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Soutien aux inculpés de l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes.

Publié, le samedi 14 février 2009 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : dimanche 12 avril 2009


Deux soirées de soutien aux inculpés de l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes auront lieu à la Cip, les 4 et 17 avril.


De décembre 2007 à juin 2008, le centre de rétention de Vincennes a connu une révolte quasi continue et relayée à l’extérieur. Affrontements des retenus avec la police, refus de manger, d’être comptés, cartes déchirées, chambres brûlées...Parloirs, diffusion de témoignages téléphoniques, concert, feux d’artifice et manifs aux abords du centre. Le 21 juin Salem Souli, retenu, mourrait après avoir réclamé en vain ses médicaments. Le lendemain, la marche silencieuse organisée par les retenus était réprimée. Une révolte éclata, où la plus grande prison française pour sans-papiers est partie en fumée. Le centre de Vincennes a rouvert en partie le 10 novembre.

À notre connaissance sept anciens retenus de Vincennes sont inculpés de « destruction de biens par l’effet d’incendie et violence à agent de la force publique avec une incapacité totale de moins de 5 jours en réunion », et un huitième de « violence à agent ». Ali, Moïse et Mahamadou sont encore à Fleury en détention préventive, Ekma et deux autres ont été libérés, Slaheddine est toujours hospitalisé dans un état très grave après quatre mois de coma suite à une agression à la prison de Fresnes, et un dernier est sous mandat d’arrêt. Pour cantiner en taule et pour les procès à venir, ils ont besoin de soutien et de tunes.

L’incendie de Vincennes fait écho aux nombreuses révoltes qui l’ont précédé et suivi jusqu’à maintenant dans les camps d’enfermement européens pour migrants. À Steenokkerzeel, Harmondsworth, Madrid, Milan, Istanbul, Lampedusa, Bordeaux... Nous ne les laisserons pas seuls se battre pour la liberté.

Arrêt des poursuites et libération immédiate des inculpés de Vincennes !

Contact : liberte-sans-retenue riseup.net Caisse de solidarité : chèques à l’ordre de CICP-Vincennes à envoyer à CICP-Vincennes, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris.


Le mardi 7 avril, Moïse Diakité et Ali Diallo comparaissaient en appel de la dernière demande de mise en liberté qui leur avait été refusée. Le maintien en détention a été confirmé.

Accusés dans le cadre de l’incendie qui le 22 juin 2008 a détruit le centre de rétention de Vincennes, cela fera bientôt un an qu’ils sont en prison, sans qu’une date de procès n’ait été fixée.

Pour mémoire, 8 personnes sont inculpées pour cette révolte collective qui faisait suite au décès la veille de Mr Souli, un retenu tunisien. Sur ces 8 personnes, 5 sont toujours inculpées et poursuivies mais en liberté (certaines sous contrôle judiciaire). Moïse, Ali et Mahamadou, quant à eux, restent emprisonnés.

N’hésitez pas à leur écrire, non seulement cela leur fait très plaisir de recevoir du courrier, mais cela montre aussi à l’Administration pénitentiaire qu’ils ne sont pas isolés.

Voici leurs adresses :

Moïse Diakité, écrou no 369111 H, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. En France depuis 18 ans, il n’a pas revu ses sept enfants depuis sa mise en détention. Toutes ses demandes de remise en liberté ont été refusées malgré toutes ses garanties de représentation.

Ali Diallo, écrou no 367347, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. Ali, jeune homme d’une vingtaine d’années, il espérait faire une formation de frigoriste pour poursuivre sa vie ici en France. Mis en garde à vue le soir même de l’incendie, il a tout d’abord été remis en liberté. Il s’est ensuite rendu, confiant ,à l’audience qui faisait appel de cette décision et, là, son incarcération a été décidée.

Mahamadou Drame, écrou no 367337, Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. Mahamadou travaillait depuis plusieurs années en France, notamment dans la restauration. Il avait été victime de plusieurs arrestations (rafles), notamment en se rendant à son travail. Sa famille proche vit ici.

(En prison, le courrier est systématiquement lu, aucune mention de l’incendie ou question s’y rapportant ne doit y figurer)

Comme à Bordeaux où, suite à l’incendie du centre, quatre personnes sont incarcérées à la prison de Gradignan, ou encore à Toulouse où, après un début de feu à Cornebarrieu, trois personnes ont été emprisonnées, il s’agit pour l’État de faire des exemples dissuasifs, de « frapper fort » pour faire peur et faire en sorte que ceux qu’on appelle les « sans-papiers » acceptent leur sort sans se révolter. Ne les laissons pas seuls se battre pour la LIBERTÉ !

Arrêt des poursuites ! Liberté pour toutes et tous !


