs. Construction d’un vrai statut professionnel à travers nos métiers et leurs spécificités/Limoges/ Réflexion agissante avec tous les précaires/Poitiers/ Place du travail et non de l’artiste dont il est question dans cette lutte ; c’est bien la part créatrice du travail qu’on ne veut plus financer /Avignon/ Qu’est-ce le travail de création artistique ?/Bordeaux/ Salariés et non artistes sinon on n’englobe pas les techniciens /Lyon/ Statut de l’artiste = piège, on se bat pour des droits collectifs.

États Généraux de la Culture

Réponse à faire à J.J Aillagon à propos des « Assises nationales du spectacle vivant » dont Nantes juge la terminologie inacceptable et restrictive : « Le sucre après la trique » Pas de concertation avec le gouvernement jusqu’au retrait du protocole Un dialogue sur la culture ce n’est pas un catalogue mais un choix politique /Sarthe/ Quelle culture on veut ? /Rouen/ Comment y être représentés en tant que salariés, dimension importante de la lutte /Lyon/ Ne pas se faire récupérer. Hors de question d’être à la traîne du gouvernement mais prendre l’initiative /Interluttants/ Attention au débat confisqué par les ténors /Grenoble/ Les états généraux ont déjà commencé, alors nous n’en avons pas besoin. Si saupoudrage et partage du gâteau, on n’en veut pas /IDF/ Il n’y a pas de gâteau à partager mais une politique culturelle à réinventer / Charentes Maritime/

Rôle et place de l’artiste : quelle réflexion ?

L’artiste a perdu son rôle dans ces dix dernières années, il doit reprendre la parole dans la cité : alerte à donner sur la dérive de la démocratie /Rennes/ Le politique a instrumentalisé l’artiste, l’artiste doit reposer la question politique dans la cité /Bordeaux/ Bilan à faire, remise à plat des financements de la culture / Drôme Ardèche/ rôle et moyens de la culture /Rouen/

« Il y a une rentrée sociale mais aussi culturelle » /Caen/ Orléans/

Pression sur les élus, les scènes nationales

Mercredi 30 / synthèse des échanges de l’après-midi

Fonctionnement en commissions parallèlement à la « marmite »

Reprise des échanges autour des points du matin ( protocole, inter pro, états généraux etc ... ) et du débat autour des objectifs de la coordination

Proposition d’objectifs et de vote ( non effectué ) :

- Retrait du protocole
- Prise en compte de tous les métiers du spectacle Ces 2 points recueillent un accord unanime, les sens des3 points suivants sont à préciser :
- Redéfinition d’une politique culturelle
- Défense de tous les services publics
- Prise en compte de toutes les précarités

Après la lecture des motions de St Etienne et Auvergne, décision est prise de rédiger une plate-forme commune à partir des deux textes en essayant de trouver les points de convergence

Points d’achoppement soulevés : Relation avec les syndicats Objectifs de la lutte : corporation, corporatisme ou au-delà Moyens de la lutte ( grève, blocages ) comment articuler les formes de luttes diverses ?

Parallèlement à la commission rédaction mise en place, reprise du débat sur la structuration de la coordination

Rappel des points établis à Avignon :

- Indépendance des collectifs
- Historique des luttes à faire dans chaque collectif
- États Généraux de la Culture
- Fond de solidarité

Points soulevés :

Structuration horizontale /Toulouse/Caen/Lyon/Rennes/Sarthe/St-Etienne/ ou verticale / Haute Savoie/ pouvoir exécutif de la coordination pour /Rouen/ présence juridique et morale pour /IDF/représentativité au quorum ( 3/4 des collectifs au mandat à durée limitée et révocable ) /Grenoble/ idée à laquelle adhèrent /Avignon/Orléans/Charente/Marseille/ Ne se sont pas prononcé sur cette question : /Auvergne/ Poitiers/Interluttants/ /Carcassonne/ évoque une commission éthique reposant sur une charte comme instance de régulation

Consensus massif pour la mutualisation des expériences et d’actions fédératrices au niveau national. La question de la gestion du fond de soutien et de la communication externe « coordination comme porte-voix » /Toulouse/ des collectifs reste posée.

Jeudi 31 juillet

Synthèse des échanges du matin

PRÉSENTATION/VALIDATION DE LA TRIBUNE

Frédéric ( IDF ) et Valéry ( Caen ) prennent le relais de Julien et Arnaud. Frédéric propose l’ordre du jour.

Lecture de l’Appel de Lyon du 6 juillet 2003 signé par 35 collectifs. Après un bref échange portant sur la question du retrait du protocole et les précisions à y apporter ( avenant du 8 juillet ) / Dijon / et celle de se reconnaître dans l’appel à la grève reconductible / Avignon/Montpellier / Frédéric demande qu’il n’y ait pas de tour de table à propos de ce texte fondateur afin d’avancer sur l’ordre du jour.

COMPTE-RENDU DES COMMISSIONS

1) COMMISSION STRUCTURATION

Présentation d’un texte plate-forme, destiné à rester interne, élaboré par un groupe de travail à partir des éléments de la veille en « évitant le minimum commun pour préserver les richesses et les différences exprimées » ( voir texte Bilan proposition de la commission sur la structuration de la coordination nationale )

Validation de principe à faire remonter aux AG Adopté à 28 voix contre 1 ( Haute Savoie ) Pas d’abstention

Echanges autour du texte :

A la question de la « personne morale » évoquée par Tours, la commission structuration renvoie à la philosophie de la coordination : force pour aller de l’avant et non instance de tutelle, tandis que Lyon renvoie la question à la commission chargée des questions juridiques et de la répression . IDF souligne un problème « sémantique » tirant le texte vers un positionnement défensif. Montpellier déplore que la question de la responsabilité soit niée et pointe une confusion entre « une organisation pour travailler et un modèle de fonctionnement de société ».

2) COMMISSION COMMUNICATION INTERNE/EXTERNE

3 grands principes énoncés sur la base suivante : « Force de proposition et de positionnement »
- collecte de l’information venant de l’extérieur vers l’interne et rediffusion vers la presse, interpro ... codifiée et identifiée
- positionnement par rapport aux médias Ne plus se laisser mettre en scène au bon vouloir des médias Décider quoi et quand communiquer
- Dans chaque région : référent médias/communication interne

Echanges :

Rouen exprime qu’un référent national serait contraire à la philosophie de la coordination.

