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À ceux qui estiment qu’avec 456 euros par mois nous parasiterions la société française

Publié, le samedi 24 décembre 2011 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 30 décembre 2011


Lettre ouverte et écorchée à tous ceux qui estiment qu’avec 456 euros par mois nous parasiterions la société française

Voilà encore une erreur de Pôle Emploi [1] qui va me pénaliser à l’approche de Noël.

Ils ne m’ont jamais aidé à trouver un emploi, un remplacement, un stage, une formation et en bonne citoyenne bienveillante qui ne doit pas manifester trop d’acrimonie, être contente d’être dans un système qui a pensé la question sociale, je souris souvent même quand je réclame un droit, un dû.

Je suis même emplie de bienveillance parce que j’entends leur mal être depuis le remaniement et la fusion Assedic ANPE. Je lis les livres des conseillères qui dénoncent et du coup je ne peux pas leur en vouloir [2].

Voilà près de quatre ans, un grand employeur qui a signé la charte de la diversité dans le cadre de la promotion de l’égalité des chances m’a fait chuter socialement dans l’irrespect le plus total de mon intégrité morale et du droit du travail à géométrie variable visiblement. De professeur que j’étais, je me suis retrouvée au RMI à l’époque. Depuis ce moment-là, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, me suis réorientée et reconvertie sans l’aide de Pôle Emploi.

J’ai fini par décrocher la possibilité de vivre un an d’un travail intelligent et épanouissant. J’accédais même au régime d’intermittence. Fin octobre approchait et je savais que j’arriverais en fin de droit, je n’ai pas su réalimenter l’accès à l’intermittence, je redoutais le retour aux minima sociaux mais me consolais en me disant c’est mieux que rien, au moins survivre, payer le loyer, ne pas tomber plus bas, ne pas se retrouver comme tant de naufragés du capital à la rue. Une femme à la rue comme tant d’autres qui s’abimerait sous les regards d’indifférence.

J’ai l’énergie de la joie et du désespoir. De ces fils et filles d’ouvriers qui savent ce que c’est la crise depuis l’enfance, qui savent qu’avec peu on fait parfois beaucoup, qui n’ont rien contre le travail qui peut rendre digne et enthousiaste. Il existe bien celui-là non ?

Avec cette énergie, j’ai cherché, cherché, cherché du travail, tantôt j’étais trop diplômée, tantôt pas assez dans le domaine ultra pointu requis alors qu’en quelques jours un salarié de la boîte en question aurait su sûrement utiliser mes neurones pour m’apprendre vite et au mieux les savoir-faire requis. C’est comme si on oubliait que l’apprentissage sur le tas, au vif du sujet valait aussi tous les diplômes et n’est souvent pas une perte de temps mais un atout pour une entreprise.

Fin octobre pointait le bout de son nez et je ne voyais rien venir et j’étais déjà fatiguée d’avoir envoyé partout aux quatre coins de la France et même en Allemagne et même jusqu’en Chine des candidatures pour enfin poser mon balluchon de précarité, m’ancrer mieux dans une vie sociale, citoyenne comme ils disent et économique. Rien. Des petits plans peut-être, des contrats aidés ? Non même pas ça, je n’y accédais pas. On est d’ailleurs nombreux à ne pas y accéder : pas assez ceci, pas assez cela.

Alors j’ai anticipé ma demande de dossier d’ASS pour percevoir les 456 euros de minima sociaux qui me permettraient au moins de faire patienter le propriétaire de mon appartement. J’ai écrit une fois, deux fois, trois fois à Pôle emploi pour avoir le dossier. On m’a dit pas maintenant, demandez-le plus tard, c’est trop tôt puis on m’a dit on vous a déjà envoyé un dossier, puis vous ne nous avez pas renvoyé le dossier de demande d’allocation retour à l’emploi qui nous permettrait d’obtenir un rejet qui serait la preuve que vous avez droit peut-être après examen aux 456 euros d’ASS. Mais je n’avais rien reçu de Pôle emploi aucun dossier. Ce matin, je téléphone, on me dit venez chercher le dossier, ce même dossier que je demande depuis fin octobre, ce même dossier qui est censé être parti le 10 novembre et nous sommes le 24 novembre [3].

