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Retour sur Chalon dans la lutte

Publié, le dimanche 17 août 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : dimanche 17 août 2014


À l’approche du festival d’Aurillac et au lendemain d’un mois de juillet que nous pourrions qualifier ainsi : « pluvieux, avec quelques éclaircies, ici où là », je voudrais proposer un regard sur ce qui s’est passé, sur ce que j’ai vu, vécu, compris ou interprété, pour tenter d’y voir un peu plus clair, pour se donner une chance de formuler un espoir !

Je tiens à dire avant toute chose que je ne m’exclues pas de certaines critiques que je ferais ici et que je ne ferais pas non plus l’économie des critiques qui pourront m’être adressées, si tant est qu’elles visent à faire avancer la réflexion et la lutte. Je ne prétends pas détenir toute l’information ni toute la vérité sur ce que j’avance. J’invite d’ailleurs tous ceux qui le souhaitent à compléter ou contredire mes propos.

À la dernière AG de la CIP-idf avant Chalon, un camarade nous a présenté les « dispositifs » que la direction du festival de Chalon comptait mettre en place pour servir de support à la lutte qui s’y préparait : un « médiateur », Alexandre Ribeyrolles, allait se charger de mettre des outils à notre disposition (une imprimante à tirage illimité, une salle pour les AG) et avait pour mission de faire le relais entre le mouvement, la direction, les autorités (mairie, pref. et RG), et entre les acteurs de la lutte et le « public », via, notamment, un barnum nommé l’échangeur, installé dans le parc G. Nouelle.
Une camarade présente lors de cette AG idf qui avait vécu Sotteville comme d’autres, nous mis en garde contre l’institutionnalisation de la lutte. En effet, ce geste louable de la direction fleurait bon l’instrumentalisation, la récupération et l’endormissement mais n’avait pas empêché quelques compagnies et collectifs de préparer les premier rdv pour organiser les premières AG et pour certains d’annoncer qu’ils feraient grève.

Bien que présent aux AG, comme l’oreille du directeur du festival et la main amicale des interluttants, depuis le début, Alexandre s’est efforcé de rester neutre. La première question se pose peut être ici ? Car si Alexandre soutient la lutte, ce dont je ne doute pas une seconde, pourquoi doit-il mettre une casquette qui le prive de langue ? Étant donné la fonction, une autre posture eut été compliquée, mais celle-ci l’était-elle moins ? Il s’est avéré que sa présence consistait surtout à faciliter les choses pour tout le monde, c’est à dire des deux côtés, de façon à ce que les choses se passent bien. Et que « tout le monde y trouve son compte »... [1].

Nous étions donc entre ça, l’expérience difficile de Sotteville et le ton donné par le festival d’Avignon [2] qui conditionnait la suite de la lutte. Marseille et Montpellier étant déjà loin, ils semblaient avoir été légèrement oubliés.

Ce qui est certain, c’est que nous aurions pu pousser bien plus loin l’usage des outils qui nous étaient proposés, de façon à mettre en lumière, par exemple, le fait qu’il n’y avait pas d’autre imprimante que celle proposée par la CGT qui fermait le week-end. Par ailleurs, nous aurions pu pousser bien plus loin le champ d’action que nous nous permettions et dont nous disposions largement par nous même ! La salle qui nous était prêtée pour nous réunir en grand nombre dans de bonnes conditions d’AG (avec des chaises presque pour tout le monde, des micros et à l’abri des intempéries) permettait également d’éviter des AG sauvages ou dans des lieux qui aurait trop imprégné le festival, qui aurait conféré une visibilité plus grande au mouvement et une mixité plus naturelle avec l’ensemble des personnes présentes sur Chalon (festivaliers, saisonniers, intermittents, habitants et passants)...

