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Le manifestant interpellé devant la CFDT comparaí®tra le 11 juin í 9H í la 24e chambre correctionnelle du Palais de Justice

Publié, le jeudi 9 avril 2009 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 8 juin 2009


Finalement, il ne s’est agit ni d’une d’une comparution immédiate ni d’une mise en détention préventive.

Mais les poursuites ne sont pas pour autant abandonnées. Il reste í exiger et í obtenir la relaxe.

RDV jeudi 11 juin í 9H í la 24e chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris.


Libération immédiate du manifestant interpellé devant la CFDT ce 9 avril.

Ce jeudi, rdv avait été donné í 10h devant les locaux de la CFDT, bd de la villette, pour rendre une visite collective í un Pí´le emploi afin d’y dialoguer avec des ayants-droits et des agents salariés du Pí´le du rí´le et du fonctionnement de cette machine í précariser.

Pí´le emploi, la fusion de l’Assedic et de l’ANPE, c’est la mise í distance des ayants-droits au moyen de la plate forme téléphonique du 39 49, c’est confondre le conseiller et le payeur pour mettre en oeuvre des radiations sanctions, c’est l’offre « raisonnable » d’emploi qui cherche í contraindre í l’acceptation de n’importe quel emploi aux conditions dégradées, c’est le « suivi personnalisé » et le contrí´le incessant, et bientí´t, la mise en oeuvre du RSA, c’est í dire d’une fabrique í travailleurs pauvres.

Comme de coutume en matinée, le terre-plein central du bd de la Villette était occupé par les mini-étals des biffins de toutes nationalités qui pour survivre recyclent í trí¨s bas prix des trouvailles faites dans la rue et les poubelles : chaussures, articles ménagers, víªtements, etc.

Alors que, vers 10H40, la quarantaine de personnes présentes au rassemblement s’appríªtaient í prendre le métro pour se rendre í Pí´le emploi, des agents de police í vélo s’en sont pris avec mépris et brutalité í ces vendeurs de peu, les menaí§ant de contrí´les, bousculant les passants, éparpillant í coups de pieds les objets proposés í la vente.

Des manifestants ont clamé leur solidarité avec ces précaires parmi d’autres. L’un des policiers í vélo s’est alors saisi d’un manifestant et l’a frappé í plusieurs reprises avec une bombe lacrymogí¨ne en métal de grand format en alternant ces coups avec de nombreux envois de gaz í bout-portant sur des manifestants et des badauds.

D’autres policiers sont ensuite intervenus, dont l’un a lui aussi frappé í nouveau í coups de matraque télescopique la tíªte ensanglantée du manifestant interpellé. Aprí¨s avoir menotté ce manifestant, le policier í vélo qui l’avait arríªté l’a encore frappé avec sa bombe lacrymogí¨ne et í coups de matraque, tandis que d’autres policiers, arrivés en nombre, éloignaient violemment les présents, dont de nombreux passants qui protestaient contre cette brutalité policií¨re sans complexe, utilisant eux aussi du gaz lacrymogí¨ne, avant de l’emmener dans un véhicule au commissariat de la rue í‰ric Satie (Paris 19e).

Face í un problí¨me d’ordre public, y compris lorsqu’il est causé par la police elle-míªme, face í la contestation, les policiers s’estiment libres de choisir des boucs émissaires et comptent bien íªtre suivis dans leur description des faits par la justice lorsqu’ils feront mettre en cause pour « outrage », « violences » et « rébellion » des personnes qu’ils ont eux-míªmes agressées. í€ moins qu’il ne concerne un journaliste ou une personnalité, le scénario paraí®t désormais banal. Il n’en reste pas moins inacceptable.

Pas plus que nous n’acceptons les menaces d’un Sarkozy lorsqu’il promet que « la personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on lui coupe tout ! » (le 27 janvier 2009, í Chateauroux), nous n’acceptons que la police dispose du pouvoir d’entraver le droit de manifestation, de désigner des coupables et de faire condamner des précaires.

Croire qu’une unique prime de 200 euros pour certaines catégories, quelques mesurettes et le matraquage de la communication gouvernementale, alliés í une réponse policií¨re omniprésente pourraient constituer une réponse í la crise sociale et politique induite par plus de 3 décennies de précarisation est tout bonnement stupide. Que l’on nous criminalise ou pas, nous continuerons í prendre nos affaires en main. Nous n’avons pas le choix.

Nous exigeons la libération immédiate du manifestant interpellé et l’abandon de toutes poursuites éventuelles í son encontre.

Dí¨s que nous saurons si ce manifestant passe en comparution immédiate, avec les risques de mise en détention que cela comporte, nous le ferons savoir afin que cette audience soit effectivement publique et que la défense puisse y faire valoir ses droits.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.


Ce manifestant interpellé comparaí®t au Palais de justice de Paris, M° Cité, demain samedi 11 avril pour « outrage, rébellion, violence í agent dépositaire de la force publique ».


Guide juridique : Face í la police / Face í la justice





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