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Abolition de la « rí¨gle » de retenue í 100% des indí »s í Pí´le emploi

Publié, le mardi 20 décembre 2011 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 30 décembre 2011


De quoi s’agissait-il ?

Depuis prí¨s d’une quinzaine d’années, l’Unedic et ensuite Pí´le Emploi avaient organisé, en dehors de toute légalité une récupération automatique des indus sur les paiements ultérieurs dont bénéficiaient les allocataires de l’Assurance Chí´mage. Cette situation était issue d’un effet d’aubaine, la solution de facilité (bien que totalement illégale) consistait í récupérer sur les allocations dues les sommes trop versées pour les périodes précédentes. L’Unedic et Pí´le Emploi ensuite devenaient donc í la fois juge et partie [1].

Les « initiateurs » de cette « rí¨gle » prétendaient qu’il ne s’agissait que d’une simple régularisation de paiement.

Partant de ce « postulat » ils considéraient donc qu’il n’y avait pas lieu de prévenir l’allocataire qu’il serait procédé í cette retenue. En conséquence, l’intéressé apprenait que son paiement n’avait pas eu lieu, par son banquier parce qu’í découvert (voire interdit bancaire) ou son bailleur parce que le virement du loyer n’avait pas était honoré (avec les risques d’expulsion que cela induisait).

Il n’est pas bien compliqué d’imaginer les effets d’une telle procédure sur « l’humeur » du Travailleur Privé d’Emploi [2] ainsi maltraité lorsqu’il se présentait í l’accueil pour obtenir une explication sur l’absence de paiement, et la difficulté qui en découlait pour les agents dans la relation avec celui-ci.

Depuis 15 ans la CGT de la Fédération des Organismes Sociaux a lutté contre cette méthode illégale.

En matií¨re de récupération de « dettes » la seule méthode légale et celle dite de « la quotité cessible et saisissable » qui est fixée par les articles L 3251-1 í L. 3252-13 et R. 3252-1 í R. 3252-49 du Code du travail. Celle-ci consiste í ne pouvoir retenir sur un revenu qu’une partie de celui-ci en tenant compte du revenu global du ménage et du nombre de personnes í charge. Les limites des quotités saisissables sont fixées chaque année par décret.

Depuis 15 ans la CGT s’est battue, pour que seule cette procédure légale soit appliquée en matií¨re de récupération d’indus.

Bien sur, parce nous n’acceptions pas que l’on puisse procéder de manií¨re injuste et surtout illégale í l’encontre d’une population déjí fragilisée, mais aussi parce que cette manií¨re de procéder aboutissait í une accentuation des risques d’agressions physiques et verbales de nos collí¨gues, induisant également des risques psychologiques.

Lors du CCE (comité central d’entreprise) qui s’est tenu le 18 Octobre (juste aprí¨s la prise d’otage de l’encadrement de l’agence Beaumarchais [3]) la CGT est intervenue de nouveau auprí¨s de la Direction pour condamner cette « procédure » [4]) car pathogí¨ne par nature pour la sécurité des personnels.

Qu’est ce qui va changer ?

C’est donc pour la CGT Pí´le Emploi une grande satisfaction de voir paraitre la note PE CSP 2011 207 du 23 11 2011 [voir plus bas], qui met définitivement un terme í cette procédure illégale et risquée pour les Personnels. Cette note fixe comme seule rí¨gle possible celle de la « quotité saisissable ». Le systí¨me Informatique de Pí´le Emploi ne sera mis en conformité avec cette nouvelle situation qu’í compter de Mars 2012. Mais d’ici lí , la note précise que toute demande de remboursement de la différence entre la quotité saisissable et le montant abusivement récupéré devra íªtre restitué í l’Allocataire qui en ferait la demande [5] N’hésitez pas í informer les Allocataires de cette possibilité.

De fait cette situation nouvelle dans le traitement, va participer í diminuer de manií¨re significative les risques de tensions voire d’agression í l’accueil.

Depuis toujours la CGT Pí´le Emploi agit dans l’intéríªt convergent des Agents et des Travailleurs Privés d’Emploi [6], convaincue que des conditions de travail correctes son sources d’un meilleur traitement des Chí´meurs, et de la míªme manií¨re, que le respect scrupuleux de leurs droits est source d’une situation de travail apaisée pour les personnels.

D’autres batailles de míªme nature demeurent.

Par exemple celle sur la nécessité absolue que toute demande d’allocations soit bien systématiquement enregistrée informatiquement (par la transaction MK02). Au-delí du fait que les statistiques sur les instances de traitement (donc du volume de travail en attente) soient faussées, c’est aussi une source de tensions entre Usagers et Agents. En effet, un Allocataire potentiel qui appelle sur le 39 49 pour avoir des nouvelles de son dossier et qui s’entend répondre qu’il n’a pas déposé sa demande d’allocation, alors qu’il l’a fait depuis plusieurs semaines, peut interpréter le propos comme s’il était traité de « menteur » et de fait réagir de manií¨re virulente tant au téléphone qu’í l’accueil physique.

