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Rien n’est réglé, tout commence

Publié, le vendredi 20 juin 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : dimanche 20 juillet 2014


M. Valls veut enfumer les chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires et tous les salariés…

M. Valls refuse d’entendre ce que les intermittents, intérimaires, chômeurs et précaires en lutte clament depuis le 22 Mars. M. Valls ne veut pas comprendre que c’est l’ensemble de l’accord Unedic signé le 22 mars qui est inacceptable. M. Valls prétend sauver les intermittents du spectacle en annonçant qu’il leur sera distribué un vague sédatif social et il se moque que 6 chômeurs sur 10 ne soient pas indemnisés. C’est bien l’ensemble des chômeurs et précaires qu’il méprise.

M. Valls a décidé d’agréer coûte que coûte l’accord du 22 mars sur l’assurance chômage pour appliquer un « pacte de responsabilité » conclu avec avec le Medef, la CFDT et la CFTC. Ce « pacte » - pierre angulaire de la politique du gouvernement - prévoit de réaliser deux milliards d’économie sur les droits des chômeurs.

Ces annonces ne règlent rien. Par exemple, cet agrément aggravera l’insécurité sociale imposée aux intérimaires qui perdront plusieurs centaines d’euros par mois.

Ces annonces ne règlent pas non plus la situation des intermittents du spectacle. On maintient le principe de capitalisation des droits du « protocole de 2003 » dont de très nombreux intermittents ont éprouvé la nocivité depuis 11 ans. On dit vouloir pondérer les effets du différé d’indemnisation sans garantir en rien la pérennité de ce pansement et, qui plus est, en le réservant aux seuls intermittents du spectacle. Ne reculant devant rien, on annonce comme un cadeau (merci patron !) le maintien des budgets du spectacle vivant alors que celui de « la culture » [1] diminue .

Excédés par ces manœuvres dilatoires, nous sommes plus que jamais en lutte.

Nous appelons les chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires et tous les salariés à rejoindre les collectifs et coordinations existants et à en créer de nouveaux [2]. Une coordination nationale aura lieu les 2 et 3 juillet prochain à Avignon.

Dès maintenant et partout, agissons afin d’empêcher que cette convention soit adoptée et appliquée.

PDF - 2.1 Mo
La lettre de mission de Valls, 24/6/2014

Actions en régions le 20 juin, avec des photos dont celle de l’annulation d’une création mondiale à lOpéra de Nancy, le siège du PS rebaptisé Medef et totalement relooké à Amiens, des manifestants insolés sur le toit de la DRAC à Lille, M. Pierre Gattaz bloqué à Brest, ...



Beaucoup d’argent parce que je suis nombreux

Nous sommes tous des inter-mutants du spectacle ! - 1996

Il est dans la logique du pouvoir d’assigner chacun à ce qui lui est attribué comme place. Cette logique détermine ainsi un certain partage du sensible, c’est-à-dire une répartition de ce qui revient à chacun en fonction de sa place. Le partage du sensible, c’est donc tout d’abord un repérage des identités (lesquelles passent avant tout par les catégories socio-professionnelles, telles que « intermittents » ou même « artistes »), une distribution des visibilités et des modes de parole en fonction des lieux dans lesquels tel ou tel comportement, telle ou telle prise de parole est autorisée (théâtre, café, lieu de débat, etc.).

La politique commence lorsque le partage du sensible est mis en question, c’est-à-dire lorsqu’il devient comme tel à la fois le terrain et l’enjeu de la lutte. Autrement dit, une lutte devient politique lorsque des individus et des groupes ne revendiquent plus leur place et leur identité. Lorsqu’ils assument de devenir indiscernables, et par là même, tendanciellement ingérables, là où le pouvoir se caractérise toujours plus par un souci de gestion, de faire de toute activité, invention ou forme de vie un objet de gestion.

Dans la lutte des intermittents, quelques personnes ont commencé à dire : « il ne s’agit pas des intermittents comme profession, il ne s’agit pas des privilèges dus à l’artiste, qui n’est pas le seul à avoir besoin de temps pour penser et inventer ; il s’agit de ce qu’il y a de commun au-delà des métiers et des places ; il s’agit de la situation commune qui nous est faite, et qui détermine l’existence d’une communauté de fait ». Alors, nous sommes dans un régime de parole et d’action qui tend à brouiller les principaux éléments de gestion du pouvoir, c’est-à-dire qu’un régime d’énonciation politique est apparu.

Extrait d’un texte de 2003, Fabrique du sensible



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