Alors doucement je me suis laissée glisser au sol parce que je n’en peux plus, j’ai posé mon front contre le faux parquet froid de mon appartement et j’ai pleuré bruyamment comme une petite fille de bientôt quarante ans pourtant. Pleurer de ne pas avoir en même temps déposé un dossier de RSA, la même somme mais une autre administration la CAF parce que je sens que je vais me faire entourlouper par Pôle Emploi, que la CAF ne paiera que si Pôle Emploi refuse et que le temps que tout ceci se passe décembre sera là, Noël arrivera et à Noël c’est toujours plus terrible et humiliant de ne pas avoir un sou. J’ai pleuré aussi parce qu’avec tous mes jolis diplômes de 3e cycle, mes expériences multiples, mon énergie de vouloir bien faire, je reste dans mon jeu de l’oie de la précarité, celui dans lequel on est toujours le dindon de la farce. Ces oies qui se font traiter de noms d’oiseaux par des secrétaires d’état, des ministres, des Wauquiez, des clubs de pensée qui pensent réellement qu’on abuse le système social français quand on surnage à peine avec 456 euros par mois.

Il paraît que je suis belle, intelligente et drôle. Ça me fait une belle jambe. Que doivent vivre ceux qu’on trouve laids, bêtes et fades ?

Je n’ai plus l’énergie ce matin. Wauquiez qui nous traitait de parasite cet été [4]. , aimerait-il lire la pile de candidatures envoyées. Les espoirs et les projections fatigantes qu’on construit. On se dit : il faudra chercher un appartement à 1000 km de chez moi, je n’aurai plus d’amis, plus de toubib de confiance, plus mes épiciers du quartier mais j’aurai un vrai travail, on postule, on espère, on est parfois convoqué, on fait son grand numéro de charme. Et rien. On recommence à l’est, à l’ouest, au sud, au nord, à chaque fois on s’imagine la vie qui va avec et… rien. Pendant ce temps-là ce garçon que vous venez enfin de rencontrer avec qui vous êtes bien, se pose des questions. Pourquoi tu veux partir si loin si tu m’aimes ? On se sent infidèle alors qu’on voudrait juste un travail pour retrouver l’énergie, le capital suffisant pour l’inviter au restau de temps en temps, revenir vers lui moins abattue par la précarité. Je sais que certains copains la vivent mieux que moi, ils me traitent même d’aliénée, disent que le travail c’est l’aliénation [5] que mon féminisme c’est de l’aliénation que je souhaiterais troquer un mec, un mari contre un patron quand je leur explique que pour moi le travail c’est aussi un facteur d’émancipation. Je ne sais plus quoi dire, quoi penser, je pleure la tête contre le plancher, rassembler tous les papiers pour ce fichu dossier me paraît être l’ascension de l’Everest pour 456 euros. En fait, j’ai honte, je voudrais pouvoir leur dire : gardez-la votre aumône, expliquez-nous comment on peut vivre avec ça ? Expliquez-nous pourquoi tout l’été je n’ai pas pu être reçue comme il faut par une conseillère Pôle Emploi, que j’ai dû trouver auprès d’amis des conseils pour ma recherche d’emploi, ma stratégie. J’ai mal partout, j’appelle l’amoureux pour lui dire que j’ai besoin de lui, que je n’arriverai pas à aller à Pôle Emploi seule ce matin parce que je suis fatiguée, à bout, humiliée et que c’est injuste d’avoir appris au téléphone qu’ils mettront trois semaines à traiter un dossier qu’ils prétendaient avoir envoyé le 10 novembre et qui n’est jamais parti ou arrivé. On est le 23 novembre, si je dépose le dossier aujourd’hui, dans trois semaines ils me diront si je peux prétendre à la solution de précarité A dite ASS, si c’est rejeté il faudra donner ce refus à la CAF qui examinera la solution B dite RSA. On aura perdu un mois et Noël sera là. J’appelle l’amoureux, il est sur messagerie. J’envoie un SMS : tu pourrais m’accompagner à Pôle Emploi ce matin, je suis tellement fatiguée, j’ai besoin de toi.

