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Manifestation pour la liberté de circulation et en soutien aux migrants Tunisiens samedi 14 mai à Marseille

Publié, le vendredi 13 mai 2011 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 17 mai 2011


Rassemblement au commissariat de Noailles

Un cortège de membres de la Chrysalide et de migrants tunisiens parti de la Chrysalide vient réclamer Kevin qui y a été arrêté peu avant.

Aujourd’hui, jeudi 12 mai, à la Chrysalide (à Marseille), en début d’après-midi, la BAC a arrêté devant le portail arrière du lieu un camarade qui en sortait et a tenté de rentrer dans le lieu en passant par le toit.

Rapidement du monde se retrouve. On décide alors de partir en manifestation en direction du commissariat de Noailles (commissariat central du centre ville). Nous sommes alors une cinquantaine, moitié sans-papiers, moitié avec, à prendre la rue, avec banderoles et slogans.

Un petit détour par Porte d’Aix (lieu de rassemblement des migrants et des rafles) où le cortège grossit un peu et nous descendons sur le commissariat.

Là, nous restons une demi-heure en bloquant la circulation et reprenons notre route. En remontant vers la gare, une pause se fait devant le consulat pour conspuer l’administration de ben Ali, toujours en place. Nous rentrons alors dans la gare que nous traversons de part en part et rentrons à la maison après quelques disgressions dans les quartiers de National et de la Belle de mai. Une opération solidaire et salutaire : ca fait toujours du bien de sortir occuper l’espace publique.

Par contre le camarade n’est toujours pas sorti, nous ne savons pas ce qui lui est reproché. Si demain il est toujours en garde à vue, un rassemblement de soutien est prévu pour demander sa libération. (des infos suivent).

Manifestation pour la liberté de circulation et en soutien aux migrants Tunisiens. Samedi 14 mai 2011 14 h Porte d’Aix

Comme ailleurs, depuis quelques semaines, des centaines de migrants, pour la plupart Tunisiens, débarquent à Marseille après un long voyage parsemé de morts et de prisons.
La porte d’Aix est un lieu de ralliement. Après avoir affronté la dictature, aujourd’hui nos démocraties les accueillent à coup de flics et de prisons.

Solidarité avec tous les migrants !

Réunion-discussion les Mardis et Vendredis à 18 heures à La Chrysalide 14 rue Bénédit (entre la Friche et le Parc Longchamp).

Manifestation pour une régularisation globale de tous les migrants et la liberté de circulation

Comme ailleurs en France, depuis quelques semaines, des dizaines de migrants, pour la plupart Tunisiens, débarquent à la Porte d’Aix.

Les révoltes en Tunisie de l’hiver dernier ont entraîné la déstabilisation du régime et ainsi ouvert une brèche dans les frontières vers l’Europe et notamment vers l’Italie. Des dizaines de milliers de personnes, issues de différents pays (Tunisie, Lybie, certains pays d’Afrique Subsaharienne...) tentent de rejoindre l’île italienne de Lampedusa. Le trajet de 167 km qui sépare l’île des côtes tunisiennes n’est pas sans danger. Pour les uns, c’est la noyade, les autres sont accueillis par la police (parfois par des coups de feu). Lampedusa est une véritable prison à ciel ouvert. De là, ils sont transférés vers d’autres centres fermés où des révoltes éclatent. Le vent de la révolte tunisienne traverse la méditerranée. La moitié des centres sont détruits, l’État italien se retrouve contraint à délivrer 22 000 visas Schengen pour raison humanitaire, un bon moyen de se débarrasser du « problème ».

Munis de ce vrai-faux papier, beaucoup de migrants cherchent à rejoindre la France. Les autorités ne reconnaissant pas la validité de ces documents, certains migrants voient leurs papiers déchirés par la police française. Des centaines d’entre eux déjouent les contrôles et réussissent à entrer en France.

La dernière semaine d’Avril, des rafles massives ont lieu dans plusieurs grandes villes (Paris, Marseille...). Porte d’Aix, le 27 avril dernier, une cinquantaine de Tunisiens se font contrôler : Certains sont incarcérés, d’autres sont directement expulsés vers l’Italie, et quelques uns arrivent à y échapper. La chasse est ouverte.