3) COMMISSION ACTION

Principe d’actions locales « top secret » en simultané à impact national, d’actions régionales et nationales ( convergence sur un lieu )

Mise en place d’un échéancier : fin juillet / 5 août / Rentrée + dates clefs Les grands rendez-vous d’août :

Samedi 2 : opération audiovisuel / Orange / Festival interceltique de Lorient Lundi 4 : Abolition des privilèges 8-10 : Rassemblement Confédération paysanne Larzac 13-16 : préparation Aurillac / Festival Chaise Dieu 20-23 : Festival d’Aurillac

La question des modalités d’action est renvoyée à l’après-midi

4) COMMISSION INTERPRO

Propositions de base :

- Fédérer en les associant les luttes sociales
- Principe d’actions simultanées sur le territoire en relation avec la commission action
- Construire le réseau des luttes en cours en cours ou à venir ( cheminots etc ... )
- Continuer à sensibiliser un large public aux réformes en cours

Outils :

- Mise en place de forums, rencontres thématiques
- actions de solidarité concrètes
- Grèves, Occupations, blocages, blocages de la « société entreprise »

Slogan :

« Citoyens en lutte - résistance citoyenne »

Calendrier 2003 :

8-10 août : Larzac 6 septembre : Cancun 8 septembre : occupation ASSEDIC ( coïncidence rentrée culturelle et scolaire ) 12-15 novembre : Forum européen St Denis

Echanges :

A la question de Bordeaux : comment s’adresser au patronat « grand absent en tant que profession » , Lyon souligne que les actions de boycott et occupation y répondent Validation de principe de cette plate-forme par IDF en rappelant que l’interpro n’est pas la réunion de toutes les professions mais regarde tous les gens qui sont en lutte Montpellier propose une réunion inter-régionale des commissions interpro pour préparer le forum au Larzac

4) COMMISSION JURIDIQUE ( 3 PERSONNES )

- Faire le point des ressources locales ( avocats etc ... )
- Faire le point des problèmes

Intervention sur 3 axes :

- à court terme : . légal : protection des actions . logistique : voir documentation existante ( Guide du manifestant etc ... ) . financier : prise en charge mutualisée du coût de travail sur le protocole
- à moyen terme : . travailler sur le droit des salariés / des compagnies . le droit de grève . question de la rupture des contrats

- à long terme : . état des lieux des situations individuelles et des compagnies grévistes . formation/information par le Syndicat de la Magistrature

Sur la question de la constitution de la coordination en « personne morale » la commission juridique attire l’attention sur le fait que ce serait une erreur. La force de la coordination est d’être « insaisissable », seule la personne est attaquable (ce qui n’enlève évidemment pas le risque individuel )

5) COMMISSION CONTRE PROPOSITIONS ( IDF/TOURS/LE MANS/ CAEN )

Axes de réflexion dégagés suite à l’AG de la veille :

- Statut du travailleur ou du travailleur privé d’emploi et autres salariés à l’emploi discontinu
- Extension des annexes 8 & 10 à d’autres catégories de travailleurs précaires

Attention à ne pas refaire ce qui a déjà été fait par la commission histoire

6) COMMISSION FOND DE SOUTIEN ( REPRÉSENTANTS DE 4 COLLECTIFS ) :

La commission commence par souligner que le fond de soutien concerne tous les autres aspects ( actions, juridique ... ) et qu’il est urgent d’apporter une réponse à la question de la grève.

Après avoir évoqué l’ampleur du problème, la commission attire l’attention sur la multiplicité des situations et la diversité des réponses à apporter. Par ailleurs faut-il créer un fond spectacle vivant et un fond audiovisuel-cinéma ou les confondre ?

Tour des questions à examiner :

- Redistribution aux individus ( cas par cas )
- Redistribution aux structures ( compagnies, boites de production ... )
- Affectation pour des « Plateaux tournants » ( festivals alternatifs ... ) par une redistribution aux structures d’accueil ( diffuseurs ... )
- Faut-il créer un fond national ou doit-il rester local

Échanges :

Concernant la collecte, Lyon exprime sa méfiance non vis à vis du fond de soutien mais de la « grève par procuration » qui peut permettre à des non-grévistes de se dédouaner à bon compte en reversant son cachet tout en continuant à travailler. Le Mans propose le reversement de l’indemnité journalière les jours de grèves nationales. Châteauroux suggère la grève administrative ( grève de toutes les procédures générant des charges, type contrats cf. Syndeac ) pour générer des fonds.

Concernant la redistribution, IDF insiste sur le point à faire avant toute chose. Lyon fait observer le problème de la territorialité, les intermittents étant par nature des salariés à employeurs multiples et Rouen le problème administratif dans le cas de la rue. Bordeaux questionne la redistribution aux employeurs dans la mesure où ce sont les salariés qui sont en grève.

Gestion locale ou nationale ? IDF est pour le principe d’une centralisation. Lyon soulève la question des impasses si l’on reste sur le plan local. Caen souligne que la mutualisation des fonds suppose une discussion préalable sur la redistribution. Principe à deux vitesses pour Montpellier : fond de soutien local pour être au plus proche du cas par cas et national pour réguler et compenser les disparités des ressources dans chaque région.

Synthèse élaborée par Sarah, Coordination IDF

Synthèse des échanges de l’après-midi

REVENDICATIONS :

1) retrait du protocole (32 collectifs, unanimes)

2) réflexion nationale sur la culture et le statut de l’artiste concertation sur les rôles et moyens de la culture Ne nous faisons pas doubler par le ministère, réappropriation des Etats Généraux de la culture au niveau local, régionale, national, européen (Tours, Nantes, Auvergne, Chateauroux, Montpellier, Rouen, St Etienne, Dijon, Orléans, Bordeaux, Caen, Poitiers, Sarthe, Rennes, Limousin

redéfinition politique des métiers de la culture devant aboutir à une loi cadre (Saint Etienne, Limousin, Rennes) réactualiser les archives, nourrir la mémoire du mouvement (Caen, Bordeaux) Obtenir une analyse chiffrée sur le nombre d’intermittents et permanents (Poitiers) Contrôle des abus (Caen)

3) Ouverture de nouvelles négociations avec représentativité des partenaires sociaux existants : Syndicats, employeurs, Etat et non-existants : coordinations et collectifs (Lorraine , Marseille, Charente, Rouen, Caen, IDF, Lot, Lyon, Grenoble, Avignon, Bordeaux, Sarthe, Lille, Orléans, Rennes, Carcassone, Toulouse, Mayenne changement de la loi de 1945 sur représentativité des partenaires sociaux (Lorraine, Charente)

4) Force de proposition réforme des annexes 8 et 10 (Grenoble, Orléans, IDF, Charente, Avignon, Lyon, Rennes, Toulouse, Mayenne)