Ce qui permis d’initier le mouvement à Chalon étaient les réunions des compagnies déjà présentes plusieurs jours avant l’ouverture. La première AG était préparé le lundi par des personnes des CIP idf, Nord-Picardie et Bourgogne notamment, des membres de la Fédération Nationale des Arts de la Rue et des membres de collectifs, des artistes et/ou bénévoles du festival. Il y avait déjà une commission action porteuse de propositions (propositions faites en AG, l’expérience nous montra plusieurs fois et de diverses manière l’intérêt qu’il peut y avoir à ne pas le faire, nous y reviendrons).
Suite à la première AG, le mardi 22 juillet, les participants semblaient plutôt portés par la volonté de jouer malgré tout ! il faut bien manger... certes, nous parlons d’un milieu déjà très précaire et dont certains se disent même prêts à être encore plus précaires mais qui continueront de toute façon à faire la seule chose qu’ils sachent faire : créer ! C’est tout à leur honneur et c’est d’ailleurs tout naturel dans un festival dont l’apport économique repose principalement sur la pratique de métiers parmi les plus précaires : les arts de la rue.
En effet, que ce soit la Fédération Nationale des Arts de la Rue, les compagnies précaires (in et off confondus) ou Alexandre, j’en voyais beaucoup le cul entre deux chaises, entre la volonté qu’il se passe quelque chose et la crainte qu’une chose (incontrôlée) ne se produise.

Ce qui est arrivé, finalement, c’est un flou pas très artistique des lignes d’opposition « entre nous » et « entre eux et nous ». Un flou dans nos relations avec les institutions, les médias, les autorités.
Ce fut notamment l’erreur de chercher un médian entre les différentes façons de percevoir la lutte sur un temps aussi réduit. Le médian aurait été le consensus ? Consensus impossible à trouver dans de telles conditions politiques et temporelles et dans ces dispositions de lutte, sans grève générale et avant tout, sans aucun objectif commun sinon qu’il devait à tout prix se passer quelque chose mais pas trop !
Ainsi, les AG servaient surtout de point d’information, de prise de température et de prises de becs et malgré cela, des discours s’y sont reconnus, et ont permis de nouvelles expériences collectives de lutte, des pensées et des pratiques qui avancent.
Dès lors que le jeudi sembla plus franchement s’orienter vers une grève, ce qui prédominait surtout, c’était le droit de grève « individuel » qui retirait son pouvoir décisionnel aux AG. L’écho maintes fois relancé traduisait surtout l’angoisse de voir des spectacles bloqués bien qu’aucune proposition allant en ce sens n’avait été formulée [3]. Il s’agissait donc bien de s’en prémunir.
Donc des dispositions de lutte timides et de façade pour beaucoup : derrière un discours de détermination et de fermeté, surtout la volonté de ne pas trop faire de vagues. Ce qui allait de fait dans le sens contraire d’un renforcement de la lutte.
Alors que nous cherchions à nous prémunir des guerres fratricides [4], en écrasant autant de fois qu’on le prononçait le mot « bienveillance », nous avions bien de la peine à définir un « nous », à savoir qui s’oppose à ce nous et comment.
Ainsi, comment déterminer ce « nous » sans faire de catégories, sans « cliver » ?

Il y avait, en assemblée générale, les artistes, les techniciens, les bénévoles, les administrateurs de compagnies, chargé-e-s de prod/de diff, directeurs artistiques etc. Ainsi ce « nous » vague, est constitué des personnes présentes en AG d’abord parce qu’elles y ont été invitées, grévistes ou non, en lutte ou non ! Cherchez l’erreur...

Le propos n’est pas non plus d’accuser la difficulté d’une lutte qui se veut ouverte, inclusive, qui cherche l’horizontalité, d’accepter l’altérité en son sein propre, d’accepter les divergences politiques et stratégiques alors que beaucoup ne se connaissent pas, beaucoup n’étaient pas actifs dans cette lutte avant Chalon, beaucoup en ignoraient l’actualité et les enjeux. Mais c’est encore moins évident quand on nous serine que le droit de grève est individuel et que le vote doit être à bulletin secret !
Lorsque la discussion tourna autour du droit de vote des bénévoles, ainsi que des artistes jouant dans le off du off (c’est à dire les copains qui jouent là où il y a de la place et ne sont pas annoncés au programme), une personne a proposé avec ironie de venir faire voter les serveurs, les saisonniers ou autres précaires. Le sens de sa proposition était de pointer une absurdité, c’est à dire moquer l’idée que tous les précaires puissent prendre part à leur lutte en participant non seulement aux débats et aux actions mais aussi au vote ! Bien sûr, pour y arriver, il faudrait une grève générale, mais comment en prendre le chemin si tout le monde s’attend ? Il ne croyait pas si bien dire ! car c’est bien ce qui nous fait lourdement défaut. Nous clamons sans cesse que cette lutte n’est pas uniquement celle des intermittent-e-s, que la RU (réforme de ’lUnédic) concerne d’abord l’annexe 4, et les emplois discontinus et nous discutons le vote des bénévoles ?

