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« Anti-terrorisme » : contre l’enflure policière, une pétition pour la mise en liberté.

Publié, le mardi 25 novembre 2008 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : jeudi 25 décembre 2008


Neuf inculpations et cinq mises en détention ont suivies la spectaculaire opération de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) réalisée le 11 novembre dernier à Tarnac et ailleurs (les soi-disant « terroristes » de la pseudo "cellulle invisible). Journalistes embarqués, innocence présumée inconnue, distraction.

Mais cette agitation policière et médiatique a des effets : des détenus pour du vent, des pratiques de luttes - tout ce qui concourt à la remise en cause pratique du « fonctionnement social »- sommées de rester toujours plus civiles (voir la condamnation ce 24 novembre du DAL, motivée par l’entrave que constitue un campement revendicatif de mal logés).

Pour mieux comprendre le type de dispositions qui sont désormais opposées à des contestataires -on a déjà vu des interventions du GIPN contre des piquets de grève, ou constaté l’acharnement de la CFDT à criminaliser les occupations de lieux publics, on visionnera, à propos du « délit d’association », cet extrait d’un entretien avec Laurent Bonelli, "L’anti-terrorisme menace-t-il nos libertés ?.

Brèves du désordre publie une revue de presse sur cette affaire.

Pour se défendre des menées policières :Face à la police / Face à la justice, guide de self-défense juridique.

Pour se tenir informé et soutenir

Voici le texte de la pétition initiée par Eric Hazan et La Fabrique Il est possible de la signer en renvoyant votre nom et votre qualité (profession ou absence de profession, statut ou absence de statut) à l’adresse suivante : petition.tarnac gmail.com

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Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence - je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise - à troubler l’ordre politique, économique et social ».

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi - et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.

Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations - dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole. Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ?

La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.





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