A l’intérieur des corps de métiers du spectacle vivants et audiovisuel : sur la base des accords FESAC 2000 reconduits en 2001 (Rennes, Toulouse Suppression du doublement des cotisations assedic (St Etienne, Mayenne) Création d’un SMIC artistique (Bordeaux) pour les plasticiens par exemple (Sarthe)

Pb posé de la définition de l’artiste. Refonte de l’assurance chômage et autres sources de financements possibles (taxation ) que l’assiette de cotisations pour usagers de l’UNEDIC (IDF)

4) extension de la lutte à l’interpro solidarité pour la conservation des acquis sociaux et contre le désengagement de l’Etat exigence de sauvegarde du service public (Grenoble, Orléans, Rennes, Bordeaux, Lorraine, Marseille, Tours, Nantes, Auvergne, Chateauroux, Charente, Caen, IDF, Lyon, Toulouse, Poitiers)

extension du modèle intermittent (annexes 8 et 10) aux autres précaires (IDF, Charente, contre Bordeaux, Interluttants) création d’un revenu minimum universel (Lorraine) démission du gouvernement (Lorraine, Caen)

5) extension de la lutte dans un cadre européen contre la marchandisation de la culture (Lorraine, Marseille, Caen, Poitiers, Alençon, Marseille, IDF) retrait de l’AGCS (Dijon, Charente Maritime, Interluttants, IDF, Avignon,)

MODALITÉS D’ACTIONS

1)Grève Modalités

Au coup par coup, selon la situation (Mayenne, St Etienne, Drome, IDF) comment l’appliquer, la renforcer sans crever de faim ? (Poitiers) constat : minoritaire (Carcassone, Bordeaux) essoufflement (Rouen, Lorraine) ou/et divisante (Grenoble), votée sans être appliquée (ex : Châlon)

GGR (Grève Générale Reconductible) Même si signature du protocole (Mayenne) deuil de la culture, sans séduction du public (Montpellier, Auvergne) Contre une grève tournante ou perlée (un corps de métiers après l’autre en relais) (Tours)

Dans le cadre des festivals Si annulation, le droit de grève est confisqué (Marseille) Pb de récupération (Bordeaux) Concertation avec les directeurs (Rennes) Bloquage (Rennes, La Rochelle, Auvergne)

Bloquage audiov (Le mans, Bordeaux, IDF, Marseille, Nantes, Lorraine) Grève administrative (refus payer les charges ) (Chateauroux) Gratuité de tous les spectacles à la rentrée (Sarthe, Caen) aide au débrayage, accompagnement des grévistes (Interluttants, Chambéry, IDF, Charente Maritime, Auvergne) informer, sensibiliser, demander prise de position, (Rennes, Sarthe, Rouen, Bordeaux, IDF) tenir une tribune, forums ou informations aux publics (Lot, Drome Ardèche, Chambéry, IDF, Marseille, La Rochelle, Lorraine)

forum dans le cadre de l’arrêt de l’activité normale, si ils remplacent les spectacle (ni avant, ni pendant, ni après) (Interluttants, Lyon)

Grève incluant toutes formes d’actions : occupation permanente de tous les lieux (ex : ANPE), mobilisation générale, agitateurs, actions artistique ou symboliques(Grenoble, Dijon, Alençon, Interluttants, IDF, Caen, Rouen, Lille, Chambéry, Charente Maritime, Lorraine) Dépasser les actions symboliques, cibler le secteur économique (bloquage de la société entreprise)ou les institutions, le gouvernement, le patronat (Lyon, IDF, Lille)

2) dialoguer avec les structures culturelles institutionnelles, les diffuseurs (CDN, Scènes nationales…(liste des 240 signataires) dans le but d’aboutir à GGR à la rentrée (Montpellier, Avignon, Orléans, Caen, IDF) ou perturber leur fonctionnement pour bloquage saison artistique (Limousin, Lille, Montpellier) démissions des directeurs de théâtre sur le bureau du ministre (Sarthe) redéfinir un rapport au travail, une prise de position (Rouen, Chambéry, Bordeaux, Marseille, Charente Maritime, Nantes, Lorraine) refuser la convocation d’Aillagon aux EGC , ne pas rentrer dans logique du gouvernement (Montpellier)

3) travail auprès des élus locaux et régionaux pour augmenter pression sur gouvernement (Lot, Orléans, Drome, Rouen, Chambéry, Bordeaux, IDF, Marseille, Charente Maritime) perspectives cantonales (Rouen) sur liste régionale pour élection européenne (Lille)

4) Fédérer et initier la contestation avec lutte interpro (enseignants, étudiants) dans la perspective de la rentrée (Avignon, Orléans, Drome, Chateauroux, IDF, Charente Maritime)

5) Gestion du fond de soutien comme moyen nécessaire à la lutte (Lyon)

COMPTE RENDU DE l’ACTION TEST

Tous collectifs OK pour action de mobilisation nationale, en dehors des festivals But : coordination d’actions locales ou régionales, simultanées ou tournantes, selon un planning établi, Action test menée par 7 villes, préparée le week end du 23 juillet à Paris, ayant pour cible Radio Bleu. Réussite de 6 antennes sur 7 (Montpellier, Besançon, dijon, Grenoble, Chambéry, IDF) A améliorer : médiatisation de la syncronisation de cette action

CHOIX DES MODALITÉS D’ACTION

La question se pose d’emblée par rapport au festival d’Aurillac.

Auvergne propose que la prochaine réunion de la coordination nationale se tienne à Aurillac, en amont du festival (14 et 15 août), pour préparer la grève d’une part à la Chaise Dieu du 16 au 18 août et d’autre part à Aurillac du 20 au 23 août.

Objections :
- Impossible de réfléchir aux objectifs que veut se donner la coordination nationale dans le cadre d’un festival. Oui pour une présence à Aurillac, non pour une réunion nationale.(Caen et Paris)
- Aucun accord national sur bloquage massif d’un festival, le droit de grève est individuel (Limoges)

Par rapport à Châlon :
- Ne pas reproduire le « consensus mou » qui a eu lieu (60 % des compagnies ont voté la grève, et le festival a eu lieu) (Dijon)
- Danger : mise en scène ludique de la grève relayée par les médias qui donne l’illusion d’une mobilisation générale (Grenoble)
- Sachant que 18 collectifs se prononcent globalement pour un appel à la grève, responsabilité politique à prendre , positionnement clair et radical de la coordination nationale nécessaire (Tours, Lyon, Montpellier)
- Préparation en amont et aide au débrayage nécessaire : si Aurillac joue, alors la grève à Avignon et Chalon n’aura servi à rien (Interluttants, Grenoble)

