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Un conseil général socialiste supprime le RSA à des centaines de personnes, et le revendique

Publié, le mercredi 19 septembre 2012 | Imprimer Imprimer | |
Dernière modification : samedi 6 juillet 2013


« Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences. »
Oscar Wilde

Le changement à une drôle d’allure... Celle d’une gauche rose pâle qui n’augmente guère le SMIC, n’a concédé aux salariés qu’une hausse de l’allocation de rentrée scolaire, la création d’emploi aidés et des embauches dans l’éducation, celle d’une gauche bleu marine qui persécute les Roms ; l’allure d’une entreprise France désormais dirigée par un ancien de la haute école de commerce et qui ne voudrait revenir ni sur l’interdiction du revenu minimum aux moins de 25 ans, ni sur la diminution du « pouvoir d’achat » de qui dépend d’allocs chômage, de minima sociaux ou de pensions de retraite, toujours plus difficiles à obtenir en raison des durées d’emploi exigées [1].

On nous annonce 30 milliards d’économies [2] et, on le verra ci-dessous, alors que cette gestion punitive des pauvres était jusqu’à maintenant occultée par les conseils généraux majoritairement dirigés par la gauche qui en sont chargés, pour la première fois, un conseil général PS revendique haut et fort de supprimer le RSA à des centaines de personnes [3].

Pamiers : un bien étrange collectif pour de bien obscures motivations

Jeudi après-midi, une quinzaine de personnes se sont rassemblées place de la République tout près de la pyramide.

À l’appel du collectif CAFCA (collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration), ils manifestaient leur mécontentement face à l’administration en général.

« Nous subissons constamment le contrôle et la violence d’administrations qui nous veulent isolés et culpabilisés.

Face à ceux qui nous rendent la vie impossible [4], nous nous organisons sans remettre notre sort dans les mains d’experts du social », indiquent-ils sur le tract distribué aux passants.

Chômeurs, locataires, allocataires, intermittent du travail, travailleurs pauvres, voilà à qui le message de ce collectif s’adresse.

« Refusant de se résigner face au pouvoir de cette administration froide et implacable, refusant de se considérer comme coupables d’accepter quelques miettes (à peine 400 euros par mois), nous nous sommes rendus par deux fois pour perturber la tenue de commission de solidarité territoriale », poursuit le tract.

Des commissions qui évaluent la situation de personne bénéficiaire du RSA (revenu de solidarité active) [5] et qui parfois radient certains d’entre eux pour des raisons liées aux conditions d’attribution du RSA [6].

Leurs exigences : que celui qui passe en commission soit accompagné [7].

« Nous continuerons aussi souvent que nécessaire à nous rendre collectivement dans ces commissions à Saint-Girons, à Foix, à Pamiers, et partout dans le monde et l’univers, pour qu’elles n’aient plus jamais lieu », conclut le tract.

Ils enjoignent toutes les personnes qui se sentent concernées à rejoindre leur mouvement en Ariège [8]

C’est tout ce que nous pourrons vous indiquer par rapport à ce rassemblement.

En effet, à l’image de leur moyen de pression violent, les membres de ce collectif n’ont pas permis à notre journaliste de travailler en toute indépendance comme le permet la liberté de la presse dans notre pays.

Demandant plus de précisions, elle a été congédiée et même agressée dans son véhicule alors même qu’elle souhaitait quitter le lieu de la « manifestation » [9] .

Cette altercation violente a donné lieu à un dépôt de plainte de notre journaliste à l’encontre de ces personnes véritablement mal intentionnées.

AriegeNews.com, 13 septembre 2012

Ce même organe d’information dont une employée porte plainte va ensuite publier un nouvel article justifiant les « suspensions » de RSA et défendant le fait que les ayant-droits soient soumis à des obligations impossibles à satisfaire sous peine de se voir supprimé tout revenu. On y donne de nouveau la parole au président socialiste [10] du conseil général, Augustin Bonrepaux [11].