On a mis sa fierté de côté mais l’amoureux est au travail, il finira son chantier en début d’après midi. On s’appelle, ça capte mal alors ça crée de la zizanie. On préfère lui renvoyer un texto qui dit : t’inquiète c’est pas grave.

Je me retrouve accroupie la tête contre le canapé, où est passée ma belle énergie qui amuse les copains et les amoureux au début ? celle qui fait bouger des montagnes parfois.

Alors je me relève, je rassemble les papiers. Je relance un employeur par mail que je suis allée voir sans être convoquée pour lui montrer à quel point j’aimerais bien travailler chez lui. J’en rappelle un autre en prenant une voix énergique. Je finis par retrouver les papiers qu’il faudra pour le dossier ASS et je m’aperçois que je n’ai travaillé que 4 ans et demi dans les 10 dernières années parce que j’avais pris deux ans de disponibilité à l’époque. Et il faut avoir travaillé au minimum 5 ans dans les 10 dernières années pour prétendre aux ASS la solution A [6]. Alors je serai recalée de la solution A, ne vaut-il pas mieux que j’anticipe la solution B pour avoir un tampon daté de la CAF qui du coup prendra cette date comme début possible de mon retour à la précarité dans leur tunnel à eux, le tunnel B ? Oui ça mérite réflexion. Mais je suis si fatigué, le rimmel a coulé partout, j’ai le dos qui craque et j’ai la fatigue des jours de règles.

Germaniste, femme de communication, j’ai le goût du contact et du travail bien mené. Capable de prendre des initiatives, j’aime aussi le travail en équipe et mener à bien une pleurnicherie déclenchée par Pôle Emploi et ce manque de tendre.

Ne vous arrêtez pas aux diplômes, il y en a toujours trop ou pas assez, à 39 ans j’ai acquis une maturité et une autorité naturelle qui me permettront de rassembler mes esprits, mais à 39 ans il arrive encore qu’on me demande à la SNCF si j’ai la carte 12-25. Alors vous voyez !

Rassurer l’employeur on n’est ni trop vieille, ni trop jeune, ni trop mieux que lui. Et moi, là, qui me rassurerait un peu ? il faut cocher A et B, se relever, se remaquiller et recommencer le cirque de l’aliénation comme disent mes petits copains d’extrême gauche qui hériteront ou ont déjà hérité de la maison de papa-maman [7] et ne pas parler de mon nom de famille qui ne rassure pas l’employeur. Et ne pas écrire ça ici parce que c’est de la victimisation rien que d’en parler, et rien que d’y penser !

Il s’est immolé là-bas. Ce chômeur de Tunisie. Ici nous nous consumons dans une petite mort lente où tout ce qui fait notre beauté et notre grâce se dissout dans la solution A ou B.

Sommes-nous des parasites ?

Nadia Mokaddem
Montpellier, 24 novembre 2011.

Publié par Le Jura libertaire, Lettre ouverte d’une parasite sociale

Une réponse :

je dois me résoudre à abandonner ce que j’ai construit

Comment vous dire que votre lettre m’a brisé le cœur… Elle s’est pointée sur mon mur le jour où, moi aussi, j’ai posé mon front sur le sol l’inondant de larmes.

J’arrête. Je jette l’éponge. Je dépose les armes. A l’aube de mes 34 ans j’ai choisi d’abandonner mon métier, celui dont j’avais fait ma vocation, celui pour lequel je me suis épuisée.

Autonome depuis l’âge de 17ans j’ai toujours voulu prouver à mes parents et à la société que j’étais capable d’être indépendante. Je voulais que celle qu’on avait souvent traitée d’enfant gâtée soit méritante de son bonheur et de sa réussite. J’ai claqué la porte aux études après quatre ans de fac pour devenir artisan.

Aujourd’hui lorsque que je fait mes comptes, une fois les charges déduites, les honoraires rétrocédés, le matériel payé, il ne me reste plus que 800, 700, 600 euros par mois. Chaque année ma rémunération baisse. Pourtant, je travaille dur, à quatre pattes, la tête en l’air, bancale sur un escabeau, trimbalant sacs de ciment et autres fardeaux… Je me lève chaque matin les muscles endoloris, le dos raide… j’en ai enduré des chantiers 7 jours sur 7 pendant des semaines avec des journées de 12 heures ou plus. Tout ça pourquoi ? Pour ne gagner que de quoi payé médecin et kiné, et puis, vivoter.