Objections :
- Différencier 2 choses : bloquage massif de l’extérieur ou débrayage de l’intérieur (St Etienne)
- Une présence massive peut aider à faire respecter le droit de grève et à l’amplifier (Lyon)
- Si bloquage, l’opinion publique sera contre nous. (Rouen)
- Ne pas basculer dans volonté d’imposer la grève (Rouen)
- Si annulation par la direction, reste occupation du terrain , de la rue (IDF, Tours)

Par rapport au Larzac (8 9 10 aout) Pb de Millau : Les organisateurs alter mondialistes prévoient des concerts (confédération paysanne, ATTAC, etc…) Lieu de préparation de la rentrée sociale

Uzeste : appel de Bordeaux à venir soutenir l’annulation du festival et la réappropriation de l’espace public

Lille est nommée capitale de la culture européenne en 2004 (décision du gvt) Le collectif de Lille (en tant que contre pouvoir) fait son possible pour maintenir la pression

Les Chorégies d’Orange : Marseille appelle les collectifs voisins et la coordination nationale à un soutien massif des grévistes les 1er et 2 août 2003 Montpellier précise que ce festival accueille surtout des compagnies étrangères, et que les équipes sont soumises au chantage à l’emploi.

VOTES

Suite à cette discussion, il y a vote des motions suivantes :

- La coordination nationale appelle les collectifs à envoyer des référents à Aurillac les 14 et 15 août pour préparer et organiser le mouvement de grève. Pour : 16 Contre : 4 Abstention : 10

- La coordination nationale appelle à se rendre à Aurillac dans le but de soutenir les grévistes du 19 au 23 août 2003. Pour : 22 Contre : 1 Abstention : 8

- Vote de principe sur la présence de la coordination nationale à Lille les 5 et 6 décembre 2003 Pour : 27 Contre : 0 Abstention : 2

- La coordination nationale appelle à un soutien massif des grévistes des Chorégies d’Orange. Pour : 27 Contre : 0 Abstention : 3 Sans vote : 1

Dans la mesure où aucun texte commun n’est avalisé par l’ensemble des collectifs représentés ces 2 jours à Caen, IDF propose de rajouter à cette dernière motion le retrait sans condition du protocole. Dijon propose d’y rajouter également les appels d’Aurillac et de Lille. Pour : 23 Contre : 3 Abstention : 2 Sans vote : 1

Montpellier demande également que soit votée la déclaration suivante :

- La coordination nationale déclare Monsieur Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture, « Persona Non Grata » dans les institutions et les lieux culturels du pays. Pour : 22 Contre : 0 Abstention : 2 Pas de vote : 1

Ces votes sont à valider par les AG locales

CHOIX DU NOM DE LA COORDINATION NATIONALE

Après un tour de table des propositions : Diverses orientations possibles : fédération ou coordination nationale, professionnels ou travailleurs ou intermittents ou précaires du spectacle vivant et de l’audiovisuel ou de la culture et titres comme Résistances (Marseille) ; CRAC (Coordinations des Régions des Intermittents en Colère), GNAC (Groupement National des Artistes en Colère) ; GRIL (Groupement des Régions des Intermittents en Lutte)

Au vu de la complexité des modalités de vote et de la fatigue générale, on vote le report du choix de ce nom : Pour le report : 14 Contre : 7 Abstention : 5 Pas de vote : 3

DATES ET LIEUX DES PROCHAINS RENDEZ VOUS DE LA COORDINATION NATIONALE

Propositions : 28-29-30 août à Paris (sous réserve : dépend de la salle) mi septembre à Montpellier 22-23 septembre à Nancy (journées de l’UMP) fin septembre à Saint-Etienne (dans le cadre d’une rencontre avec ATAC)

La coordination nationale ayant plutôt le souhait d’une rencontre pas trop éloignée dans le temps pour continuer à réfléchir et travailler ensemble, (cadre « neutre »), la proposition de Paris est soumise au vote. Pour : 26 Contre : 1 Abstention : 2

L’ordre du jour de cette prochaine réunion n’est pas défini, les propositions suivantes sont évoquées :
- fond de soutien
- relations avec les médias choix du nom
- finaliser le texte de structuration
- modalités de la grève
- bilan de l’été
- préparation de la rentrée sociale
- comment s’organise l’articulation de la lutte et la responsabilité des actions au sein du mouvement entre les coordinations autonomes et les syndicats ?
- écrit d’un texte politique commun concernant les objectifs et revendications de la coordination nationale. (Ce travail a été ébauché au cours de ces deux jours, autour des propositions d’Auvergne, de Saint Etienne et de IDF, sans parvenir à un résultat concluant.)

Chaque collectif repart avec un kit de documents-texte de travails :
- listing des contacts de l’ensemble des collectifs
- ébauche de structuration
- bilans de 5 commissions (pour le fond de soutien, doc de la Sarthe + doc d’Avignon sur les statuts)
- historique de Caen
- 3 ébauches de textes de revendications (Auvergne, Saint Etienne, IDF)

Merci au collectif de Caen pour son accueil, sa disponibilité, merci à toute l’équipe logistique !

Ces 2 jours se sont terminés par une manif dans la rue, 250 ou 300 personnes présentes, avec projections des films des différents collectifs sur le mouvement, présentés sous forme de


Tour de table et point de la lutte dans chaque collectif :

Certains essoufflés mais toujours mobilisés « on continue à avoir la haine »/Interluttants/ d’autres pointent le risque de division /Bourgogne/ Pas de fatigue mais inquiétudes ( survie économique ) / Sarthe/ mais pour tous « la lutte continue » /Auvergne/avec « la rage et des actions »/Poitiers/

Sur la question de la grève :

Poursuite de la stratégie de grève pour les collectifs suffisamment fort en nombre et pas « essoufflés » tandis que d’autres se questionnent « on est fatigués de la grève et des blocages. Il ne faut pas mélanger le mouvement et la lutte des classes ; ce n’est pas le lieu de règlement de comptes avec les diffuseurs »/ Angers/ Pour d’autres encore, la grève n’est pas le seul moyen d’action /Avignon/ Pour IDF, se préserver de toute logique binaire : grève ou pas grève, blocage ou pas blocage, occupation ou pas occupation ; être dans une logique additionnelle : grève partout où c’est possible. Pour Marseille : quid du droit de grève et de prise de parole en cas d’annulation des festivals ?