Une réponse de CAFCA

Nous écrivons ce court texte pour répondre à l’article « Pamiers : un bien étrange collectif pour de bien obscures motivations », paru le 13 septembre sur le site ariegenews.com. Cet article donne bien quelques informations dans sa première partie mais se conclut par des propos mensongers. Nous voulons rétablir ici quelques vérités.

Il n’y a pas eu d’« agression de journaliste ».

Ce jeudi 13 septembre à Pamiers, nous nous rassemblons suite à un appel public du collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration, quand une journaliste s’approche et, sans même se présenter, annonce son intention de prendre des images. Nous lui remettons un tract et lui expliquons le sens de ce rassemblement ainsi que notre volonté de ne pas être filmés ni pris en photo [12]. Elle semble extrêmement contrariée et continue à nous réclamer des images, pour soi-disant justifier sa présence au rassemblement auprès de son employeur. Pour finir, elle se met en colère et regagne sa voiture en proférant des propos méprisants selon lesquels nous méritons bien « de rester dans notre précarité ». Quelle n’est pas notre stupeur quand nous nous apercevons que faisant semblant de partir, elle nous prend en photo à notre insu ! C’est cette photo volée et mal floutée qui figure en tête de l’article. Il lui est donc naturellement demandé avec insistance d’effacer cette photo, ce qu’elle refuse catégoriquement, s’enfermant dans sa voiture.

Nous n’étions pas réunis pour faire de belles images ou de bien inutiles scandales mais pour perturber la tenue d’une commission de solidarité territoriale - ces sortes de tribunaux administratifs qui ont le pouvoir de supprimer le RSA - et pour soutenir les personnes qui y comparaissaient. Cette action s’est d’ailleurs déroulé très paisiblement et personne, pas même l’élu qui préside la commission, n’a semblé penser que nous usions là d’un « moyen de pression violent ».

Voilà ce qu’il en est de « nos obscures motivations », quant à « notre étrange collectif », nous souhaitons simplement nous organiser par nous-mêmes face aux administrations, y compris pour ce qui concerne la publicité de nos actions. Il est bien assez difficile de s’organiser sans chef ni médiation pour ne pas ajouter à cela la présence intrusive d’un journaliste.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais nous apprenons par cet article qu’une plainte a été déposée au commissariat. Etant donné son caractère absurde et infondé, nous espérons qu’elle sera retirée dans les plus brefs délais.

C. A. F. C. A. (collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration)

contact : caf.ca [at] laposte.net
https://cafca09.noblogs.org

Un témoignage :

Il n’y avait pas, à Pamiers le jeudi 13 -09, de distribution de tracts vers les passants comme il est écrit dans “ariège news” mais des personnes qui s’attendaient pour en accompagner d’autres aux convocations de la CST . La discussion était tranquille, les précaires du département se présentaient lorsqu’une dame se disant journaliste interrompit la conversation. A aucun moment elle ne se présenta ni elle ni son journal. Par ailleurs peu amicale, la dame pouvait être n’importe qui, malgré tout, une brève explication de notre démarche lui fut rapidement fournie.

La dame insistant, très gentiment une des personne du collectif lui donna un tract . L’affaire étant engagée, ou du moins elle le pensa, elle exigea une photo, il lui fallait faire son travail de journaliste etc.etc… Or, personne n’étant venu pour une action sur la place de la République, l’ensemble du collectif refusa légitimement la prise de photos.

Ce refus avait été très aimable pourtant la dame trépigna, s’énerva, elle n’avait pas fait 30 km pour rien, et son métier-ci et son métier-ça …. Dans son dépit, elle eu hélas quelques paroles malheureuses, des paroles parfaitement méprisantes : “les précaires qui ne se prêtaient pas à ses exigences ne méritaient qu’à rester dans leur précarité, et vlan !. C’était insultant,malgré tout le collectif la laissa partir sans broncher et retourna à ses moutons.

