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Répression, mensonges et manipulations - aprí¨s la manif du 2 novembre í Paris

Publié, le mardi 4 novembre 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 7 octobre 2019


Communiqué de l’Assemblée en lutte suite í la mort de Rémi Fraisse, Paris, dimanche 2 novembre

On peut dire que ce dimanche í Paris la répression policií¨re a passé une étape...

Jeudi 30, l’assemblée suite í la mort de Rémi Fraisse ainsi que certaines organisations décident d’appeler í une manifestation le dimanche 2 novembre. Non seulement, la préfecture interdit cette manifestation mais elle descend au petit matin chez les deux personnes ayant déclaré la manifestation pour les impressionner, leur faire peur, les dissuader de continuer í organiser cette mobilisation. Sous la pression policií¨re, les organisations se rétractent.

Le dimanche matin, une centaine de policiers quadrille la ville de Montreuil. Elle contrí´le les métros et encercle un lieu d’activités sociales et d’organisation politique. Elle veut empíªcher que les tracts et les banderoles arrivent í la manif. A 14h, une vingtaine de personnes sortent du lieu pour se rendre au départ de la manif. Ils sont contraints de cacher les tracts dans leurs pantalons. Ils sont tous arríªtés préventivement. Ils passeront cinq heures au commissariat.

Pendant ce temps-lí le 19e, le 20e et le 10e arrondissement sont quadrillés par des milliers de policiers qui contrí´lent et fouillent í tours de bras. Malgré cela, plusieurs centaines de personnes bravent l’interdiction et parviennent í former un rassemblement. Quelques tentatives de départ en manifestation échoueront devant l’ampleur du dispositif policier. 140 arrestations ont lieu pour tout et n’importe quoi : distribution de tracts, port d’un casque de vélo... Ce soir í notre connaissance, au moins 18 personnes sont en garde í vue pour entre autre « attroupement non armé en vue de commettre des dégradations ».

On est arríªté et inculpé sur la base de supposition d’intention alors qu’eux viennent de tuer l’un des ní´tres ?

Mais la répression ne s’arríªte pas lí . Le niveau de désinformation et de mensonge produit par le gouvernement et véhiculé par les médias vient couronner le tout. Alors qu’il n’a rien pu se passer í Paris, qu’il était trí¨s difficile de se réunir, que la police avait instauré un climat de peur, les articles de journaux parlent de débordements, reprenant tel quel les communiqués de la préfecture sans aucune autre source. En focalisant le débat sur la violence des manifestants, le gouvernement divise le mouvement et occulte la violence initiale, celle qui a tué Rémi, celle de la police qui tue et mutile quotidiennement. Vendredi í Blois, un jeune homme a perdu un Å“il suite í un tir de flashball. Samedi í Nantes deux personnes ont été grií¨vement blessées au nez et í l’Å“il par des tirs de flashball.

Pour que la mobilisation continue, il nous faut sortir de la nasse militaire et médiatique dans laquelle on veut enfermer notre colí¨re.

Soyons nombreux et nombreuses, í venir largement, í l’assemblée générale qui se tiendra ce mardi 4 novembre í la Parole Errante í 19h, 9 rue Franí§ois Debergue 93100 Montreuil



La chose est entendue, pour la gauche on peut tuer un manifestant sans qu’il y ait matière às’offusquer d’aucune manière.
Pour Rémi Fraisse et les autres. Pour nous, Face aux armes de la police.



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