Objectifs politiques et éthiques du mouvement

Objectif immédiat : consensus autour du retrait du protocole ( annulation pure et simple ) mais massivement objectif à plus long terme, protocole signé ou pas. Sortir du combat corporatiste pour élargir la lutte en synergie avec les mouvements sociaux Pérennisation du mouvement/Lilles/ « on démarre quelque chose à long terme, on verra dans 10 ans ce qu’on a semé »/St Etienne/ " ce n’est pas parce qu’une chose est signée qu’on ne continue pas à la combattre /Lyon/ quel que soit le résultat la lutte doit continuer/Poitiers/Auvergne/ Principe de résistance civile pour IDF Ce n’est pas seulement le protocole qu’il faut retirer c’est le gouvernement qui doit tomber/Lilles/ Responsabilité du mouvement à tenir la lutte jusqu’à la rentrée/Tours/ mouvement des intermittents = « fer de lance de la contestation sociale »/Orléans/

Terrain de la lutte :

Champ social :

Autour de l’inter pro : solidarité, convergence des luttes On est dans un conflit social/Sarthe/ tous ensemble agressés /Interluttants/

A mettre en réflexion : quel projet de société voulons-nous face au projet qu’on veut nous imposer : « société de consommation ou société de partage » /Rouen/

Question : comment rester identifiés dans notre lutte : « se méfier du mot à la place de la chose ; voir où notre lutte converge avec d’autres »/Lyon/ « obligation à être dans une lutte claire, visible, audible. L’inter pro ça ne se décrète pas, ça se construit »/Tours/

Champ culturel :

Protocole :

Retour aux annexes 8&10 Extension à d’autres catégories de travailleurs ( plasticiens, auteurs ... ) Gagner des droits nouveaux : réflexion à ouvrir sur la discontinuité du travail/IDF/

Quel statut ?

Artiste ou travailleur en tout cas pas des droits collectifs. Construction d’un vrai statut professionnel à travers nos métiers et leurs spécificités/Limoges/ Réflexion agissante avec tous les précaires/Poitiers/ Place du travail et non de l’artiste dont il est question dans cette lutte ; c’est bien la part créatrice du travail qu’on ne veut plus financer /Avignon/ Qu’est-ce le travail de création artistique ?/Bordeaux/ Salariés et non artistes sinon on n’englobe pas les techniciens /Lyon/ Statut de l’artiste = piège, on se bat pour des droits collectifs.

États Généraux de la Culture

Réponse à faire à J.J Aillagon à propos des « Assises nationales du spectacle vivant » dont Nantes juge la terminologie inacceptable et restrictive : « Le sucre après la trique » Pas de concertation avec le gouvernement jusqu’au retrait du protocole Un dialogue sur la culture ce n’est pas un catalogue mais un choix politique /Sarthe/ Quelle culture on veut ? /Rouen/ Comment y être représentés en tant que salariés, dimension importante de la lutte /Lyon/ Ne pas se faire récupérer. Hors de question d’être à la traîne du gouvernement mais prendre l’initiative /Interluttants/ Attention au débat confisqué par les ténors /Grenoble/ Les états généraux ont déjà commencé, alors nous n’en avons pas besoin. Si saupoudrage et partage du gâteau, on n’en veut pas /IDF/ Il n’y a pas de gâteau à partager mais une politique culturelle à réinventer / Charentes Maritime/

Rôle et place de l’artiste : quelle réflexion ?

L’artiste a perdu son rôle dans ces dix dernières années, il doit reprendre la parole dans la cité : alerte à donner sur la dérive de la démocratie /Rennes/ Le politique a instrumentalisé l’artiste, l’artiste doit reposer la question politique dans la cité /Bordeaux/ Bilan à faire, remise à plat des financements de la culture / Drôme Ardèche/ rôle et moyens de la culture /Rouen/

« Il y a une rentrée sociale mais aussi culturelle » /Caen/ Orléans/

Pression sur les élus, les scènes nationales

Mercredi 30 / synthèse des échanges de l’après-midi

Fonctionnement en commissions parallèlement à la « marmite »

Reprise des échanges autour des points du matin ( protocole, inter pro, états généraux etc ... ) et du débat autour des objectifs de la coordination

Proposition d’objectifs et de vote ( non effectué ) :

- Retrait du protocole
- Prise en compte de tous les métiers du spectacle Ces 2 points recueillent un accord unanime, les sens des3 points suivants sont à préciser :
- Redéfinition d’une politique culturelle
- Défense de tous les services publics
- Prise en compte de toutes les précarités

Après la lecture des motions de St Etienne et Auvergne, décision est prise de rédiger une plate-forme commune à partir des deux textes en essayant de trouver les points de convergence

Points d’achoppement soulevés : Relation avec les syndicats Objectifs de la lutte : corporation, corporatisme ou au-delà Moyens de la lutte ( grève, blocages ) comment articuler les formes de luttes diverses ?

Parallèlement à la commission rédaction mise en place, reprise du débat sur la structuration de la coordination

Rappel des points établis à Avignon :

- Indépendance des collectifs
- Historique des luttes à faire dans chaque collectif
- États Généraux de la Culture
- Fond de solidarité

Points soulevés :

Structuration horizontale /Toulouse/Caen/Lyon/Rennes/Sarthe/St-Etienne/ ou verticale / Haute Savoie/ pouvoir exécutif de la coordination pour /Rouen/ présence juridique et morale pour /IDF/représentativité au quorum ( 3/4 des collectifs au mandat à durée limitée et révocable ) /Grenoble/ idée à laquelle adhèrent /Avignon/Orléans/Charente/Marseille/ Ne se sont pas prononcé sur cette question : /Auvergne/ Poitiers/Interluttants/ /Carcassonne/ évoque une commission éthique reposant sur une charte comme instance de régulation

Consensus massif pour la mutualisation des expériences et d’actions fédératrices au niveau national. La question de la gestion du fond de soutien et de la communication externe « coordination comme porte-voix » /Toulouse/ des collectifs reste posée.

Jeudi 31 juillet

Synthèse des échanges du matin

PRÉSENTATION/VALIDATION DE LA TRIBUNE

Frédéric ( IDF ) et Valéry ( Caen ) prennent le relais de Julien et Arnaud. Frédéric propose l’ordre du jour.

Lecture de l’Appel de Lyon du 6 juillet 2003 signé par 35 collectifs. Après un bref échange portant sur la question du retrait du protocole et les précisions à y apporter ( avenant du 8 juillet ) / Dijon / et celle de se reconnaître dans l’appel à la grève reconductible / Avignon/Montpellier / Frédéric demande qu’il n’y ait pas de tour de table à propos de ce texte fondateur afin d’avancer sur l’ordre du jour.