Tout le monde me dit « tu as de l’or dans les mains ! » C’est ça le prix de l’or ? Des clients rois, jamais satisfaits, qui veulent que ce soit vite fait, bien fait et surtout pas cher. Des prescripteurs désintéressés qui ne comprennent rien à la valeur de mon travail, les temps de séchages, la subtilité des finitions, le sens du beau…

Et maintenant que vais-je faire ? Mon projet professionnel, c’était mon projet de vie. Mais je ne veux plus me ruiner la santé à ce prix là ! Bah, je vais bien trouver un petit job qui palliera à mes besoins modestes, les années de petits revenus m’ayant appris la sobriété.

Mais voilà que je trouve votre lettre sur mon écran d’ordinateur. Si elle, avec toute son expérience de la recherche d’emploi, toute son obstination et son enthousiasme, n’y arrive pas, comment moi, déconnectée depuis huit ans des rouages du salariat et des administrations de l’emploi, vais-je m’en sortir ? Certes, pendant ces huit années je n’ai été un dit « parasite » pour personne. J’étais mon propre chef donc ne pouvais prétendre à aucune aide de l’Etat. Je créé ma propre activité donc participais à la croissance économique du pays. Et, en plus, je donnais du travail à d’autres (cette année j’ai rétrocédé plus d’honoraire que je ne me suis rétribuée moi-même). Et avec ça, je me retrouve à vivre sous le seuil de pauvreté, la santé usée alors que je n’ai que 34 ans, et je dois me résoudre à abandonner ce que j’ai construit de plus cher, mon savoir-faire. Tout ça, pour risquer de finir par me faire traiter de parasite de la société.

Mais je ne baisserai pas les bras, et merci Nadia, de m’avoir fait me sentir moins seule…

Sarah.



Notes :

[1] En fait ces « erreurs » font l’ordinaire aussi massif que quotidien d’un Pôle qui n’a d’autre finalité que « l’emploi » et ne respecte en rien les chômeurs, d’une institution qui ne s’acquitte même pas des obligations théoriquement attachées à son rôle en matière de droits des chômeurs et précaires, voir par exemple les témoignages sur le fonctionnement de cette entreprise lors d’un récent procès pour « outrage à Pôle emploi »

[2] Les agents du Pôle ont fréquemment fait grève contre leurs conditions de travail marquées par le management concurrentiel et la négation des agents comme des « candidats » (c’est ainsi que Pôle désigne désormais les chômeurs), voir : Grève à Pôle emploi lundi 4 janvier : À La Courneuve, le collectif n’en peut plus, et aujourd’hui démissions et arrêts maladie se multiplient.

[3] De même qu’il faut obtenir... un rejet de demande d’ARE pour demander l’ASS, il faut un refus d’ASS pour obtenir une allocation de 296€ versée une seule fois, l’AFD, il est fréquent que le Pôle n’informe pas de cette possibilité, c’est donc, comme de coutume, à vous de veiller sur vos droits. Voir : Plus d’ARE, pas d’ASS, vous avez droit à 312,49€ d’allocation de fin de droits (AFD)

[4] Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE le rappelle : « Depuis Jospin, la grande idée, c’est d’inciter à travailler, donc creuser l’écart entre le RMI, puis le RSA, et le Smic.«  Les Wauquiez et N.S, marchent sur les traces des oligarques de gauche qui ont fait ce choix. C’est Jospin qui, en 1998, répondait à une large mobilisation des chômeurs et précaires dont le mot d’ordre central était  »un revenu c’est un dû«  et la revendication principale une hausse de 1500F des minima et leur extension aux moins de 25 ans, par son ignoble  »nous préférons une société de travail à l’assistance" Pour mémoire on consultera un tract de l’époque À gauche poubelle, précaires rebelles. Pour jouer la division entre salariés plus ou mois pauvres, l’oligarchie de gauche a disqualifié la solidarité. Cette totale inversion des valeurs, ce retournement radical, nous les payons encore.
Et l’on ne voit ni quand, ni comment cette gauche travailliste pourrait sortir de ce crédo néolibéral qui conçoit les droits sociaux comme une dette individuelle. Aujourd’hui il est banal de considérer la pension de retraite, l’arrêt maladie, l’allocation de chômage comme autant d’abus. Si nous sommes en dette, nous sommes aussi coupables. La loi c’est l’économie, et lorsque le chômage n’est plus l’envers du travail mais l’un de ses moments, le social, c’est du vol. C’est l’un des motifs de l’idéologie dominante. Et cela fonctionne, par exemple pour conduire à des comportements de non recours au droit : on estime à 1 650 000 personnes les ayants droits potentiels du RSA qui ne le demandent pas...