Le choix de la CGT de la Fédération des Organismes Sociaux :

Míªme dans un contexte qu’elle a combattu, par exemple la fusion des Assedic et le L’ANPE, la CGT Pí´le Emploi FNPOS agit concrí¨tement pour défendre les intéríªts moraux et matériels des personnels de Pí´le Emploi, ceci dans le réel et non dans un monde tel que nous le voudrions. Le propre du militantisme syndical réside bien dans l’amélioration immédiate et future de la situation des personnels, et pour cela il faut, sans renier nos convictions profondes, savoir íªtre réaliste mais pugnace pour modifier la réalité de la situation de travail des personnels. Telle est et sera toujours notre ligne de conduite.

Paris, le 15 décembre 2011

La CGT Pí´le emploi, Fédération des Organismes Sociaux

Source

« ¢ Dans la série pour s’en préserver, suffit pas de hurler au loup :
Merci par avance et de la part de tous í toute personne confrontée í un prélí¨vement d’indu qui ne respecterait pas la loi (quotité insaisissable, notification,  »motivation en fait et en droit« , indication des voies de recours), í toute personne envisageant de lancer une procédure judiciaire contre Pí´le emploi ou l’ayant déjí entamé, gagné ou perdu, í toute personne ou organisation disposant d’informations sur le nombre d’indus prélevés en Pí´le et en CAF de nous en faire part í accueil cip-idf.org. »¢ Idem :
Pí´le emploi : déjouer les convocs pour « entretien téléphonique », les radiations, le suivi...

PS : Nous recevons suite í la publication de ce qui précí¨de des informations qui relativisent fortement ce qu’écrit la CGT Pí´le. Nous vous les communiquons d’autant plus volontiers que l’appel í la vigilance, au partage d’expériences et í l’action qui précí¨de s’en trouvent í nouveau justifié :

La CGT se targue d’avoir fait évoluer le truc sur les indus, mais les circulaires de l’UNEDIC des années antérieures et les instructions nationales sur les indus disent expressément que Pí´le Emploi doit laisser ce « reste í vivre » (fixé par décret tous les ans) aux demandeurs d’emploi et ne doivent pas prélever des sommes supérieures í celui lí . Mais, concrí¨tement, dans plein de régions, les instructions locales ne disent pas cela du tout, elles disent comment inciter les demandeurs d’emploi í signer leur dette, comment récupérer le fric... Bref, Pí´le Emploi a ni plus ni moins repris les pratiques de l’assédic.. et quelles pratiques !

Il est probable que ce communiqué soit dí » í la découverte par la CGT ex-ANPE de pratiques qui n’ont jamais été dénoncées par la CGT ex-ASSEDIC ! í§a doit íªtre chaud entre eux lí  !

Mais surtout, rien ne nous dit que í§a ne va pas continuer, puisque les textes nationaux bordaient déjí bien ces histoires d’indus et respectaient la loi (depuis au moins 2009), contrairement í ce que dit la CGT. Donc, ce n’est pas parce qu’il y a un texte national qui vient de sortir qu’il sera appliqué sur le terrain (il y en a un qui date de mars 2011 qui n’était pas appliqué en région W oí¹ Pí´le avait pondu localement une autre instruction).



Notes :

[1] Et qui plus est dans l’illégalité la plus complí¨te puisque ces indus sont le plus souvent prélevés sans notification, ou/et sans « motivation en fait et en droit » , ce qui interdit de faire un recours faute de savoir de quoi il retourne tant en ce qui concerne la situation du chí´meur que des rí¨gles qu’on lui oppose, et sans notification des voies de recours ; toutes précisions que la loi prévoit pourtant expressément et sans lesquelles une telle procédure est extra-légale, donc contestable devant les tribunaux, voir : Unedic, zone de non-droit

[2] On reconnait lí la formulation travailliste si souvent adoptée par la CGT pour qualifier le chí´meur en fonction d’une « privation »... Cette désignation contribue í occulter le halo de situations que recouvre le chí´mage. Ainsi, par exemple, les 40% de chí´meurs actuellement indemnisés par Pí´le emploi et qui sont désignés comme des « chí´meurs en activité í temps réduit » parce qu’ils dépendent í la fois de salaires issus de l’emploi et d’allocation chí´mage sont tout simplement ignorés. Et avec eux l’ampleur d’une précarité de l’emploi que les syndicats « dénoncent » et déplorent, sans plus chercher í la comprendre, sans réellement la prendre en compte, ce qui leur interdit toute initiative d’ensemble appropriée í la « défense des intéríªts matériels et moraux » (comme se définissait l’activité syndicale ainsi que le rappel d’ailleurs ce communiqué de la CGT Pí´le) de ces salariés, et ce depuis plus de 3 décennies que dure la précarisation...