COMPTE-RENDU DES COMMISSIONS

1) COMMISSION STRUCTURATION

Présentation d’un texte plate-forme, destiné à rester interne, élaboré par un groupe de travail à partir des éléments de la veille en « évitant le minimum commun pour préserver les richesses et les différences exprimées » ( voir texte Bilan proposition de la commission sur la structuration de la coordination nationale )

Validation de principe à faire remonter aux AG Adopté à 28 voix contre 1 ( Haute Savoie ) Pas d’abstention

Echanges autour du texte :

A la question de la « personne morale » évoquée par Tours, la commission structuration renvoie à la philosophie de la coordination : force pour aller de l’avant et non instance de tutelle, tandis que Lyon renvoie la question à la commission chargée des questions juridiques et de la répression . IDF souligne un problème « sémantique » tirant le texte vers un positionnement défensif. Montpellier déplore que la question de la responsabilité soit niée et pointe une confusion entre « une organisation pour travailler et un modèle de fonctionnement de société ».

2) COMMISSION COMMUNICATION INTERNE/EXTERNE

3 grands principes énoncés sur la base suivante : « Force de proposition et de positionnement »
- collecte de l’information venant de l’extérieur vers l’interne et rediffusion vers la presse, interpro ... codifiée et identifiée
- positionnement par rapport aux médias Ne plus se laisser mettre en scène au bon vouloir des médias Décider quoi et quand communiquer
- Dans chaque région : référent médias/communication interne

Echanges :

Rouen exprime qu’un référent national serait contraire à la philosophie de la coordination.

3) COMMISSION ACTION

Principe d’actions locales « top secret » en simultané à impact national, d’actions régionales et nationales ( convergence sur un lieu )

Mise en place d’un échéancier : fin juillet / 5 août / Rentrée + dates clefs Les grands rendez-vous d’août :

Samedi 2 : opération audiovisuel / Orange / Festival interceltique de Lorient Lundi 4 : Abolition des privilèges 8-10 : Rassemblement Confédération paysanne Larzac 13-16 : préparation Aurillac / Festival Chaise Dieu 20-23 : Festival d’Aurillac

La question des modalités d’action est renvoyée à l’après-midi

4) COMMISSION INTERPRO

Propositions de base :

- Fédérer en les associant les luttes sociales
- Principe d’actions simultanées sur le territoire en relation avec la commission action
- Construire le réseau des luttes en cours en cours ou à venir ( cheminots etc ... )
- Continuer à sensibiliser un large public aux réformes en cours

Outils :

- Mise en place de forums, rencontres thématiques
- actions de solidarité concrètes
- Grèves, Occupations, blocages, blocages de la « société entreprise »

Slogan :

« Citoyens en lutte - résistance citoyenne »

Calendrier 2003 :

8-10 août : Larzac 6 septembre : Cancun 8 septembre : occupation ASSEDIC ( coïncidence rentrée culturelle et scolaire ) 12-15 novembre : Forum européen St Denis

Echanges :

A la question de Bordeaux : comment s’adresser au patronat « grand absent en tant que profession » , Lyon souligne que les actions de boycott et occupation y répondent Validation de principe de cette plate-forme par IDF en rappelant que l’interpro n’est pas la réunion de toutes les professions mais regarde tous les gens qui sont en lutte Montpellier propose une réunion inter-régionale des commissions interpro pour préparer le forum au Larzac

4) COMMISSION JURIDIQUE ( 3 PERSONNES )

- Faire le point des ressources locales ( avocats etc ... )
- Faire le point des problèmes

Intervention sur 3 axes :

- à court terme : . légal : protection des actions . logistique : voir documentation existante ( Guide du manifestant etc ... ) . financier : prise en charge mutualisée du coût de travail sur le protocole
- à moyen terme : . travailler sur le droit des salariés / des compagnies . le droit de grève . question de la rupture des contrats

- à long terme : . état des lieux des situations individuelles et des compagnies grévistes . formation/information par le Syndicat de la Magistrature

Sur la question de la constitution de la coordination en « personne morale » la commission juridique attire l’attention sur le fait que ce serait une erreur. La force de la coordination est d’être « insaisissable », seule la personne est attaquable (ce qui n’enlève évidemment pas le risque individuel )

5) COMMISSION CONTRE PROPOSITIONS ( IDF/TOURS/LE MANS/ CAEN )

Axes de réflexion dégagés suite à l’AG de la veille :

- Statut du travailleur ou du travailleur privé d’emploi et autres salariés à l’emploi discontinu
- Extension des annexes 8 & 10 à d’autres catégories de travailleurs précaires

Attention à ne pas refaire ce qui a déjà été fait par la commission histoire

6) COMMISSION FOND DE SOUTIEN ( REPRÉSENTANTS DE 4 COLLECTIFS ) :

La commission commence par souligner que le fond de soutien concerne tous les autres aspects ( actions, juridique ... ) et qu’il est urgent d’apporter une réponse à la question de la grève.

Après avoir évoqué l’ampleur du problème, la commission attire l’attention sur la multiplicité des situations et la diversité des réponses à apporter. Par ailleurs faut-il créer un fond spectacle vivant et un fond audiovisuel-cinéma ou les confondre ?

Tour des questions à examiner :

- Redistribution aux individus ( cas par cas )
- Redistribution aux structures ( compagnies, boites de production ... )
- Affectation pour des « Plateaux tournants » ( festivals alternatifs ... ) par une redistribution aux structures d’accueil ( diffuseurs ... )
- Faut-il créer un fond national ou doit-il rester local

Échanges :

Concernant la collecte, Lyon exprime sa méfiance non vis à vis du fond de soutien mais de la « grève par procuration » qui peut permettre à des non-grévistes de se dédouaner à bon compte en reversant son cachet tout en continuant à travailler. Le Mans propose le reversement de l’indemnité journalière les jours de grèves nationales. Châteauroux suggère la grève administrative ( grève de toutes les procédures générant des charges, type contrats cf. Syndeac ) pour générer des fonds.

Concernant la redistribution, IDF insiste sur le point à faire avant toute chose. Lyon fait observer le problème de la territorialité, les intermittents étant par nature des salariés à employeurs multiples et Rouen le problème administratif dans le cas de la rue. Bordeaux questionne la redistribution aux employeurs dans la mesure où ce sont les salariés qui sont en grève.

Gestion locale ou nationale ? IDF est pour le principe d’une centralisation. Lyon soulève la question des impasses si l’on reste sur le plan local. Caen souligne que la mutualisation des fonds suppose une discussion préalable sur la redistribution. Principe à deux vitesses pour Montpellier : fond de soutien local pour être au plus proche du cas par cas et national pour réguler et compenser les disparités des ressources dans chaque région.

