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Au carrefour des contrôles sociaux et policiers, récit d’une tentative d’occupation de Pôle Emploi à Nantes

Publié, le jeudi 19 janvier 2012 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 20 janvier 2012


Le sommet pour l’emploi qui se tient ce 18 janvier 2012 rassemble les élites politique, économique patronale et syndicale ; des personnes totalement déconnectées de la réalité. Nous sommes des citoyens lambdas, chômeur-euse-s ou non, qui pensent primordial d’engager la discussion sur le terrain, avec les plus concerné-e-s : les sans-emploi et les agents de Pôle Emploi [1].

Le rendez-vous était fixé hier, 17 janvier à 11h Place du Peuple (feu Place Royale). Ce moment faisait écho à la mobilisation nationale du 17 janvier « Occupons Pôle Emploi ». Nous y étions peu nombreux, mais bien motivé-e-s. Nous avions opté pour une introduction sous forme de vœux de Liberté, d’Egalité, de Solidarité. Nous voulions entre autres, engager le débat sur le non sens de la centralité du travail, dans une société qui produit de plus en plus, et ce malgré un taux de chômage galopant.

Notre petit groupe a donc pris la direction de l’agence Sainte Thérèse en tramway dans une ambiance bon enfant. Nous pensions laisser derrière nous les CRS dépêchés à notre encontre sur la Place du Peuple. Quelle ne fut pas notre surprise quand deux fourgons ont traversé la ligne de tramway pour nous intercepter. Une troupe s’est hâtée de nous barrer l’accès à l’agence ; un service dit public [2]. Très vite quatre autres camions, deux voitures de police, et une troisième, banalisée, sont arrivés en renfort. Nous avons compté un rapport de 7 policiers pour un-e manifestant-e [3].

Malgré quelques tentatives, il nous fut impossible de pénétrer dans l’agence et de mener à bien notre action. Le dispositif policier a totalement bloqué l’accès à l’antenne. N’ayant que faire du risque de radiation [4], les forces de l’ordre ont refoulé les sans-emplois convoqué-e-s en entretien au même titre que nous.

La direction de l’antenne n’a pas daigné engager le dialogue certainement par crainte de voir ses agents se rapprocher des chômeur-euse-s [5]. Nous avons donc distribué les tracts à des chômeur-euse-s — refoulé-e-s eux aussi de l’agence — aux passant-e-s et à des automobilistes. Les témoignages de soutien furent nombreux, l’indignation générale face à ce déploiement de forces démesuré.

Ne voyant pas d’issue à la situation, nous avons pris la route du retour, toujours en tramway. Deux agents en civil dans le wagon voisin, deux voitures — l’une siglée roulant sur les rails, l’autre banalisée [6] sur la chaussée — nous escortaient. Il fut impossible de se défaire des deux agents en civil de tout l’après midi. En passant à pied devant l’antenne Pôle Emploi de Viarme (rue d’Erlon), nous avons pu constater la présence d’un dispositif policier [7]. Plusieurs personnes nous ont fait état de leur omniprésence ce jour dans les rues de Nantes.

Plutôt que de chercher les causes d’un mécontentement bilatéral — chômeurs et agents de Pôle Emploi — par le dialogue et le respect, l’administration a réagi en fermant sa porte, preuve du mépris le plus total à l’égard de son public. Monsieur Daubigny, Préfet de Région, n’aura pas lésiné sur les moyens pour avorter un mouvement social dont nul ne peut nier la légitimité. En prétextant la notion très floue de « risque de trouble à l’ordre public », et des « peurs de dégradation », l’Etat et ses réactions policières à géométrie variables portent des atteintes manifestes à nos libertés [8]

Ces faits renforcent la légitimité de nos actions citoyennes, et accroit notre motivation à résister et dénoncer les injustices, les inégalités et les manquements démocratiques que nous subissons tous quotidiennement.

Nous dénonçons la recrudescence du contrôle, qu’il s’agisse de celui de Pôle Emploi à l’encontre des usagers [9], ou de celui des forces de l’ordre qui étouffent nos libertés. Nous réprouvons les procédés violents et inégalitaires auxquels ont recours les institutions pour nous faire accepter l’inacceptable (radiations, délation, fichageS, coercition policière...).

Pas de Paix sociale sans Justice sociale

Source : http://nantes.indymedia.org/

PDF - 19.6 ko
Pourquoi occuper les Pôle emploi ? http://mcpl.revolublog.com/

Ni dette, ni culpabilité, ni honte, s’organiser !

Clichy : Occupations de Pôle emploi : quand est-ce qu’on remet ça ?

Lyon : Suivi de l’action, avec tract, photo, son

Le Pôle Emploi Majorelle à Nancy brûle-t-il ? La C.R.I.S.E

La journée du 17 janvier 2012, Occupons Pôle Emploi, Rennes

Des chômeurs en colère murent un Pôle emploi à Rennes

Pour d’autres infos sur cette journée où une quinzaine de Pôle emploi ont été occupés, bien davantage fermés par la direction, et d’autres encore bloqués par des vigiles ou/et la police, à Bordeaux, Brest, Clermont Ferrand, Lille, Marseille, Montauban, Montpellier, Nice, Pontivy, Quimper, Redon, Strasbourg, Toulouse, Vitry, ... regardez cette liste des actions qui comporte des liens vers sites ou blogs des collectifs, tracts, articles de presse.



Notes :

[1] De l’autre coté du guichet : Pôle Emploi, la violence et l’ennui.

[2] Voir sur le fonctionnement du Pôle : Outrage à Pôle emploi : Moi, personne quelconque de nationalité de hasard, déclare avoir été témoin des faits suivants et Outragé, Pôle emploi mord la poussière .

[3] Mais que fait la police ?

[4] Pôle emploi : déjouer les convocs pour « entretien téléphonique », les radiations, le suivi....

[5] Lettre ouverte de quelques précaires aux conseillers de Pôle Emploi, Mcpl, Rennes.

[6] On peut lire ce extraits choisi de la récente enquête de Didier Fassin sur l’activité des BAC.

[7] Dans plusieurs ville en France, des Pôle ont été fermés préventivement, « protégées » par des vigiles ou/et par la police ce 17 janvier. À Paris, c’est souvent que lors d’appels à actions des Pôle sont ainsi fermés ou bloqués par la police lors d’appels à action. De plus, les policiers, lorsqu’ils arrivent à l’appel de la direction d’un Pôle, ils interviennent désormais fréquemment dans les agences le flash ball à la main...

[8] Les occupants du Pôle Clichy expulsés par une troupe en armes aux effectifs très largement supérieure en nombre ont écrit « afin de commencer à résorber le déficit public, nous suggérons aux préfectures de procéder désormais aux expulsions au moyen du 39 49, cette plateforme téléphonique de Pôle emploi. »

[9] Voir Refusons le contrôle des chômeurs, qu’ils soient avec ou sans-papiers ! (Mcpl, Rennes) et Techniques de pouvoir pastoral : le suivi individuel des chômeurs et des allocataires du RSA - Enquête collective.

Quand le RSA donne le la, Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009....

Comme le disent des camarades belges : Les désirs ne chôment pas .

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanence précarité
Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

Les lundi de 15h à 17h30
à la CIP, 13 bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74

La coordination a dû déménager pour éviter une expulsion et le paiement de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un local municipal exigu, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut un centre social parisien, alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :
• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.
• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’action pour le relogement ou d’autres échéances importantes et urgentes.



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