Il fut très vite remarqué qu’en regagnant sa voiture, la dame prenait des photos de loin, des photos, prises de force ! Indigné et agacé, un petit groupe traversa la grande place pour lui demander de les effacer , leur prise dans ces conditions frôlait la provocation. C’est à la voiture que le ton monta, la dame fit alors le choix de remonter rapidement ses portières et de fermer ses portes, sans effacer les photos bien entendu. Elle prit ensuite tranquillement son temps pour passer quelques coups de fil avant de quitter le lieu.

Après avoir agit incognito de façon méprisante, crier “au loup ! au loup !” puis déposer une plainte pour vol et agression, sans qu’il n’y ait ni vol, ni agression, écrire ensuite un article de dénigrement et ne pas “flouter” tous les visages sur la photo ne semblent pas du moins il me semble relever de la déontologie journalistique la plus rigoureuse.

Un témoin (source : Jura Libertaire).

Face au matraquage du devoir et des obligations à l’encontre de tous ceux que l’on cherche à réduire à l’isolement, la liberté exige du collectif

L’existence et l’action d’un collectif tel le C.A.F.C.A sont d’autant plus nécessaires que le conseil général s’enorgueillit de couper le RSA à plusieurs centaines de personnes chaque année. Cette fois des socialistes décomplexés lâchent le morceau, allant jusqu’à se fixer des objectifs chiffrés (présentées comme des « prévisions »...) quant au nombre d’évictions du RSA à opérer parmi les 6083 allocataires du département : « Selon les projections du conseil général, à la fin de l’année, près de huit cents personnes auront été convoquées par la commission de contrôle et 452 décisions de suspension du RSA auront été prises... » [13]
452 coupures de RSA parmi 6083 allocataires, c’est un allocataire sur 13. Une telle norme de fonctionnement, appliquée par exemple à Paris, où l’on compte près de 70 000 allocataires du RSA, cela fait près de 5400 allocataires privés de revenu en 2012, auxquels il faut ajouter conjoints et descendants éventuels. On objectera qu’une partie des sortants ne réunit plus les conditions de revenu permettant le maintien du droit au RSA, mais combien ? Qui trouve un emploi suffisamment payé pour ne pas ouvrir droit à un complément de RSA ? Et pour combien de temps quand 70% des embauches se font en CDD dont la durée moyenne est inférieure à deux mois ?
Il s’agit de mettre la pression, de contrôler, de justifier des évictions, et de les réaliser. Ce faisant on table également sur une tendance lourde : 1,6 million de fauchés renoncent déjà actuellement à affronter les démarches pour toucher un RSA auquel ils auraient pourtant droit... [14].

Il y a peu ou pas d’emploi à trouver, mais une morale du travail à préserver [15]. On décide qu’il n’y a pas d’argent pour les précaires, et on leur fait la chasse.

Le changement a décidément [16] une drôle d’allure...

Le collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration donne rdv :
• Mardi 2 octobre à 9hn devant le LIDL de Saint-Girons
 [17].
• Samedi 6 octobre à 14h, dans le parc du tribunal à Saint-Girons

Rappels :
. « Absurdité », « torture morale », une enquête sur le RSA à Paris
. Nous, RSAstes Parisiens,

La suite, en décembre 2012 : R.S.A : fausse hausse et coupures programmées...



Notes :

[1] Comme Maryvonne à Brest, va falloir pointer à Pôle emploi à 80 piges

[2] Saquer du RSAste, c’est maintenant. Le gouvernement se propose d’ « articuler la réforme de l’Etat et la nouvelle étape de décentralisation », c’est à dire de réaliser les prochaines étapes de l’austérité par l’entremise des rouages locaux de l’état que sont les collectivités territoriales, voir « Les économies et la réforme de l’Etat, version Hollande », Le Monde, 26 septembre 2012.

[3] La « réforme » néolibérale ne relève pas nécessairement de mesures centrales et spectaculaires, susceptibles de provoquer des mobilisations.
En outre, le chômage et la précarité sont de l’aveu même des experts d’excellents laboratoires de l’ordre social qui vient :« Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés », (dans « Comprendre les interactions et complémentarités entre les politiques, et ce qu’elles impliquent pour les stratégies de réforme », OCDE, 2006).