Non seulement nous n’avions pas d’objectif commun clair, mais nous n’étions même pas fichus d’en discuter. Il fallait faire vite, se tirailler sur ce qui ressemblait plus à des conflits d’intérêt qu’à une synergie de groupe, discuter longtemps, en nombre, voter vite, individuellement, et surtout à bulletin secret. La force du groupe en prenait un coup dans l’aile, le sens des AG aussi.
Si les AG avaient été décisionnelles, l’intérêt d’y participer aurait été plus important et tout ce qui en découle aurait été renforcé, à commencer par la grève (même pour un seul jour).
Cela soulève donc la question des objectifs et des moyens que l’on se donne pour y parvenir. Par exemple, l’« abrogation » inclue de fait une renégociation. C’est le premier point. Mais s’agit-il d’une tactique médiatique pour pousser le verbe et donner une posture à voir ? Nous aurons quelques solidarité, quelques moyens de nous faire entendre mais guère plus.
S’il s’agit d’un réel objectif, alors nous devons pousser le discours encore plus loin ! Formuler des propositions lisibles et compréhensibles par le plus grand nombre (comme par exemple le slogan Italien des années 70 sur le coût du logement : « pas plus de 10% du salaire » est clair à la fois pour les locataires et pour les propriétaires [5]. Ici, nous pourrions commencer à penser et organiser une refonte de l’Unedic et une conception autre du travail et du chômage dans nos vies, de ce que ça implique politiquement c’est à dire dans l’organisation de nos vies et de la vie de la cité etc.

Une position politique, quelle qu’elle soit, ne peut se permettre le luxe d’attendre le rapport de forces nécessaire à son application pour être formulée puisqu’elle conditionne en grande partie ce rapport de force. Cela se crée aussi en fonction des objectifs formulés puisqu’ils permettent de concentrer les énergies vers un point défini.
Pour se donner les moyens des objectifs communs, il faut poser le contexte local au sein d’un mouvement national qui s’oppose à une politique d’austérité européenne, le tout en considérant que l’été des saisonniers se trouve entre deux saisons « culture ». Ça indique assez les conditions pour se réunir.

On ne peut compter sur le consensus avec une telle division des travailleur-se-s, un tel individualisme, et un laps de temps si court. Le seul consensus qui serait possible serait d’accepter les différents moyens de luttes, considérer une culture politique commune de la diversité et des postures particulières. Cette culture politique se construit, elle s’invente. Ce consensus, qui n’existe pas encore, nécessite le compromis, mais ne peut pas non plus être une façon de trouver un médium qui satisfasse à la fois les institutions au service du capital et ceux qui luttent contre elles ni entre ceux qui luttent pour construire le rapport de force et ceux qui luttent pour qu’il y en ai le moins possible.

Sur un festival de 4 jours, où lors des AG les anxieux se la dispute aux badauds, nous ne pouvions déployer une force collective ample comme si chacun était déjà préparé, un mouvement composé principalement de personnes informées de l’actualité récente de la lutte (certaines compagnies n’étaient même pas au courant des rdv d’AG), instruites également et expérimentés à l’activisme (du plus « pantoufles » au plus « baskets ») et surtout nous ne pouvions pas faire comme si ces AG étaient décisionnelles pour les actions alors qu’elles ne l’étaient même pas pour la grève.