Pétition de soutien aux inculpés de l’incendie du centre de rétention administrative de Vincennes.

Les sans-papiers enfermés à Vincennes se sont révoltés.

Les inculpés ont maintenant besoin de notre soutien !

Le centre de rétention administrative de Vincennes était la plus grande prison pour sans-papiers de France. Le 21 juin 2008, un retenu qui avait réclamé en vain ses médicaments y mourrait. Le lendemain 22 juin, les retenus organisèrent dans le centre une marche silencieuse qui fut fortement réprimée. Au cours de la révolte qui s’en suivit la prison est partie en fumée.

Depuis l’incendie l’Etat a multiplié les arrestations de retenus présents ce jour-là, dans le souci évident de faire des exemples et de dissuader quiconque de se révolter. Huit personnes sont à ce jour poursuivies pour « destruction de biens par l’effet d’incendie et violence à agent de la force publique avec une incapacité totale de moins de cinq jours en réunion ».

Sans chercher à savoir s’ils sont « coupables » ou « innocents », nous soutenons ces hommes aujourd’hui incarcérés en attente d’un procès où ils risquent dix ans de prison ferme, parce que nous nous opposons à la recherche de responsables d’une révolte collective.

La seule culpabilité réside dans une politique qui fait que des êtres humains sont pourchassés, arrêtés, enfermés, expulsés au prétexte qu’ils ne disposent pas de papiers administratifs que l’Etat nous impose d’avoir.

La responsabilité réside dans la politique de contrôle des mouvements migratoires. Chaque année des milliers de personnes meurent en essayant de franchir des frontières.

Quatre mois après l’incendie, le 10 novembre 2008, le centre de Vincennes a rouvert avec un premier bâtiment de soixante places (deux autres suivront). Moins nombreux, les retenus sont plus facilement contrôlables.

Aujourd’hui nous sommes solidaires de tous ceux accusés d’être à l’origine de l’incendie de Vincennes parce que nous sommes solidaires de celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se révoltent contre un monde où des millions de vies sont suspendues à des bouts de papiers.

Nous exigeons l’arrêt des poursuites et la libération immédiate des inculpés de Vincennes.

Pour signer la pétition

Caisse de soutien : chèques à l’ordre de CICP - Vincennes à envoyer au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

Contact : Liberté sans retenue


Nouvelles des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes

Mercredi 25 février, trois personnes emprisonnées dans le cadre de l’incendie du centre de rétention de Vincennes comparaissaient devant un juge des libertés lors d’une audience non publique.

Ekma Mouktaré, Ali Diallo et Mahamadou Dramé ont tous trois été maintenus en détention. Appel sera fait de ce maintien, appel qui devrait avoir lieu dans quelques jours et pour lequel il conviendra de se mobiliser.

Pour mémoire, huit personnes sont inculpées pour cette révolte collective qui a abouti à la destruction du centre. Comme à Bordeaux où, suite à l’incendie du centre, quatre personnes sont incarcérées à la prison de Gradignan, ou à Toulouse où, après un début de feu à Cornebarrieu, ils sont trois à être emprisonnés à Seysses, il s’agit pour l’État de faire des exemples dissuasifs, de « frapper fort » pour faire peur et faire en sorte que ceux qu’on appelle les « sans-papiers » acceptent d’être pourchassés, raflés, enfermés, expulsés, séparés de ceux qui les entourent sans se révolter.

En attendant des dates de mobilisations concrètes, en plus de la lutte quotidienne contre la machine à surveiller, expulser, réprimer, enfermer... quelques pistes pour continuer à manifester notre solidarité :

1) Vous pouvez écrire aux personnes incarcérées dont nous avons les coordonnées, ils reçoivent du courrier et cela leur fait du bien de ne pas se sentir seuls :

Moïse Diakité, écrou no 369111 H, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. En France depuis 18 ans, il n’a pas vu ses sept enfants ni sa compagne depuis cinq mois, toutes ses demandes de remise en liberté ont été refusées malgré toutes les garanties de représentation nécessaires.

Ekma Mouktare, écrou no 367134, bât. D3 cellule D326 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. Ce très jeune homme d’à peine 18 ans souffre beaucoup de sa détention, il espère bientôt pouvoir retrouver les membres de sa famille qui ici en France sont prêts à s’occuper de lui.

Ali Diallo, écrou no 367347, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. Très jeune lui aussi, Ali espérait faire une formation de frigoriste pour poursuivre sa vie ici en France. Tout d’abord remis en liberté début juillet, il s’est rendu confiant à l’audience qui faisait appel de cette remise en liberté et où son incarcération a été décidée.

