CIP-IdF/Commune Libre d'Aligre : 3 rue d'Aligre-75012-Paris / Tél: 0140345974 Contact Plan


Suivez la CIP

             

Abonnement liste infos

Abonnement liste de discussions et débats

L'essentiel

 

recherche :

Accueil  >  Communiqués  >  Année 2009  >  Autres communiqués année 2009  >  Occupons mairies et bí¢timents publics ! Un appel depuis la mairie de Brest occupée

Occupons mairies et bí¢timents publics ! Un appel depuis la mairie de Brest occupée

Publié, le mardi 24 novembre 2009 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mercredi 15 juin 2011


Licenciements, augmentation de la pauvreté, dislocation du service public. La situation sociale est sous tension mais la situation politique est amorphe : aucune journée de grí¨ve depuis des mois, peu de mouvements de contestation depuis la rentrée. Voilí plusieurs mois que nous avons commencé í nous organiser, nous, chí´meurs, salariés et étudiants contre le mépris que nous subissons. Les diffusions de textes, les occupations et les décontaminations de Pí´le Emploi se sont succédées en Bretagne et ailleurs. Et lí , interviennent des marches régionales contre le chí´mage, la précarité et les licenciements au milieu de l’automne, sous la pluie bretonne et dans la grisaille sociale. La marche bretonne ponctuée d’actions, s’étale sur 2 semaines : du 20 au 24 í Brest, du 25 au 26 í Morlaix, du 26 au 28 í Lannion, puis Quimper, Saint-Brieuc la deuxií¨me semaine, pour finir le 5 décembre í Rennes par une manifestation régionale.

Appel í occupation ! A Brest, la manifestation du vendredi 20 novembre s’est conclue par l’occupation de la mairie. Cette occupation est intervenue le jour du départ des marches régionales. L’occupation a commencé par une intervention í un colloque organisé í la mairie autour des « questions d’habitat, les acteurs de l’immobilier dans l’agglomération brestoise ». Nous nous sommes rendus í plusieurs dizaines í la tribune pour arracher une prise de parole. Nous avons exprimé notre sentiment de révolte envers les décideurs politiques, les techniciens et les gestionnaires du logement. Ainsi, nous avons élu domicile í l’Hí´tel de ville depuis déjí cinq jours. C’est dans ce contexte que nous laní§ons ce modeste appel í l’occupation des mairies et des bí¢timents publics stratégiques.

Pourquoi occuper ? La précarité touche ou menace chacun d’entre nous, et se réunir pour s’y opposer est essentiel. S’organiser, c’est donc se prémunir de l’isolement, mais aussi combattre la culpabilisation que l’on nous fait endosser. Lí oí¹ les salariés disposent de locaux syndicaux, nous, précaires, ne bénéficions d’aucune salle pour nous organiser. C’est une manií¨re de préserver notre motivation, pour continuer la lutte et la vivre tous ensemble, 24h/24h. Occuper pour avoir un lieu, un lieu qui permet í chacun de se renseigner, de participer, de nous rejoindre. Occuper pour agir vers l’extérieur, la ville, ses Pí´le Emploi, sa CAF et ses hauts lieux du contrí´le social.

Pourquoi la mairie ? Parce que notre collectif n’est pas reconnu administrativement et ne peux pas réserver la salle municipale, telle que la maison du Peuple ou la maison des syndicats. Parce que quand bien míªme nous disposerions de l’autorisation de louer la salle des syndicats, nous ne sommes pas disposés í payer 100 euros afin de rendre public un débat évité par les dirigeants de la société. La mairie, c’est le lieu central par exellence, celui qui rend visible au plus grand nombre notre mobilisation. Comme dans ce monde, il n’y a pas de logement pour tous, nous occupons la maison commune, la maison de toutes et tous. Nous nous approprions un lieu mais surtout des moments de vie, arrachés au sinistre systí¨me marchand.

Qu’est ce qu’occuper ? Occuper c’est rompre la morosité ambiante. C’est assurer un point d’accueil í la journée pour les chí´meurs et les précaires. Une permanence quotidienne oí¹ nous précaires, radiés de Pí´le Emploi, aux allocataires du RSA obligés de payer la taxe d’habitation (dispensée précédement aux personnes recevant le RMI) pouvons venir exposer nos problí¨mes spécifiques, trouver une réponse collective et s’organiser en conséquence. Occuper c’est s’organiser collectivement : Assemblées Générales, préparations d’actions. Occuper c’est créer. Créer un lieu de convivialité avec ses joies, ses peines, ses tensions... bref des émotions partagées au cours des repas collectifs, des ateliers (projection, écriture...) et des éprouvantes nuits de sommeil. Ah ! quel bonheur lorsque la vie remplace la gestion !

