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2003 : La coordination des intermittents et précaires de 2003 à Paris, kétaissedon ?

Publié, le lundi 20 avril 2009 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 10 mars 2015


Mars 2014

Oui, tout a changé

Et la suite dépend de tous

La lutte recommence, La lutte continue.

La coordination des intermittents et précaires, Késaco ?

Ce sera vite dit et partiel, toutes nos confuses... Mais cette histoire-là aussi dure longtemps… Elle fut fort riche pour qui l’a vécue, on résumera pas ça ici correctement, néanmoins….

La coordination des intermittents et précaires s’est créee en juin 2003, lors de la mobilisation massive contre l’adoption par les partenaires sociaux d’un protocole Unedic [1] attaquant le droit à allocation chômage des intermittents du spectacle [2].

Il s’agissait par une telle appellation (le « et précaires ») de refuser les assignations dominantes socialement, le partage en statuts et identité [3] qui fait tenir l’ordre social actuel, d’affirmer la présence d’une grande diversité de situations liées par les nécessités de la lutte. Il s’agissait aussi, par l’emploi du terme « coordination », de construire une forme d’organisation souple où la disparité, la dissemblance, plutôt que d’être vues comme des obstacles puissent devenir des ressources, que le divers qui « ’nous » constitue puisse être admis et respecté. Quelque chose comme un « Nous ne sommes ni tout à fait les mêmes, ni étrangers les uns aux autres, et il est possible de s’organiser nombreux pour gagner en force et en liberté ».

Initiant de multiples actions, dont des prises de parole publiques impromptues (Star Academy, JT de France 2 [4]) et des occupations MEDEF [5], Villa Medicis à Rome, Unédic [6], CFDT [7], la coordination a également effectué de nombreux travaux d’analyse, que prolonge la création d’une Université Ouverte, centrée sur l’analyse profane de la gouvernementalité néolibérale [8].

Cette coordination a - avec d’autres en régions - défendu, aussi bien dans la rue qu’au plan institutionnel (syndicats, Assemblée nationale [9]), des propositions alternatives à la politique de précarisation qui nous étouffe et nous maltraite, dont un «  nouveau modèle d’indemnisation du chômage des salariés à l’emploi discontinu » [10]. Nous avons expérimenté des formes d’auto-organisation et d’entraide, proposant des permanences d’accueil et d’information sur les droits en matière d’assurance chômage et de précarité, bricolant obstinément des moments de sociabilité échappant à la logique concurrentielle, la mise en oeuvre et l’accueil de diverses échéances (projections, soirées de soutien, débats, lectures) dans les divers locaux dont nous avons disposé par le passé. Ce site web ainsi que les deux listes de diffusion mel [11]]permet de prendre connaissance et de participer à ces activités et projets. Nous publions irrégulièrement un journal papier, L’interluttants [12]

Pour éviter une expulsion et une astreinte à payer, près de 100 000 € d’astreinte promise par la Ville de Paris, la coordination avait dû déménager de locaux adaptés à ce que nous faisions alors, locaux situés quai de charente dans le 19e le 5 mai 2011. Provisoirement installés dans un placard municipal de 68m2, nous demandions ensuite à tous de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville de Paris. Il s’agissait d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut de fait un centre social parisien, alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir [13].

Hallali ? Depuis nous avons aussi été chassés de ces locaux par la Ville de Paris (menace de procès et astreinte colossale, etc, toujours sans proposition de relogement sérieuse et adaptée...).

Les permanences que nous proposons sont désormais hébergées par la commune libre d’aligre [14]. Mais nous ne sommes plus en mesure de tenir les autres activités nécessaires, qu’il est impossible à mener à bien sans locaux. Et pourtant, nous persistons. Qu’on ne s’y trompe pas.

Aujourd’hui comme hier, il n’y a pas de sauveur suprême,comme le disait une ancienne chanson. Rester sans aucun souci d’orthodoxie fidèle à cette tradition implique que chacun soit très clairement conscient que jamais cette « coordination », ni hier, ni telle quelle existe encore aujourd’hui, ne pourra remplacer l’initiative des premiers concernés, en grand nombre et vite !

Pour notre part c’est ce à quoi nous souhaitons continuer à contribuer avec les moyens qui sont les nôtres, et qui sont eux aussi, tel est du moins la seule réussite à laquelle il soit possible d’oeuvrer, qu’on l’atteigne ou pas, pour tous.

• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’actions

Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à 18h. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanences précarité, lundi de 15h à 18h. Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

À la Commune Libre d’aligre, 3, rue d’Aligre Paris 12e.


La CIP, c’est ce qu’on en fait : appel à soutien financier






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