Ce que nous apprenions le vendredi, après la manif du jeudi où étaient réunies 2000 à 3000 personnes, c’est qu’il ne fallait pas préparer les actions comme si nous étions en masse. Nous n’étions plus que 30 et toutes les cibles prévues étaient protégées ou fermées (Pole emploi, Medef, préfecture). Comme si la manif avait servi de b.a. pour la majeure partie des gens (beaucoup ne pouvaient pas venir non plus puisqu’ils jouaient) et que la manif avait comme annoncé la veille les cibles du lendemain. C’est pourquoi le samedi nous avons privilégié les actions diffuses et directes, par petits groupes autonomes pour une action de scotchage de banques et assurances pendant que d’autres baladaient la BAC dans leurs bagnoles autour des stations de péages d’autoroutes.
Nous ne pouvions prévoir des actions fortes sans capacité au rapport de forces. Nous avons tenté de faire tout avec tous. Nous avons surtout fait ce que nous pouvions et nous nous sommes quand même bien amusé-e-s !
Alors, pourquoi se dire collectif pour les actions et pas pour le vote ? À mon sens, ça a eu l’effet de contenir les velléités collectives tout en isolant chacun dans sa pensée, dans son idée, dans sa situation. Cela divise jusqu’au sein des compagnies les moins indécises.
Et par dessus ça, un léger sentiment de Sisyphe que de devoir toujours recommencer au début, avec de nouvelles personnes, avec de nouvelles rencontres aussi bien celleux qui ont leur histoire, leur expérience de lutte, leur culture politique et celleux qui arrivent pour la première fois dans un mouvement social et qui s’y impliquent vraiment, prêt-e-s à toutes les erreurs, toujours riches d’enseignement pour la suite.

Concrètement, la mobilisation quotidienne s’est beaucoup limitée à des actions de communication : croix très visibles, un certain nombre de compagnies faisant des discours avant, après ou même pendant les spectacles, quelques communiqués déterminés mais confus, quelques diffusion de vidéo sur la réforme Unédic.
Toujours est-il que l’ouverture du festival ne s’est pas passée comme prévu (avec son petit lot de dommages collatéraux qui eurent des répercussions sur la suite en interne et aussi en externe, j’y reviendrai). La journée de grève fut suivie par 40 à 50% des compagnies, ce qui permis une très belle manif, et enfin, heureusement, l’arrivée de Manon le dimanche fut très forte en émotion.

Par contre, la posture de lutte qui consiste à ne pas faire de vague, à ne pas heurter, à devoir respecter un maire UMP qui met en place un arrêté municipal contre la mendicité parce que « c’est un partenaire du festival » [6], soit la volonté de conserver sa respectabilité à un homme politique ouvertement anti-pauvre, reflète bien l’absence de propositions concrètes dans des actions qui cibleraient de façon « plus intelligente », qui viseraient « les bonnes cibles ».

Donc « on ne pose pas de bombes », mais « on sème des graines » [7] "... très bien. Et après, qu’est-ce qu’on fait ? On arrose ? Comme si le militantisme devait se contenter d’être informatif. Oui, l’information est une part du travail militant, et c’est un travail de fourmi qui est essentiel, mais le but de l’information n’est pas de faire « prendre conscience » qu’on se fait enfumer, ça tout le monde le sait, même les fachos sont d’accords pour dire ça, c’est dire si cette remarque est consensuelle, le tout est de savoir comment on se fait enfumer et comment y résister. Concrètement, en cessant de parler aux gens en les considérant d’abord comme « notre public » pour faire les choses avec les premiers concernés.

Informer à bien pour but de permettre un rapport de force dans l’action, mais ne peut se contenter pour toute fin d’être une action. D’où je pense aussi, la grande confusion sur la question des médias [8]. Ne rien faire qui heurte, ne pas donner le bâton pour se faire battre, ne pas se mettre l’opinion publique à dos, ne pas donner l’occasion de se faire taxer de casseurs, de bloqueurs, de délinquants, bref, c’est la naissance du populisme.