[5] Sarkozy, lui, pense et dit que le travail c’est la liberté. L’oisiveté serait mère de tous les vices et le travail une vertu, la plus belle de toutes les vertus... Il est inutile d’observer que cette morale est à l’usage exclusif des prolétaires, les riches qui la prônent n’ayant garde de s’y soumettre : l’oisiveté n’est vice que chez les pauvres.(Emile Pouget).

[6] On peut dans ce cas essayer de faire un recours auprès de l’instance paritaire régionale de Pôle emploi afin qu’ils dérogent à la règle. Sans aucune garantie, il faudra tartiner sur les difficultés sociales rencontrées et la qualité avérée des « recherches d’emploi », bref, jouer leur théâtre. Pour certain-e-s, un argument peut aussi servir, c’est de montrer que l’on a pas droit au RSA car on est conjoint de quelqu’un qui gagne plus de 650 euros, à condition qu’il gagne pas trop, ce qui ferait aussi sortir du droit à l’ASS qui est elle aussi un revenu à un calcul familialisé, sur les revenus du ménage, non individuel.

[7] Tous héritiers ? Si ce qu’on pourra désigner comme une gauche extra-parlementaire ressortait d’une généralisation sociologique si unilatérale et simplifiée, il est vraisemblable que cela se saurait... On peut regarder autrement les questions de classes, par exemple en prenant connaissance de La figure du prolétariat, multitudes, insurrection et nécessité subjective, ou/et de Beaucoup d’argent parce que je suis nombreux, ou encore de La personne devient une entreprise, note sur le travail de production de soi

Bouts de ficelle

Centres d’action sociale municipaux : Ça ne répond pas aux questions posées mais c’est utile de le savoir, si on ne connait pas le règlement de l’action sociale municipale à Montpellier (faudrait aller voir ce qu’il contient puisque l’on est souvent conduit à utiliser leurs prestations), en revanche, pour les Parisiens il existe des « aides exceptionnelles » du CASVP, il y a du fric disponible dans la ville la plus riche de France : voir : À Paris comme ailleurs : Arr€t€z vos salad€s, balanc€z l’os€ill€ !, et ne pas oublier d’en parler autour de vous ! Comme la Ville de Paris tient à son AAA et restreint actuellement l’accès à ces aides, merci de témoigner de vos expériences en la matière en écrivant à la permanenceprecarite cip-idf.org de la coordination des intermittents et précaires.

Face à Pôle : Quelques conseils pour faire face aux radiations, au suivi...

Face aux contrôles domiciliaires de la CAF, quelques conseils - Les CAFards

De la légitimité de frauder les minima et de quelques conseils à cette fin

À butiner pour comprendre ce monde depuis nos conditions d’existence :

Déprolétarisation et nouvelle prolétarisation - Enquête collective

Dette objective et dette subjective, des droits sociaux à la dette - Enquête collective

Il n’est de pire chômeur que celui qui se fait entendre

Ni emploi forcé, ni culpabilisation, ni management, grève des chômeurs !

Les désirs ne chôment pas (32p. en pdf)

Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanence précarité
Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

Les lundi de 15h à 17h30
à la CIP, 13 bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74

La coordination a dû déménager pour éviter une expulsion et le paiement de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un local municipal exigu, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut un centre social parisien, alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :
• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.
• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’action pour le relogement ou d’autres échéances importantes et urgentes.



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