La gare St-Charles, comme tous les axes utilisés par les migrants, est quadrillée par l’armée et la police. Les frontières deviennent de véritables murs et barrières à l’intérieur des villes. Cette situation dépasse les cadres habituels de gestion des populations, les structures d’enfermement et de contrôle sont débordées ; ce qui se dessine, c’est le renforcement des frontières à l’intérieur même du territoire. Les mesures d’exception deviennent la norme.

Tandis que les autorités essayent à tout prix de disperser les migrants pour les rendre vulnérables et invisibles, certaines associations, se faisant le relais de l’État, tentent de les convaincre de partir « volontairement », en leur « offrant » 300 euros. Ils ne peuvent donc compter que sur leur détermination et la solidarité des populations locales. Certains habitants du quartier les hébergent spontanément, des commerçants leur apportent de la nourriture, des squats leur ouvrent leur porte...

La "révolution » en Tunisie, initiée par des soulèvements populaires, a fait dégager Ben Ali. Mais hormis quelques figures emblématiques, le clan au pouvoir est resté en place. Cependant, les révoltés ne se contentent pas de cette révolution de palais, les grèves, les luttes et les évasions massives de prison continuent. La répression perdure elle aussi, sous le masque de la démocratie appuyée par l’Europe (le patronat français est déjà en négociation avec le nouveau gouvernement tunisien). Depuis les débuts de la colonisation et malgré « l’indépendance » des pays du Maghreb, les pouvoirs tunisiens et français agissent, main dans la main, pour asservir les populations locales.

Les politiques migratoires en Europe cherchent à fournir le marché du travail de main d’œuvre sous-payée et sur-exploitée, afin d’assurer un profit conséquent pour les entrepreneurs. L’objectif est de mettre en concurrence et de diviser les pauvres selon de multiples statuts (français-immigrés, avec ou sans papiers, avec ou sans travail). Solidarisons nous contre les politiques répressives que l’on subit tous à différents niveaux.

Suite à la rafle de la porte d’Aix, un collectif s’est mis en place. Il regroupe des sans-papiers et des personnes « avec » autour des mots d’ordre : Pour une régularisation globale de tous les migrants Pour la liberté de circulation

Manifestation devant le CRA du Canet, le samedi 7 mai 2011

Source : Mille Babords http://www.millebabords.org/

La manif du samedi 14 mai

Samedi 14 mai, la manifestation pour la liberté de circulation et la régularisation de tous les sans-papiers a parcouru les rues marseillaises, pendant 3 bonnes heures, au son des chants, des slogans et des tintements de casseroles.
Un cortège joyeux et déterminé à quelques peu chamboulé le train-train du samedi après-midi : passant par les quartiers populaires du centre-ville (Porte d’Aix, Belzince, Noailles, Canebières, La Plaine, Cours Julien...) ; s’arrêtant au commissariat central, au consulat et à la préfecture en conspuant leurs occupants ; traversant bruyamment la gare St-Charles, plutôt que de le faire en baissant la tête pour éviter les contrôles ; surgissant dans l’artère commerçante (rue St-Féréol).
Aux cris de « liberté », de « ni police, ni charité, 100 pour 100 liberté ! », de « police, dégage ! », le cortège de 200 personnes, environ, était rejoint par des passants le temps d’un bout de route. Après cette enthousiasmante et dynamique manif, nous sommes allés partager un repas à la Chrysalide.

http://loissauvages.rebellyon.info/...

Contact : miamialiberte riseup.net

Réunion du collectif tous les mardis et vendredis à 18 heures à La Chrysalide – 14 rue Bénédit.

À Paris :

Du 28 avril au 4 mai : La police évacue le 51 avenue Simon Bolivar occupé par des sans-papiers Tunisiens et Lybiens

Du 7 au 11 mai : Les Tunisiens sans papiers occupent un gymnase rue de la Fontaine au Roi - Appel à soutien

12 mai : Tunisiens de Lampedusa à Paris, les négociations avec la Ville patinent - Manifestation à l’Hôtel de Ville





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