Nous ne pourrons jamais changer les règles du jeu si nous nous efforçons sans cesse de respecter celles qu’on nous impose. Sécurité, République, démocratie, autant de justification du système en place et d’affirmation de l’autorité légitime. En un mot, ce qui gagne du terrain, c’est la réaction.
Nous ne pouvons avancer avec une culture politique anti rapport de forcer Nons manquons d’audace !
Pour finir, il y eu un magnifique rapt de subvention populaire par le seul collectif de Chalon en grève sur les 4 jours du festival [9], des contacts pris avec les éboueurs grévistes de Chalon, les cheminots, les postiers, le tout par une seule copine de ce même collectif en grève.
Il y eut aussi un maire réactionnaire furax qu’on le prive de sa « liberté d’expression » [10], qui annula le conseil municipal où voulaient intervenir notamment des parents d’élèves en colère, mais comme le dit un communiqué : « la Fédération Nationale des Arts de la Rue condamne avec la plus grande fermeté tous ceux qui vont à l’encontre du dialogue et de la construction du vivre ensemble par des actes inacceptables. » [11].
Nous ne saurons jamais ce qu’ils ont voulu dire...

Un participant à la CIP Ille et Vilaine.



Notes :

[1] Peut-on en déduire, par effet de délégation, la difficulté à mobiliser sur l’ensemble de la semaine ? Peut-être pas mais des notions de psychologie de groupe peuvent largement m’échapper.

[2] Avec des grèves perlées, un « festival militant » mais surtout informatif dont les acteurs de la lutte se sont épuisés en s’imposant double emploi : jouer et organiser la lutte, que ce soit dans le In ou dans les perturbations visant le Off (ouverture et village notamment).

[3] Bien qu’un blocage ne soit pas une fin en soit, il peut se révéler riche d’échanges et d’expériences, comme ce fut le cas dans une énorme machine du spectacle, le Théâtre de la ville à Paris, qui fonctionne clairement sur le dos des précaires - voir : Intervention au Théâtre de la Ville à Paris, représentation annulée - ou lors du festival d’Alès, cf. Une illustration des limites du consensus démocratique dans la lutte - La grève des intermittents à Cratère surface (Alès).

[4] Il arrive ainsi fort aisément de confondre bienveillance et politesse (car on peut être bien plus insultant sans dire une seule grossièreté qu’en en disant des tonnes), de prendre de l’hypocrisie pour du respect et la sincérité pour un manque d’égard, mais les plus dommageables restent les conflits d’intérêts et les conflits de personnes.

[5] Voir : Les autoréductions - Grèves d’usagers et luttes de classes en France et en Italie (1972-1976).

[6] Nous pourrions commencer par inverser les rôles et considérer que ce n’est pas la Fédé des arts de la rue qui a besoin du maire, mais le maire qui a besoin de la Fédé pour organiser ce festival qui repose d’ailleurs sur le travail des précaires, intérimaires, saisonniers, serveurs, artistes, techniciens etc. et que ce qui s’est passé lors de l’ouverture du festival ne va pas à l’encontre de la lutte mais au contraire que cela s’inscrit dans le cadre d’un rapport de forces qui aurait pu suivre un objectif de lutte simple visant à imposer au maire de retirer son arrêté anti-mendicité. Au final, cette action non concertée et donc non organisée à eu pour effet d’affirmer qu’il n’est pas un « partenaire » de la lutte et également de créer des tensions en interne.

[7] Voir Intermittents : le collectif du in d’Avignon demeure mobilisé, Le Figaro, 6 août 2014.

[8] Voir, par exemple, Pourquoi les médias sont-ils si unanimes contre les mouvements sociaux  ?, L’Humanité, 26 juin 2014.

[9] Ce rapt était fictif et concerté entre tous les protagonistes, organisateurs de la subvention populaire et le collectif du Troc. La somme de la subvention fut immédiatement reversée à la CIP Bourgogne, ce qui permit de renflouer la caisse de grève.

[10] Telle fut la défense du maire lui même lorsque, s’apprêtant à prendre la parole à la tribune lors de l’ouverture du festival, une horde d’inconscients le huèrent, peut être pas de la façon la plus pertinente certes, mais de façon franche et sincère.

[11] Voir la conclusion du communiqué de la Fédé des arts de la rue, le 28/07/14.



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