Notre objectif. Nous cherchons í amplifier le mouvement des précaires, des humiliés et insoumis. Cette occupation de la mairie ne suffit pas. A Brest, elle ne sera que temporaire mais elle en appelle í d’autres occupations. Que se succí¨dent les occupations pour engager un rapport de force avec les pouvoirs publics. Le gouvernement doit prendre acte, des précaires s’organisent et entendent ne rien lí¢cher.

mail : reseaudesluttes.brest gmail.com

Le collectif « en marche contre l’injustice sociale » de Brest

PDF - 56.4 ko
Marches des précaires : occupons mairies et bâtiments publics

Vidéo de Canal Ti Zef de la manifestation du 20 novembre


Compte-Rendu de la table ronde « urgence et précarité ».

Rencontre entre les services sociaux de la Mairie de Brest et le collectif brestois « en marche contre l’injustice sociale »

Ce vendredi 27 novembre 2009, une « table ronde » sur le thí¨me de l’urgence face í la grande précarité s’est tenue de 10h15 í 12h00 au C.C.A.S. ( Centre Communale d’ Action Sociale), rue Jules Ferry.

La Mairie et le C.C.A.S. était représentés par : M. Le Dauphin, directeur du cabinet du Maire, Mme Quiguer, élue socialiste, chargée du logement, M. Coatanéa, élu socialiste, chargé du social, Mme Bélec, élue communiste, chargée de la solidarité, Mme Ghazani, directrice du C.C.A.S, Mme Roignant, directrice du C.H.R.S (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale).

Le collectif brestois « en marche contre l’injustice sociale » était représenté par : Yannick, Tiphaine, Léa, Fanch et Manu.

Cette rencontre nous avait été proposée, í l’initiative du Maire et de Mme Abiven, conseillí¨re municipale, la veille í 18h00.

Nous avons d’emblée regrettés le délai trí¨s court qui ne nous a pas permis de préparer cette rencontre í notre faí§on et avons jugé cette manií¨re de procéder quelque peu cavalií¨re. Ce qui nous a valu un « bon mot » de Mme Bélec : « c’est une réponse urgente í une situation urgente ! ».

Nous avons également bien précisé que nous n’étions pas lí pour participer í la gestion de la misí¨re mais pour lutter contre celle-ci. Quand nous leur avons fait remarquer qu’ils étaient payés pour cette gestion, les élus nous ont répondu qu’ils n’étaient pas salariés, mais indemnisés. Nous préférerions alors les voir mieux justifier de leurs indemnités par une action plus rapide et plus efficace.

La discussion a porté sur l’information des citoyens et plus particulií¨rement des défavorisés. La municipalité í parler de ces efforts en la matií¨re : un site internet accessible gratuitement dans les points P.A.P.I. Comme si internet, c’était le quotidien des S.D.F ! Encore une fois a été rappelée la nécessité d’une sorte de « Guide anti-galí¨re » qui n’existe toujours pas : í la fin des années 90, suite au mouvement des chí´meurs en lutte il en était déjí question. í‰videmment, rien n’a été fait.

Par la bouche de Fanch, S.D.F. Locataire du Foyer du port, a été évoquée la difficile, mais nécessaire, mobilisation des sans-logis. Mme Quiguer a tenu í nous préciser qu’un espace de discussion existait déjí au sein du C.H.R.S (Foyer du port) et qu’il devait évoluer.

Bref ! Un lieu de blablas...C’est déjí mieux que rien, mais c’est d’agir plus que de parler, qu’il faudrait, non ?

Fanch a également parlé de la difficulté pour les S.D.F expulsés de leur domicile d’avoir un endroit oí¹ stocker leurs affaires. Mme Quiguer s’est référé au formidable tissu associatif brestois, qui s’occupe de ce genre de problí¨mes, et qui participe aux cí´tés de la municipalité í la « gestion de la misí¨re ». Mais il faut se demander ce que font ces croqueurs de subventions car, ces affaires, í lui, Fanch, elles sont bloquées dans les différents squats qu’il fréquentait et qui ont été fermés par les pouvoirs publics !

Nous avons aussi exprimé le besoin, í nos yeux, d’une réactivation du Fonds d’Urgence Sociale, qui avait été mis en place par le gouvernement Jospin, fin 97-début 98. Il nous a été répondu que la gauche n’était plus aux affaires. Nous avons alors dit que nous n’étions pas sans le savoir et que les socialistes et la communiste qu’ils sont censés íªtre pourraient se servir de leurs réseaux pour faire remonter cette idée qui exprime l’une de nos revendications.

Le feront-ils, seulement ?

Les projets du C.C.A.S. concernant l’extension de l’accueil des S.D.F nous ont été ensuite présentés. On s’est alors empressé de nous informer qu’ils étaient financés par la D.D.A.S. ( Délégation Départementale í l’Action Sanitaire et Sociale), c’est í dire par l’í‰tat. Sous-entendu : « Ce n’est pas de notre faute si í§a ne va pas plus vite » ?

