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Venue de Pierre Gattaz à Brest, opération Pierrot le fou ou le gang des tractions avants - Collectif ART 29

Publié, le lundi 23 juin 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 23 juin 2014


Ce vendredi 20 juin, vers 08 h 30, des membres du Collectif ART29, rejoints par leurs collègues morbihannais du CIP 56 et associés aux travailleurs et chômeurs du « Collectif brestois en marche contre l’injustice sociale » [1], se sont rendus à la fédération finistérienne du BTP situé à Guipavas afin de réserver un accueil chaleureux à Pierre Gattaz, contremaître en chef de toutes les mesures prises pour diminuer les droits sociaux dans notre pays.

Pour trouver le lieu, rien de plus simple : suivez le contrôle de gendarmerie. Arrivés sur place, RG, peloton de la gendarmerie et presse sont déjà là.

Un bel édifice vitré ( c’est que dans le BTP on sait construire [2]) gardé par deux portes, portes elles-mêmes gardées par des... gardes du corps (comment distinguer un employé garde du corps d’un patron chef d’entreprise, ils portent tous les mêmes costumes avec cravate ? c’est simple : le garde du corps c’est celui qui est comme nous, à la porte, dehors ; tandis que le chef d’entreprise se trouve, à l’intérieur, proche, très proche du splendide buffet de réception dressé pour l’occasion).

Et dans ce bâtiment luisant se terre le corps du délit, le corps du conflit, le corps de Pierrot.
Pierrot le ouf du Medef.
Pierrot qui loue le dialogue social entre les partenaires sociaux mais qui refuse de dialoguer avec nous. Nous n’avons droit qu’à son directeur de cabinet Olivier Gainon avec lequel nous avons entamé une discussion stérile d’une demi heure. Notre demande était pourtant claire et concise : rencontrer Pierre Gattaz.

Pendant ce temps, à l’autre porte, la voiture de Monsieur était avancée. Nous nous sommes donc assis devant pour la bloquer.
C’est qu’il a un programme à respecter le président du Medef alors il s’impatiente et autour de lui tous s’agitent, sauf nous, calmes mais déterminés, tranquilles mais toujours décidés à voir de près l’emblématique représentant du pouvoir économique histoire de lui signifier que sa vision de la société n’est pas la bienvenue ici.
Finalement, le commandant de gendarmerie vint à notre rencontre nous proposant qu’une délégation rencontre le lieutenant en chef de Pierre ainsi qu’un conseiller d’Etat en échange de notre évacuation des lieux.
Le coup de la négociation, on connait, on a déjà donné et puis notre truc, en ce moment, ce serait plutôt la démocratie directe, sans intermédiaires pour nous enfumer. ON VEUT VOIR GATTAZ !
A partir de là, tout s’accélère. Les invités à la réception déplacent leurs véhicules. Les gendarmes commencent à nous déloger (certains d’entre eux assez vicieux pour donner quelques coups au passage) pour libérer l’accès.
Pierre et son bras droit s’engouffrent dans leur bolide qui démarre en trombe, passe sur le terre plein et disparaît sous les huées et la farine.

Ayant eu vent de son programme de la journée, après concertation et au revoir aux camarades de Lorient, nous décidâmes de nous rendre à son lieu de déjeuner initialement prévu au CFAI (centre de formation d’apprentis de l’industrie) de Brest mais que s’était-il passé entre temps ?
Peut-être notre visite lui a-t-elle noué l’estomac, coupé l’appétit, toujours est-il qu’au lieu de respecter son agenda, Pierre Gattaz prit la décision de se rendre ailleurs, probablement sur le site de l’île Longue où il devrait visiter un sous-marin nucléaire dans l’après-midi.
Là bas, il se sentira sûrement beaucoup plus détendu sur ce site protégé par gendarmes et compagnies de fusiliers marins et au moins il ira à la rencontre de salariés dont il chérit le modèle structurel : le militaire : un employé, sans syndicat, sans droit de grève, qui travaille, obéit et ferme sa gueule, bref le travailleur idéal pour le Medef.

20 juin : Occupation de Radiall : mais où se cache Pierre Gattaz, le patron du Medef ?





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