[4] Digression sur le « suivi individuel » avec Kafka.

[5] A propos du RSA on pourra prendre connaissance d’un texte rédigé lors de son instauration : Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009.

[6] Ces « suspensions », comme ils disent pudiquement, sont en fait des coupures de revenu. C’est suite à trois mois sans RSA qu’un allocataire de la CAF de Mantes la Jolie s’était immolé par le feu le 8 août dernier avant d’en mourir cinq jours plus tard. La CAF lui demandait pas moins de 24 mois de fiches de paye (comme Pôle emploi est supposé le faire pour une ouverture de droits...) et lui avait supprimé tout revenu parce qu’il ne les avait pas fourni. Pourtant, la CAF ne doit s’assurer lors d’une demande de RSA ou pour la poursuite de son versement (déclaration trimestrielle) que des revenu des trois mois précédant et au plus d’un avis d’imposition... Sans jamais pointer cette inflation (en ce cas illégale) du contrôle, des obstacles à l’obtention d’un droit, la télé a fini par diffuser un reportage à ce sujet : <http://www.dailymotion.com/vide.... L’émission est comme de coutume à prendre avec des pincettes, entre autres raisons au vu de la façon dont elle trouve le moyen de montrer aussi une CAF « humaine » et où ça se passerait bien, même lorsque l’on se retrouve sans alloc, sans jamais creuser ce qu’il en est du fonctionnement effectif des CAF et de la logique qui préside à leur organisation. Voir à ce sujet : Salariés de la caisse d’allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l’entreprise CAF ! .

[7] Cette exigence incroyable n’est rien d’autre que la mise en oeuvre du « droit à l’accompagnement ». Vous trouverez dans le Face aux contrôles domiciliaires de la CAF, quelques conseils - Les CAFards, la référence à la loi qui stipule le droit pour chacun d’être accompagné par la personne de son choix lors de démarches administratives. C’est de façon déterminée et sans illusion qu’il y a à faire usage du droit, voir à propos d’une telle posture un texte aussi bref qu’éclairant : Se défendre,

[8] De fait l’action collective permet souvent d’obtenir ce que l’isolement face à l’institution est loin de favoriser, des droits. Voir, par exemple : CAF Nationale : 8 cars de CRS, 10 policiers en civil (im)mobilisés, 2000 euros de « trop perçu » RMi récupérés.

[9] Cette mauvaise foi médiatique a par la suite fait l’objet d’un article dans CQFD : Cafca contre média médiocre.

[10] Voir à propos de ce parti qui a choisi en 1988 d’interdire le RMI aux moins de 25 ans, une éviction qui a touché des millions d’entrants dans le salariat depuis, les déclarations en 1998 du 1er ministre Lionel Jospin en réponse aux mobilisations de chômeurs et précaires (« Je préfère une société de travail à l’assistance » avait-il osé dire) : À gauche poubelle, précaires rebelles
Le Président socialiste du Conseil Général des Pyrénées orientales, Christian Bourquin, avait par la suite annoncé vouloir imposer aux allocataires du RMI des heures de travail non rémunérées. Une manifestation d’un millier de personnes avait alors eu lieu à Perpignan, voir à ce propos un autre tract : "Notre insertion contre la leur !.

[11] RSA en Ariège : « 6083 bénéficiaires qui ont des droits mais aussi des devoirs », Ariegenews

[12] Duplicité de base : comme à Pôle emploi et ailleurs, on est parfois conduit à parler la langue dominante pour se faire entendre. L’un des seuls arguments que les journalistes arrivent parfois à prendre en compte pour préserver l’anonymat est qu’il n’est pas évident pour un « demandeur d’emploi » de se faire embaucher si il est identifié comme un contestataire, quelqu’un qui participe à des actions collectives, suite à la publication de son nom ou de sa photo dans la presse. Pour mettre en oeuvre une interdiction, un empêchement, quoi de mieux que d’invoquer des « raisons légitimes » aux yeux de celui auquel on s’adresse. C’est bien plus simple que d’entrer dans le vif du sujet en lui tenant tel ou tel discours politique, par exemple : Beaucoup d’argent parce que je suis nombreux.