Synthèse élaborée par Sarah, Coordination IDF

Synthèse des échanges de l’après-midi

REVENDICATIONS :

1) retrait du protocole (32 collectifs, unanimes)

2) réflexion nationale sur la culture et le statut de l’artiste concertation sur les rôles et moyens de la culture Ne nous faisons pas doubler par le ministère, réappropriation des Etats Généraux de la culture au niveau local, régionale, national, européen (Tours, Nantes, Auvergne, Chateauroux, Montpellier, Rouen, St Etienne, Dijon, Orléans, Bordeaux, Caen, Poitiers, Sarthe, Rennes, Limousin

redéfinition politique des métiers de la culture devant aboutir à une loi cadre (Saint Etienne, Limousin, Rennes) réactualiser les archives, nourrir la mémoire du mouvement (Caen, Bordeaux) Obtenir une analyse chiffrée sur le nombre d’intermittents et permanents (Poitiers) Contrôle des abus (Caen)

3) Ouverture de nouvelles négociations avec représentativité des partenaires sociaux existants : Syndicats, employeurs, Etat et non-existants : coordinations et collectifs (Lorraine , Marseille, Charente, Rouen, Caen, IDF, Lot, Lyon, Grenoble, Avignon, Bordeaux, Sarthe, Lille, Orléans, Rennes, Carcassone, Toulouse, Mayenne changement de la loi de 1945 sur représentativité des partenaires sociaux (Lorraine, Charente)

4) Force de proposition réforme des annexes 8 et 10 (Grenoble, Orléans, IDF, Charente, Avignon, Lyon, Rennes, Toulouse, Mayenne)

A l’intérieur des corps de métiers du spectacle vivants et audiovisuel : sur la base des accords FESAC 2000 reconduits en 2001 (Rennes, Toulouse Suppression du doublement des cotisations assedic (St Etienne, Mayenne) Création d’un SMIC artistique (Bordeaux) pour les plasticiens par exemple (Sarthe)

Pb posé de la définition de l’artiste. Refonte de l’assurance chômage et autres sources de financements possibles (taxation ) que l’assiette de cotisations pour usagers de l’UNEDIC (IDF)

4) extension de la lutte à l’interpro solidarité pour la conservation des acquis sociaux et contre le désengagement de l’Etat exigence de sauvegarde du service public (Grenoble, Orléans, Rennes, Bordeaux, Lorraine, Marseille, Tours, Nantes, Auvergne, Chateauroux, Charente, Caen, IDF, Lyon, Toulouse, Poitiers)

extension du modèle intermittent (annexes 8 et 10) aux autres précaires (IDF, Charente, contre Bordeaux, Interluttants) création d’un revenu minimum universel (Lorraine) démission du gouvernement (Lorraine, Caen)

5) extension de la lutte dans un cadre européen contre la marchandisation de la culture (Lorraine, Marseille, Caen, Poitiers, Alençon, Marseille, IDF) retrait de l’AGCS (Dijon, Charente Maritime, Interluttants, IDF, Avignon,)

MODALITÉS D’ACTIONS

1)Grève Modalités

Au coup par coup, selon la situation (Mayenne, St Etienne, Drome, IDF) comment l’appliquer, la renforcer sans crever de faim ? (Poitiers) constat : minoritaire (Carcassone, Bordeaux) essoufflement (Rouen, Lorraine) ou/et divisante (Grenoble), votée sans être appliquée (ex : Châlon)

GGR (Grève Générale Reconductible) Même si signature du protocole (Mayenne) deuil de la culture, sans séduction du public (Montpellier, Auvergne) Contre une grève tournante ou perlée (un corps de métiers après l’autre en relais) (Tours)

Dans le cadre des festivals Si annulation, le droit de grève est confisqué (Marseille) Pb de récupération (Bordeaux) Concertation avec les directeurs (Rennes) Bloquage (Rennes, La Rochelle, Auvergne)

Bloquage audiov (Le mans, Bordeaux, IDF, Marseille, Nantes, Lorraine) Grève administrative (refus payer les charges ) (Chateauroux) Gratuité de tous les spectacles à la rentrée (Sarthe, Caen) aide au débrayage, accompagnement des grévistes (Interluttants, Chambéry, IDF, Charente Maritime, Auvergne) informer, sensibiliser, demander prise de position, (Rennes, Sarthe, Rouen, Bordeaux, IDF) tenir une tribune, forums ou informations aux publics (Lot, Drome Ardèche, Chambéry, IDF, Marseille, La Rochelle, Lorraine)

forum dans le cadre de l’arrêt de l’activité normale, si ils remplacent les spectacle (ni avant, ni pendant, ni après) (Interluttants, Lyon)

Grève incluant toutes formes d’actions : occupation permanente de tous les lieux (ex : ANPE), mobilisation générale, agitateurs, actions artistique ou symboliques(Grenoble, Dijon, Alençon, Interluttants, IDF, Caen, Rouen, Lille, Chambéry, Charente Maritime, Lorraine) Dépasser les actions symboliques, cibler le secteur économique (bloquage de la société entreprise)ou les institutions, le gouvernement, le patronat (Lyon, IDF, Lille)

2) dialoguer avec les structures culturelles institutionnelles, les diffuseurs (CDN, Scènes nationales…(liste des 240 signataires) dans le but d’aboutir à GGR à la rentrée (Montpellier, Avignon, Orléans, Caen, IDF) ou perturber leur fonctionnement pour bloquage saison artistique (Limousin, Lille, Montpellier) démissions des directeurs de théâtre sur le bureau du ministre (Sarthe) redéfinir un rapport au travail, une prise de position (Rouen, Chambéry, Bordeaux, Marseille, Charente Maritime, Nantes, Lorraine) refuser la convocation d’Aillagon aux EGC , ne pas rentrer dans logique du gouvernement (Montpellier)

3) travail auprès des élus locaux et régionaux pour augmenter pression sur gouvernement (Lot, Orléans, Drome, Rouen, Chambéry, Bordeaux, IDF, Marseille, Charente Maritime) perspectives cantonales (Rouen) sur liste régionale pour élection européenne (Lille)

4) Fédérer et initier la contestation avec lutte interpro (enseignants, étudiants) dans la perspective de la rentrée (Avignon, Orléans, Drome, Chateauroux, IDF, Charente Maritime)

5) Gestion du fond de soutien comme moyen nécessaire à la lutte (Lyon)

COMPTE RENDU DE l’ACTION TEST

Tous collectifs OK pour action de mobilisation nationale, en dehors des festivals But : coordination d’actions locales ou régionales, simultanées ou tournantes, selon un planning établi, Action test menée par 7 villes, préparée le week end du 23 juillet à Paris, ayant pour cible Radio Bleu. Réussite de 6 antennes sur 7 (Montpellier, Besançon, dijon, Grenoble, Chambéry, IDF) A améliorer : médiatisation de la syncronisation de cette action

CHOIX DES MODALITÉS D’ACTION

La question se pose d’emblée par rapport au festival d’Aurillac.