Mahamadou Drame, écrou no 367337, Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis. Mahamadou travaillait depuis plusieurs années en France, notamment dans la restauration. Il avait été victime de plusieurs arrestations (rafles), notamment en se rendant à son travail. Sa famille proche vit ici.

Slaheddine El Ouertani, CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris. Ce monsieur Tunisien venu en France pour aider sa famille fait partie de ces nombreux prisonniers pour lesquels des « problèmes » ou des « accidents » ou des « agressions » surviennent en prison. Hospitalisé depuis début novembre dans un état très grave, les courriers lui seront tous transmis et lus.

Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous donner les coordonnées des autres inculpés emprisonnés pour le moment.

2) Vous pouvez signer la pétition qui demande la libération sans conditions de toutes ces personnes.

3) Vous pouvez participer à une initiative de solidarité quand il y en a une dans votre région.


Inculpés de Vincennes : Maintien de la levée d’écrou pour M. El Ouertani

Après l’appel du parquet contre la décision de levée d’écrou de M. Slaheddine El Ouertani, l’un des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes tombé dans le coma le 4 novembre suite à un problème à la prison de Fresnes, la cour d’appel a décidé de confirmer cette levée d’écrou.

La lutte continue, pour lui, pour les sept autres inculpés et pour la liberté, liberté qui ne serait pas suspendue à des bouts de papiers !


Acharnement contre les inculpés de Vincennes

Sans-papiers. Les retenus poursuivis pour l’incendie du centre, en 2008, sont « pris en otage », selon Me Terrel.

Quel beau pays, la France ! C’est en effet en catimini qu’elle a rapatrié en Tunisie le corps de Salem Souli, le sans-papiers dont la mort fut suivie, fin juin, de la révolte et de l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes. Son fils et son ex-compagne (qui n’ont appris sa mort qu’en octobre !) ont d’ailleurs porté plainte pour « rétention d’information, homicide involontaire par manquement aux obligations de sécurité, omission de porter secours et atteinte à la mémoire du mort et à sa réputation ainsi qu’à sa famille ». Et c’est avec la même discrétion que le pays des droits de l’homme s’acharne sur les huit sans-papiers tenus responsables de l’incendie du CRA.

Ainsi, l’un d’eux, Slaheddine El Ouertani, d’origine tunisienne, vient de sortir du coma dans lequel il était plongé depuis novembre, après avoir été grièvement blessé dans sa cellule de la prison de Fresnes, où il était en préventive. Hospitalisé à Paris, il est hémiplégique et souffre de graves séquelles. Si le juge d’instruction n’a pas jugé utile de prolonger son maintien en détention provisoire, cela n’a pas empêché le parquet de dégainer une procédure d’exception (le référé détention) pour le renvoyer en prison ! Heureusement, la chambre d’instruction de la cour d’appel, en attendant de statuer sur le fond, vient de lui éviter de retourner derrière les barreaux, rejetant cette demande.

Demain, un autre inculpé, le jeune Ekma Mouktare, d’origine marocaine, passera devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris. Incarcéré depuis huit mois à Fleury-Mérogis, son dossier a été, depuis peu, pris en charge par Me Irène Terrel. Pour elle, ces inculpés ne sont ni plus ni moins que « des otages et des victimes ». « Victimes de ne pas être nés dans le bon pays, de la politique d’immigration, des conditions de vie déplorables dans les centres de rétention et en prison. » D’ailleurs, comme nous le raconte l’avocate, après avoir été ballotté de CRA en CRA, puis en prison, son client a fait « plusieurs tentatives de suicide ». « Il s’automutile et a, à plusieurs reprises, avalé des lames de rasoir. » En huit mois de détention, il n’aura d’ailleurs été entendu qu’une fois.

De surcroît, le 19 février, son conseil a pu visionner des images « tournées par la police, et sélectionnées par celle-ci comme étant les plus intéressantes, sur ce qui s’est passé au CRA. Le pire, c’est qu’on voit bien que mon client n’a rien fait. La seule chose qu’on puisse lui reprocher, c’est de s’être approché d’un tas de matelas pour récupérer l’argent qu’il y cachait. On voit bien qu’il n’a ni briquet ni allumette à la main. En revanche, sur d’autres images, on voit dans les couloirs une autre personne avec un linge en feu à la main. Une personne qui n’a pas été inculpée. » Et l’avocate d’ajouter : « Même le juge des libertés, dans son ordonnance, reconnaît que l’on ne peut rien reprocher à mon client. » Cela ne l’a pas empêché de demander le prolongement de son maintien en détention. Une décision dont Me Terrel a fait appel. Et pour laquelle elle demandera, demain après-midi, la publicité des débats.

L’Humanité, 11 mars 2009.





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