CIP-IdF/Commune Libre d'Aligre : 3 rue d'Aligre-75012-Paris / Tél: 0140345974 Contact Plan


Suivez la CIP

             

Abonnement liste infos

Abonnement liste de discussions et débats

L'essentiel

 

recherche :

Accueil  >  Communiqués  >  Année 2009  >  Autres communiqués année 2009  >  Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique - Mcpl, Rennes

Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique - Mcpl, Rennes

Publié, le dimanche 22 novembre 2009 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 6 septembre 2011


Le monde capitaliste serait en crise. La belle affaire ! Belle affaire pour un régime économique mortifère qui cherche un nouveau souffle. Mais ce régime qui nous fait miroiter ces mutations comme autant de promesses est immuable sur plus d’un point, notamment dans sa manière de « gérer » le chômage. Chômeurs, nous serions au mieux des victimes méritant charité au nom de la fatalité économique, au pire des parasites refusant leur part d’effort dans la construction du meilleur des mondes marchands.

D’interrogatoires humiliants en coaching infantilisant, de suivi mensuel suspicieux en travail obligatoire, de menaces en radiations, Police Emploi veille à renforcer notre employabilité.

Déclasser, reclasser, insérer, incarcérer, nous ne connaissons que trop le coût d’une vie perdue à la gagner.

Dans un contexte de recrudescence inédite du chômage et de la précarité, nous faisons le pari que c’est ensemble, en s’auto-organisant, que nous pourrons faire face aux politiques de contrôle social qu’on nous oppose et à l’injonction de participer inéluctablement au développement de l’économie.

C’est dans cet esprit que se lancent des marches régionales de chômeurs et précaires, du 20 novembre au 5 décembre 2009.

Quand on nous veut atomisés, craintifs, serviles et obéissants, nous opposons une force collective en devenir se donnant les moyens d’en finir avec les radiations et les humiliations en tout genre. Désarmons Policemploi !

Depuis un an, auto-réductions dans les supermarchés, séquestrations de patrons, occupations de Pôles Emploi et de CAF, mouvements de révoltes aux Antilles et dans les Universités, ont montré qu’il existe une volonté latente de prendre nos affaires en main. Reste à ne pas renoncer là où nous obtiendrons le peu qu’on nous laissera.

Faisons en sorte que ces marches soient l’amorce d’une communauté de luttes se retrouvant autour d’un refus de tout travail soumis au diktat de Pôle Emploi.

Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique.

mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes mcpl2008 gmail.com

Samedi 21 et dimanche 22 novembre, à la cantine populaire, avait lieu une discussion avec Isabelle Stengers autour de son livre « au temps des catastrophes, résister à la barbarie qui vient » et des luttes menées à Rennes.

Prochains rendez-vous pour les marches à Rennes

Vendredi 27 novembre, à 9h30 au métro Charles de Gaulle, pour une action itinérante...

Jeudi 3 décembre, à 18h, à la cantine populaire, 244 rue de Nantes, projection du film « La comédie du travail » de Luc Moullet (le chômage comme mode de vie sous le règne giscardien).

Vendredi 4 décembre, à 16h au métro Charles de Gaulle, pour une action de préparation de la manifestation du samedi

Samedi 5 décembre
à 15h, place de la Gare
manifestation régionale

Samedi 5 décembre, à 18h, Assemblée Générale des mouvements de chômeurs et précaires de l’ouest (ouverte à tous) pour préparer la suite de ces marches

Thèses sur la grève des chômeurs et précaires / Ni emploi forcé, ni culpabilisation, ni management, grève des chômeurs ! / 17 affiches pour la grève des chômeurs - CAFards, Montreuil

Première action à Rennes dans le cadre des marches des chômeurs et précaires

À Rennes aussi c’est parti, nous avons lancé la mobilisation pour les marches des chômeurs et précaires se déroulant du 20 novembre au 5 décembre, par un rassemblement vendredi 20 à la Caf de Rennes.