Auvergne propose que la prochaine réunion de la coordination nationale se tienne à Aurillac, en amont du festival (14 et 15 août), pour préparer la grève d’une part à la Chaise Dieu du 16 au 18 août et d’autre part à Aurillac du 20 au 23 août.

Objections :
- Impossible de réfléchir aux objectifs que veut se donner la coordination nationale dans le cadre d’un festival. Oui pour une présence à Aurillac, non pour une réunion nationale.(Caen et Paris)
- Aucun accord national sur bloquage massif d’un festival, le droit de grève est individuel (Limoges)

Par rapport à Châlon :
- Ne pas reproduire le « consensus mou » qui a eu lieu (60 % des compagnies ont voté la grève, et le festival a eu lieu) (Dijon)
- Danger : mise en scène ludique de la grève relayée par les médias qui donne l’illusion d’une mobilisation générale (Grenoble)
- Sachant que 18 collectifs se prononcent globalement pour un appel à la grève, responsabilité politique à prendre , positionnement clair et radical de la coordination nationale nécessaire (Tours, Lyon, Montpellier)
- Préparation en amont et aide au débrayage nécessaire : si Aurillac joue, alors la grève à Avignon et Chalon n’aura servi à rien (Interluttants, Grenoble)

Objections :
- Différencier 2 choses : bloquage massif de l’extérieur ou débrayage de l’intérieur (St Etienne)
- Une présence massive peut aider à faire respecter le droit de grève et à l’amplifier (Lyon)
- Si bloquage, l’opinion publique sera contre nous. (Rouen)
- Ne pas basculer dans volonté d’imposer la grève (Rouen)
- Si annulation par la direction, reste occupation du terrain , de la rue (IDF, Tours)

Par rapport au Larzac (8 9 10 aout) Pb de Millau : Les organisateurs alter mondialistes prévoient des concerts (confédération paysanne, ATTAC, etc…) Lieu de préparation de la rentrée sociale

Uzeste : appel de Bordeaux à venir soutenir l’annulation du festival et la réappropriation de l’espace public

Lille est nommée capitale de la culture européenne en 2004 (décision du gvt) Le collectif de Lille (en tant que contre pouvoir) fait son possible pour maintenir la pression

Les Chorégies d’Orange : Marseille appelle les collectifs voisins et la coordination nationale à un soutien massif des grévistes les 1er et 2 août 2003 Montpellier précise que ce festival accueille surtout des compagnies étrangères, et que les équipes sont soumises au chantage à l’emploi.

VOTES

Suite à cette discussion, il y a vote des motions suivantes :

- La coordination nationale appelle les collectifs à envoyer des référents à Aurillac les 14 et 15 août pour préparer et organiser le mouvement de grève. Pour : 16 Contre : 4 Abstention : 10

- La coordination nationale appelle à se rendre à Aurillac dans le but de soutenir les grévistes du 19 au 23 août 2003. Pour : 22 Contre : 1 Abstention : 8

- Vote de principe sur la présence de la coordination nationale à Lille les 5 et 6 décembre 2003 Pour : 27 Contre : 0 Abstention : 2

- La coordination nationale appelle à un soutien massif des grévistes des Chorégies d’Orange. Pour : 27 Contre : 0 Abstention : 3 Sans vote : 1

Dans la mesure où aucun texte commun n’est avalisé par l’ensemble des collectifs représentés ces 2 jours à Caen, IDF propose de rajouter à cette dernière motion le retrait sans condition du protocole. Dijon propose d’y rajouter également les appels d’Aurillac et de Lille. Pour : 23 Contre : 3 Abstention : 2 Sans vote : 1

Montpellier demande également que soit votée la déclaration suivante :

- La coordination nationale déclare Monsieur Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture, « Persona Non Grata » dans les institutions et les lieux culturels du pays. Pour : 22 Contre : 0 Abstention : 2 Pas de vote : 1

Ces votes sont à valider par les AG locales

CHOIX DU NOM DE LA COORDINATION NATIONALE

Après un tour de table des propositions : Diverses orientations possibles : fédération ou coordination nationale, professionnels ou travailleurs ou intermittents ou précaires du spectacle vivant et de l’audiovisuel ou de la culture et titres comme Résistances (Marseille) ; CRAC (Coordinations des Régions des Intermittents en Colère), GNAC (Groupement National des Artistes en Colère) ; GRIL (Groupement des Régions des Intermittents en Lutte)

Au vu de la complexité des modalités de vote et de la fatigue générale, on vote le report du choix de ce nom : Pour le report : 14 Contre : 7 Abstention : 5 Pas de vote : 3

DATES ET LIEUX DES PROCHAINS RENDEZ VOUS DE LA COORDINATION NATIONALE

Propositions : 28-29-30 août à Paris (sous réserve : dépend de la salle) mi septembre à Montpellier 22-23 septembre à Nancy (journées de l’UMP) fin septembre à Saint-Etienne (dans le cadre d’une rencontre avec ATAC)

La coordination nationale ayant plutôt le souhait d’une rencontre pas trop éloignée dans le temps pour continuer à réfléchir et travailler ensemble, (cadre « neutre »), la proposition de Paris est soumise au vote. Pour : 26 Contre : 1 Abstention : 2

L’ordre du jour de cette prochaine réunion n’est pas défini, les propositions suivantes sont évoquées :
- fond de soutien
- relations avec les médias choix du nom
- finaliser le texte de structuration
- modalités de la grève
- bilan de l’été
- préparation de la rentrée sociale
- comment s’organise l’articulation de la lutte et la responsabilité des actions au sein du mouvement entre les coordinations autonomes et les syndicats ?
- écrit d’un texte politique commun concernant les objectifs et revendications de la coordination nationale. (Ce travail a été ébauché au cours de ces deux jours, autour des propositions d’Auvergne, de Saint Etienne et de IDF, sans parvenir à un résultat concluant.)

Chaque collectif repart avec un kit de documents-texte de travails :
- listing des contacts de l’ensemble des collectifs
- ébauche de structuration
- bilans de 5 commissions (pour le fond de soutien, doc de la Sarthe + doc d’Avignon sur les statuts)
- historique de Caen
- 3 ébauches de textes de revendications (Auvergne, Saint Etienne, IDF)

Merci au collectif de Caen pour son accueil, sa disponibilité, merci à toute l’équipe logistique !



Ces 2 jours se sont terminés par une manif dans la rue, 250 ou 300 personnes présentes, avec projections des films des différents collectifs sur le mouvement, présentés sous forme de performance « cassage de TV » !



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