[13] Le président du Conseil général de l’Ariège manie la fallacieuse rhétorique des devoirs, réassent le « pas de droits sans devoirs » dont on nous rabat les oreilles, et pas que, depuis belle pâquerette. Le 20 juin dernier, dans Ariège news, il affirmait sa « volonté de faire travailler les allocataires » 26 heures chaque semaine....Mais la réalité c’est que la population de l’Ariège augmente, et que le chômage y est plus fréquent qu’ailleurs. Il s’agit de renforcer les sanctions, de faire sortir les allocataires du dispositif, par des décisions prises par la « commission de solidarité territoriale », et, mieux encore, de leur propre chef ; d’encourager un non recours à ce droit, déjà massif. Alors, on insiste, comme dans la Gazette ariégeoise ce 22 septembre :

[14] Économie du non-recours : 1 650 000 pauvres boudent le RSA

[15] Voir ce florilège de déclarations travaillistes de la droite et de la gauche de droite Abjecte sarkophagie travailliste : « Le travail, c’est la liberté, le plein emploi est possible ».

[16] Voir également : Ubu contre CAFCA : la pensée sociale « normale » au temps de la dictature austéritaire

[17] Sur ce rdv, l’article de la dépêche du 3 octobre : Saint-Girons. La commission de contrôle du RSA sous protection rapprochée
La commission chargée du contrôle de l’attribution du RSA s’est réunie hier, à Saint-Girons, sous protection policière. Une vingtaine de manifestants ont été tenus à l’écart.
Une vingtaine de personnes se présentant comme des chômeurs, des locataires, des allocataires, des intermittents du travail, des travailleurs pauvres se sont rassemblées à proximité du centre local des actions pour le développement social et la santé, petite rue Villefranche, à Saint-Girons, hier matin. Ils étaient là pour soutenir certains bénéficiaires du RSA qui selon l’expression consacrée risquaient « d’être sortis du dispositif » par la commission de solidarité territoriale. Les manifestants se sont contentés de distribuer des tracs dans un quartier très surveillé par de nombreux gendarmes, visibles à proximité du bâtiment où se tenait cette réunion, mais également à certains carrefours de la cité couserannaise. Ce collectif d’autodéfense face au contrôle de l’administration a engagé la discussion avec les passants pour expliquer le refus du diktat d’un pouvoir froid et implacable. « Nous sommes nombreux à devoir nous serrer constamment toujours plus la ceinture, à faire des pirouettes pour payer les factures. Nous subissons la violence d’administrations qui nous veulent isolés et culpabilisés. Nous exigeons que celui ou celle qui passe devant ce tribunal qu’est la CST soit accompagné, qu’il y ait au moins égalité numérique entre le jugé et son jury, lors de ce moment humiliant et angoissant ».
Le même collectif a perturbé le déroulement des réunions de cette commission, au cours des dernières semaines, notamment à Saint-Girons et Pamiers, provoquant une réaction très vive du président du conseil général, Augustin Bonrepaux, et du vice-président en charge de la solidarité, André Montané. « Il ne s’agit pas d’une allocation, mais d’un revenu, rappelait Augustin Bonrepaux, dans nos colonnes, voici quelques jours (voir « La Dépêche » du 20 septembre dernier). Les allocataires ont des droits mais ils ont également des devoirs, dont celui de rechercher activement des pistes d’insertion »
[…] « Nous avons parfois affaire à des gens de mauvaise foi, avait conclu le président du conseil général. Face à eux, je ne durcis pas le ton. J’ai toujours dit que je ne paierai pas le RSA sans contrepartie ».



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