[3] Ce serait donc l’action isolée et coí »teuse pour lui d’un chí´meur (on ne sait pas ce qu’il est devenu... il est sans doute incarcéré) qui a « pris en otage », avec une « arme » en plastique, un directeur de Pí´le, rue Pelée, qui aurait été le prélude í cette avancée en matií¨re de prélí¨vement d’indí »... Ce que la presse qui l’a présenté comme un « déséquilibré » ne nous avait pas dit, se contentant de formulations générales pour rendre compte de son action (« ses demandes [...] portent sur la précarité et le mépris dont il se dit l’objet de la part de l’administration Pí´le emploi ») serait en train d’apparaí®tre maintenant avec plus de précisions í‰tait-il lí suite í un prélí¨vement d’indu comme il s’en produit des dizaines de milliers chaque année ? C’est en tout cas ce que laisse entendre ce communiqué de la CGT Pí´le.

[4] voir la déclaration de la CGT Pí´le emploi au CCE du 18 10 2011, celle-ci débute ainsi : Suite aux événements dramatiques í l’Agence Beaumarchais de Pí´le Emploi Ile de France mais aussi í Saint Girons en Midi Pyrénées la semaine dernií¨re ou í Dieppe en Haute Normandie, la CGT Pí´le Emploi tient í faire la déclaration suivante : Il est indéniable que le pays est régulií¨rement confronté í des actes violents, l’absence de perspective d’une société plus juste, plus proche des préoccupations de la grande masse des citoyens et résidents de notre pays, liés au fait que seuls les événements spectaculaires ont droit de paraí®tre, en sont le terreau. Mais, il ne serait pas juste de ne pas prendre en compte un contexte dans lequel les dirigeants de notre pays cassent simultanément les Services Public et la Protection Sociale (créations de Pí´le Emploi, des ARS etc.) qui depuis la libération servaient de « bouclier social » et de garantie de traitement égalitaire des citoyens. Míªme, la sémantique « nouvelle » concourt í la casse des repí¨res, lorsque l’usager, l’allocataire se trouve transformé en « client ». C’est en réalité une remise en cause des droits fondamentaux du citoyen qui se met en place, pour la simple raison que l’essence míªme d’un « client » est d’íªtre « profitable ». (...) En fait, Pí´le nous appelle désormais des candidats afin d’imposer mieux encore une concurrence digne des jeux de la téléréalité ou chacun ne doit sa survie qu’í sa capacité d’éliminer les autres, voir sur ce point : Outragé, Pí´le emploi mord la poussií¨re

[5] Comme de coutume quand ce n’est pas le parcours d’obstacle, c’est la jungle et c’est donc au chí´meur de faire valoir ses droits, lorsque et si il les connait. Pí´le n’informe jamais les chí´meurs de leurs droits (« on est pas des assistants sociaux », qu’ils nous disent, y compris í propos de rí¨gles qui sont celles du Pí´le et d’aucune autre institutions...). í€ chacun de se débrouiller puisque Pí´le est lí pour faire valoir des « obligations » vis-í -vis de l’emploi et donc de lui míªme, de ses rí¨gles toutes tournées vers la mise í disposition de la man d’oeuvre aux employeurs. Voir : Pí´le emploi commence í radier pour refus d’Offre « Raisonnable » d’Emploi.

[6] C’est aussi ce que disent, parfois, d’autres syndicats du Pí´le (voir Pourquoi la grí¨ve í Pí´le emploi - CFDT, CFTC, CGT, SNU Pí´le emploi FSU, Solidaires Sud emploi), tout comme nous avons toujours plaidé, dans les Pí´le, lors des grí¨ves, manifestations et actions de leurs agents pour la recherche commune d’une telle convergence, voir cette Lettre ouverte de quelques précaires aux conseillers de Pí´le Emploi

Jusqu’àavril 2012, sur certains indus de Pôle emploi (voir fin de la note qui suit) seuls les chômeurs qui le réclameront explicitement se verront appliquer la quotité insaisissable

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à17h30. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses àcap cip-idf.org

Permanences précarité, lundi de 15h à17h30. Adressez témoignages, analyses, questions àpermanenceprecarite cip-idf.org

À la CIP, 13 bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74

La coordination a dà» déménager le 5 mai 2011 pour éviter une expulsion et le paiement de près de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un placard municipal de 68m2, nous vous demandons de contribuer activement àfaire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville de Paris. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut de fait un centre social parisien alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer àla suite :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

• indiquez àaccueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’actions pour le relogement ou d’autres échéances importantes.



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