Bien décidés à nous opposer aux politiques de l’emploi, au boulots de merde imposés et au contrôle des chômeurs et précaires nous nous sommes rassemblé à la CAf et avons rendu visibles au yeux des allocataires et des passants nos mots d’ordre : « Grève des chômeurs » et « Désarmons Pôle emploi », au moyen de banderoles.

L’accueil qui nous a été réservé était pour le moins inamical, à notre arrivée les portes automatiques étaient fermées laissant les allocataires dans l’incapacité de réaliser leurs démarches. Puis par la suite l’un des nôtres à été agressé et plaqué au sol par un vigile à moitié fou désirant faire la démonstration de sa virilité. Chahut et bousculades, qui cassaient si bien l’ambiance feutrée de cette institution, ont vite été interrompus par l’intervention de quelques flics.

Nous avons malgré tout poursuivi notre rassemblement pour informer les allocataires de la tenu des marches des chômeurs et précaires en Bretagne et aussi de leurs droits notamment sur la prime de 500 euros.

La réaction de cette institution montre bien la peur phobique qu’il peut y avoir face à l’intervention des chômeurs et précaires pour défendre des droits et faire exister une autre parole que celle du pouvoir. Nous reviendrons donc plus déterminés et plus nombreux. Partout en France occupons les Caf, occupons les Pôles emploi, faisons valoir nos droits et désarmons la machine à fliquer les chômeurs !

Les tracts diffusés pendant le rassemblement :

Salariés de la caisse d’allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l’entreprise CAF !

La Caisse d’Allocation Familiale est une entreprise comme les autres. Elle n’échappe pas à la règle bien connue en régime capitaliste de réduction des coûts par tous les moyens. Ici aussi les salariés connaissent les compressions de personnels, les horaires impossibles, et les pertes de salaires. Ici aussi les salariés connaissent les petits chefs qui minutent le travail (lorsque les conseillers s’entretiennent avec les allocataires), comme le font les contremaitres sur certaines chaînes de montage.
D’ailleurs, et montrant ainsi que ce service n’a plus grand chose à voir avec un service public, les salariés de la Caf sont employés sous les statuts du secteur privé.
A la Caf, tout est pensé pour qu’aucune contestation ne se développe, la mise en place de l’Entretien Annuel d’Évaluation permet de hiérarchiser les employés en fonction de leur travail, mais aussi en fonction de leurs personnalités. Le chef de service exigera d’eux optimisme aveugle et soumission envers l’entreprise.

En face, l’usager apparaît comme le reflet de l’employé de la Caf, traité comme un numéro de dossier, il est victime au même titre de la politique de réduction des coûts : certains, dont les dossiers sont en attente depuis des semaines se voient privés des allocations qui leurs sont vitales. Le contrôle des allocataires est également un élément central de la politique de la Caf. Certains agents remplissent donc la dégradante fonction de flic pour vérifier dans la vie privé de ses usagers s’il n’y a pas de fraude. On ciblera en priorité les femmes seules, on réalisera au besoin des enquêtes de voisinage et l’on s’adressera à toutes les administrations : impôts, sécu, banque, pour connaître les revenus des intéressés. Pour optimiser encore le contrôle, la Caf met en place cette année un fichier croisé dans le cadre de la maîtrise des risques pour lutter contre la fraude lui permettant d’avoir un accès direct au fichier informatique des impôts.