Nous avons aussi interpellé nos interlocuteurs sur la question des haltes-garderies qui devraient pouvoir accueillir gratuitement les enfants des chí´meurs et des précaires pendant qu’ils sont en entretien d’embauche, en démarches administratives ou en quémandes de charité auprí¨s de ces organismes de l’assistanat institutionnalisé que sont les associations charitables tels que le Secours Catholique, le Secours Populaire et autres St-Vincent-de-Paul...

Nous constatons que le réseau caritatif ne s’aví¨re pas trí¨s efficace. Nous acceptons de transmettre les informations concrí¨tes que la Mairie nous a transmises, en précisant bien que ce n’est pas notre boulot. Nous acceptons en revanche de reconnaí®tre qu’un certain travail est effectué quant í l’urgence, mais, quant aux causes, rien n’est fait.

Nous avons fait remarqué aux élus et au directeur du cabinet du Maire que certaines valeurs de la gauche semblaient avoir disparues par manque de combativité et qu’ils n’étaient plus capables de mobiliser, ni l’opinion publique, bien qu’ils aient accí¨s aux médias, ni de mobiliser leurs propres militants, bien qu’ils soient censés avoir des structures politiques. Peut-íªtre qu’ils n’en ont pas envie, au sein d’un systí¨me capitaliste qui au fond ne les dérange pas tant que cela. M. Coatanéa a proposé que nous nous revoyons dans le cadre de réunion programmée. A nous d’en décider.

En tant qu’individu, chaque membre du collectif peut, comme tout citoyen, aider une personne en difficulté í se démener face aux institutions, mais le rí´le de notre collectif est politique au sens noble du terme.

En conclusion, nous dirons donc que M. Cuillandre et son équipe se posent en gestionnaires. Pas en élus, pas en politiques, non : en gestionnaires pépí¨res d’une crise qui dure et qui perdure ; tout comme, d’ailleurs, la plupart des élus des villes de France, qu’ils soient, comme lui d’une prétendue gauche ou bien du centre ou de droite : tous, se retranchent derrií¨re un mandat électif qu’ils considí¨rent comme un blanc-seing les autorisant í toutes les lí¢chetés.

C’est donc í nous, citoyens, de faire preuve d’un courage politique que nos élus de tout bord ont perdu.

Collectif brestois « en marche contre l’injustice sociale ».


Aprí¨s Brest, Aprí¨s Brest, les mairies de Rennes et de Morlaix occupées ; la police expulse les occupants í Rennes,

Refusons le contrí´le des chí´meurs, qu’ils soient avec ou sans-papiers ! (Mcpl, Rennes)

Nous préférons... une grí¨ve des chí´meurs - Cafards de Montreuil

Des manifestations contre le chí´mage et la précarité, pour de nouveaux droits ont lieu samedi 5 décembre í Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Paris, Rennes

Ni coupables, ni victimes, en lutte ! Contruisons des solidarités !

Il est temps de rejoindre les collectifs existants et d’en créer de nouveaux.

Rennes : Engageons dí¨s maintenant une grí¨ve des chí´meurs contre notre subordination í l’ordre économique, voir en particulier le tract argumenté sur le fonctionnement de la CAF qui fournit des éléments utilisables pour préparer toute intervention dans ces lieux : Salariés de la caisse d’allocations familiales, chí´meurs, précaires résistons í l’entreprise CAF ! :

PDF - 91.3 ko
Salariés de la caisse d’allocations familiales, chômeurs, précaires résistons àl’entreprise CAF !

Paris : Chí´meurs, intermittents, précaires, ni coupables, ni victimes, en lutte !

Multiplions les actions avant et aprí¨s le 5 décembre, retrouvons-nous :

- Mercredi 25 nov í 15h í Asnií¨res, M° Courtilles, ligne 13

- Samedi 28 í 16h, lors des 2 jours contre l’expulsion de la Cip, 14 quai de charente (M° Corentin Cariou), une rencontre pour préparer ensemble la manifestation du 5 décembre

- Mercredi 2 décembre í 11h place du Chí¢telet


La coordination a dí » déménager le 5 mai 2011 pour éviter une expulsion et le paiement de prí¨s de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un placard municipal de 68m2, nous vous demandons de contribuer activement í faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville de Paris. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut de fait un centre social parisien alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer í la suite :

« ¢ faites connaí®tre et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde. »¢ indiquez í accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour íªtre prévenus lors d’actions pour le relogement ou d’autres échéances importantes.

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chí´mage des intermittents du spectacle, lundi de 15h í 17h30. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses í cap cip-idf.org

Permanences précarité, lundi de 15h í 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions í permanenceprecarite cip-idf.org

í€ la CIP, 13bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74





Retour en haut de page

 

Retour en haut de page

Commissions | Compte-rendus | Communiqués | Actions ! | Photos, sons, vidéos
Textes officiels | Nouveau modèle | Coordination nationale | Liens | Archives
Accueil | Plan du site | Contact
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
SPIP | squelette | | Suivre la vie du site RSS 2.0