Depuis le 1er juin 2009, la Caf a pour charge d’appliquer et de verser le Revenu de Solidarité Active, venu remplacer le RMI. Annoncé comme un revenu complémentaire sensé aider les bas revenus, il s’avère être, en réalité, plus restrictif par son calcul des ressources, celui-ci prenant en compte les revenus placés : compte épargne logement, livret A... En réaction les allocataires sont, semble t-il de plus en plus nombreux à retirer leur argent placé sur ce type de compte. Il s’est également traduit par une baisse globale des revenus avec la disparition des droits ouverts par le RMI. Il instaure par exemple un nouveau calcul des revenus pour bénéficier de la CMU incluant sur les douze derniers mois les revenus tels que le RMI et les allocations logement. On peut noter aussi que les bénéficiaires du RSA « chapeau » sont désormais soumis à différents impôts qui ne s’appliquaient pas aux rmistes, comme la redevance audiovisuelle et la taxe d’habitation. Le RSA apparait alors pour ce qu’il est, une manière déguisée et détournée de baisser les aides sociales pour les bas salaires et de faire en sorte que ces aides soient financées par les plus pauvres. De plus, l’objectif du RSA, même s’il est difficilement envisageable aujourd’hui, heureusement pour nous, en raison des effets de la crise économique et de son lot de nouveaux chômeurs, est de nous forcer à accepter n’importe quel travail, les RSAstes devant être soumis dorénavant à l’offre raisonnable d’emploi, limitant à deux fois la possibilité de refuser une offre d’emploi dite « raisonnable » avant radiation. L’application du RSA n’a pas allégé le quotidien des chômeurs et précaires et n’a pas limité le nombre des suppressions et des retards dans le versements des allocations, bien au contraire, plusieurs centaines de milliers de nouveaux allocataires sont venus encombrer un peu plus une institution déjà débordée. Le RSA a été maintenu coûte que coûte malgré la crise et malgré le fait qu’il n’était pas du tout approprié pour affronter cette situation, mais si son application est un fiasco, celui-ci révèle seulement que ce sont les politiques de l’emploi actuelles qui sont un fiasco et qu’elles ont été mise en crise par la crise de l’économie. Raison de plus pour nous de rendre visible au yeux des salariées de la Caf et des allocataires le fait qu’un mouvement des chômeurs et précaires renaît sur tout le territoire et qu’il remet en cause ces politiques de l’emploi. Avec notamment l’organisation des marches des chômeurs et précaires dans toute la France à partir du 20 novembre et se terminant en Bretagne par une manifestation régionale à Rennes le 5 décembre.

Si nous allons à la rencontre des salariés et des usagers de la Caf aujourd’hui, c’est pour dénoncer la gestion à la fois hyper-hiérarchisée et managériale, qui fait de ce service une entreprise ayant pour seul principe le « dogme libéral ». C’est aussi pour dire que si les politiques libérales de l’emploi et le virage managérial opéré dans les services publics ont été mis en place avec une certaine facilité, c’est également parce que la gestion du chômage et de la précarité s’est déroulée sans accroc dans les organes tels que la Caf, et que la mutation du service public en service privé au public transformant ainsi l’usager en client n’a pas suscité de réaction. Alors qu’il suffirait de peu de chose, comme une liaison entre un mouvement des chômeurs et précaires et des employés de la Caf par exemple, comme cela s’est produit avec les salariés de pôle emploi au mois d’octobre, à travers un mouvement de grève de plusieurs jours s’appuyant sur des AG et des actions communes conseillers à l’emploi-chômeurs, pour que cette machine s’enraye et que la pauvreté deviennent vite ingérables pour nos gouvernants.

Si nous nous rassemblons devant la Caf aujourd’hui, c’est aussi pour exiger un arrêt des contrôles que subissent les allocataires et la suppression des fichiers croisés, c’est pour exiger un rétablissement inconditionnel des allocations pour tout ceux pour qui elles ont été suspendues, c’est pour exiger l’inconditionnalité du RSA, à partir de 16 ans, le doublement du RSA socle et qu’il n’y ait pas de RSA « chapeau » au dessous du SMIC, l’augmentation générale des bas salaires et le rétablissement des droits connexes ( allocations, logement, CMU, transport gratuit...).

Manifestation régionale des chômeurs et précaires à Rennes le 5 décembre 2009 à 15h, place de la gare.

PDF - 91.3 ko
Salariés de la caisse d’allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l’entreprise CAF !

Revendications du Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes

- Arrêt des sanctions et radiations, aussi bien humaines qu’informatisées

- Abrogation de l’Offre Raisonnable d’emploi, pour la liberté de choix de son emploi

- Suppression du suivi mensuel obligatoire, pour une information sur les droits et un accompagnement librement choisi à un rythme déterminé par les usagers et selon la disponibilité des conseillers

- Inconditionnalité du RSA, à partir de 16 ans, doublement du RSA socle, pas de RSA « chapeau » au dessous du SMIC, augmentation générale des bas salaires, rétablissement et extension des droits connexes (allocations logement, CMU, transports gratuits...)

- Rétablissement de l’accueil humain dans les Pôle Emploi, ainsi que des lignes directes (suppression du 3949)

- Mise à disposition par le gouvernement et Pôle Emploi d’une information fiable, claire et indépendante sur les droits des allocataires, les politiques de l’emploi, les lois et décrets en vigueur et en projet

- L’arrêt de la sous-traitance et de l’externalisation des services du Pôle Emploi à des opérateurs privés

- La liberté d’information et de parole dans les Pôle Emploi (arrêt des expulsions par la direction ou la police.)

- La suppression des « lampes bleues », ce dispositif de traque des sans-papiers

Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes
22, rue de Bellevue, ligne 3 arrêt Jeanne d’Arc
mcpl2008 gmail.com


- À Paris, rdv lundi 23 novembre à 11h place du Châtelet Alors que Sarkozy s’adresse à 1700 cadres de Pôle emploi à Versailles, nous continuons à refuser cette machine à précariser

- La Mairie de Brest est occupée ; Chômeurs, intermittents, précaires, en lutte !

- Lyon : Marches contre la précarité, action le 23 novembre

- Toulouse : Rdv lundi 23 à 14h au Pôle emploi Bachelier

- Bordeaux : Ensemble en mouvement contre la précarité, les rdv des marches régionales

- Auvergne : rdv quotidiens de la Marche contre le chômage, les licenciements et les précarités

Des manifestations contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits auront lieu samedi 5 décembre à Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Paris, Rennes

Rejoignez les collectifs existants, créez-en de nouveaux. Ni coupables, ni victimes, ni soumis, contruisons des solidarités !


D’autres textes et interventions du MCPL

- « 39 49 » Attention ça va couper !

- Lettre ouverte de quelques précaires aux conseillers de Pôle Emploi

- Pour un mouvement des chômeurs et précaires à Rennes et ailleurs

- Rien ne sert de courir, il faut tout remettre à plat ! Chômeur(euses), précaires, entrons en résistance !

- Face aux rapaces, ne faisons pas les autruches : 2800 euros de RMI récupérés par l’action collective à Ploërmel

- Présupposés, revendications et actions, Le sabot, N°4

- De l’énergie pour nos luttes, la direction d’EDF Rennes occupée.

- La grève des hamsters. Quelle politique pour nous sauver de l’économie ?

- Précaires, chômeurs, desserrons nous la ceinture. Blocage de Speed Rabbit à Rennes.

- Autoréduction chômeuse et précaire aux Galeries Lafayette à Rennes

- Nous sommes tous des mauvais chômeurs !

- De l’autre côté du miroir. Perspectives de fraternisation entre chômeurs et « conseillers à l’emploi », Le sabot, outil de liaison locale sur Rennes et ses environs, n° 2, 2008


Ile de France :

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP
Accueil et informations sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Lundi de 15h à 18h
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanences précarité
Lundi de 15h à 17h30.
Adressez témoignages, analyses, questions, récits d’action, infos utiles à permanenceprecarite cip-idf.org

À la coordination des intermittents et précaires
14 quai de charente, Paris 19e
M° Corentin Cariou, ligne 7
Tel 01 40 34 59 74



La coordination a dû déménager pour éviter une expulsion et le paiement de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un local municipal exigu, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut un centre social parisien, alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :
• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.
• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’action pour le relogement ou d’autres échéances importantes et urgentes.

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanence précarité
Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

Les lundi de 15h à 17h30
à la CIP, 13 bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74



Retour en haut de page

 

Retour en haut de page

Commissions | Compte-rendus | Communiqués | Actions ! | Photos, sons, vidéos
Textes officiels | Nouveau modèle | Coordination nationale | Liens | Archives
Accueil | Plan du site | Contact
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
SPIP | squelette | | Suivre la vie du site RSS 2.0