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Vendredi 28 novembre 2003 CR AG

Publié, le lundi 1er décembre 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : dimanche 7 décembre 2003


Compte rendu de l’AG du 28 / 11 / 2003

Avertissement :

il y a évidence que ce que vous allez lire ci-dessous n’est que la retranscription faite par un individu doué comme tout autre d’une subjectivité épanouie. Aussi, ceux qui trouveraient que l’exercice prend quelque liberté par rapport à leur propre souvenir pourront établir les remarques et autres récriminations lors des multiples croisements sur la liste CIP-IDF. Quand aux autres, ceux qui n’ont pas assistés à cette AG d’anthologie, qu’ils acceptent ce pauvre écrit qui ne peut être qu’une voix dans une tentative de multiplicité.

D’abord trois personnes fendent la foule, une femme et deux hommes, elles viennent sous les feux de la rampe. Elles se désignent comme étant la tribune. Personne ne proteste, la tribune est agréée. Elle et un premier lui seront co-présidents, le deuxième lui sera tour de parole. Ils cherchent un ou une secrétaire ? Un troisième lui se présentera, votre serviteur.

La co-présidente se lance, fait un rapide tour d’horizon afin d’introduire le corps proposé à notre sagacité :

Après deux grosses manifs (13 et 15 novembre : UNEDIC, FSE) proposons nous de nous attarder sur un calendrier qui mène à fin décembre ; de finir les votes au sujet du nouveau protocole ( notre contre-proposition) ; de cadrer les enjeux de la coordination nationale à Lille (5, 6, 7 décembre 2003). En découle l’ordre du jour :

-Infos Conseil supérieur de l’emploi du 27/11/03, plus les autres rendez-vous qui découlent tant ceux légaux, à savoir dans la cadence normale, qu’illégaux, la cadence imposée par ce 27 ; -Compte à rebours J -34 ; -Les projets pour les 6, 7 et 8 décembre prochain ; -Compte rendu de la réunion à propos du 8 dans les locaux de la CGT en présence de FO ; -Action massive pour le 3 décembre prochain ; -Commission « Saison en Lutte » (lettres au public et aux maires) ; -Coordination nationale à Lille ; - Nouveau modèle ; -Lettre à Chirac -Conférence de presse le 8 à l’Assemblée Nationale ; -Article Rebond de Libé ; -Groupe Médias ; -Infos logistique, comptabilité, prochaine AG ; -Commission école ; -Commission juridique ; -Compte rendu réunion Sénat ; -Appel à solidarité ; -Les suites en terme de rendez-vous de l’action UMP ; -Attitude face à Latarjet -Horaire des fin d’AG

Ce dernier point nous met au coeur de l’anthologie. En effet, notre souhait collectif de cadre, tant en terme de temps que de contenu restant au plus près de l’ordre du jour sera un cri de ralliement pour une fin à 21 heures. Dès à présent permettez moi de vendre la mèche : les deux résolutions vont exploser en plein vol. Décidément, la coord sera toujours la coord... ce doit être très certainement ça qui fait notre force. Mais pour l’instant tout va bien, du moins jusqu’ici.

1er Exocet : suite à l’Action au salon du livre de la jeunesse à Montreuil (des copains sont allés tailler une bavette avec notre amie la marionnette ministérielle), nous sommes invités à participer à un forum ce dimanche (11 à 13 heures) aussi il faut deux intervenants et 3 ou 4 tracteurs (non, pas à roues et à moteur mais bipèdes avec des mains pleines de tracts à distribuer).

2ème Exocet : enfin, juste une remontée dans la liste d’ordre : appel à solidarité pour ce samedi de 11 à 14 heures au MacDo de Strasbourg Saint-Denis.

Retour à l’ordre du jour : Le Conseil Supérieur de l’Emploi :

Donc, réunion hier matin (jeudi). CGT et FO font des objections quant au délais de 15 jours (chacun aura pu constaté s’il est allé lire le J.O. de mardi que ce délais est clairement indiqué en fin de laïus). Les signataires l’estime pas obligatoire car dans le cadre d’une clarification, aussi la suite des événements est prévue pour le 9 décembre avec le mémoire rendu et un agrément au 13 décembre.

Un 3ème Exocet passe façon commette à propos de la Réunion avec les syndicats sur les mots d’ordre et le S.O.

Retour sur le Conseil Supérieur de l’Emploi : Cadre de clarification de texte, donc texte identique, si pas cadre de clarification, alors re-négociation, donc même procédure. Par ailleurs, si clarification, il s’agit donc du texte faux (celui du 26 juin agrémenté du tour de passe passe), donc à priori cadre classique puisque objections de la CGT et de FO. Si juste une mise en conformité des signatures, ça a déjà été statué sur le fond. En logique administrative, il ne reste que le fond au niveau du recours au Conseil d’État. Émane la suggestion de plaintes individuelles ? Un récapitulatif s’opère : On est dans la même situation que cet été aussi nous sommes devant une re-négociation totale, une procédure d’agrément absolument classique, la CGT attaque au TGI, en face ils s’en foutent. Fillon savait que c’était un faux, ils veulent accélérer le calendrier, le TGI peut pointer la faute sans aller plus avant. La CIP-IDF se propose de scruter avec minutie la situation même si la plainte pour faux et usage de faux court toujours tout en étant pas suspencive. Le mot de la fin vient de la foule : LA SEULE CLARIFICATION EST NOTRE MOBILISATION.

Les 6, 7 et 8 décembre 2003

Manifestation nationale le 8 initiée par la CGT (tous à Paris !).

La Coordination se mobilise sur les 6 et 8 :

- Le 6 manif à l’appel des associations de chômeurs avec en fin soit une AG unitaire soit une action ; -Le 7 nous pendons la crémaillère dans nos nouveaux locaux, 14/16 quai de Charente Paris 19ème ; -Le 8 manif unitaire (liste des participants et appelants en cours), départ 14 heures au Panthéon, et peut être action, qui plus est elle aussi unitaire.

Les questions qui, pour l’heure, se posent sont : Accueillons-nous les Coordinations de province ; nos locaux les transformons-nous en habitat pour l’occasion ? La finalisation de l’organisation pour le 8 se fera le 3 au matin dans les locaux de la CGT avec toutes les parties impliquées (Syndicats, Coordinations, Compagnies, Collectifs, Associations, Partis, etc.).

Un 4ème Exocet se présente sous forme d’un tract pour une distribution le soir même à Beaubourg lors d’une performance artistique et un forum pour le lendemain (là aussi, semble t-il, nous avons à faire aux conséquences d’une récente bavette dans le même endroit et avec la même marionnette ministérielle). Le tract en lui même a par son recto le bonheur de faire une référence discrète mais voyante, c’est euphémisme, à un certain joli mois de mai, presque un temps des cerises, enfin quoi, une odeur bénie de révolution douce comme une folie. Le verso mais les coeurs en émois. Entre cascade de sous-titres, formules trop négatives (Non à la Casse des Droits Sociaux) à remplacer par des positives (Tous Ensembles pour de Nouveaux Droits) et manque de référence à l’Europe le dit tract repart en salle des machines péter la forme.

Du même coup le débat se recentre sur la journée du 6, comment la conjuguer avec Lille ? Grand dilemme face à l’importance de LILLE 2004 Ville Européenne de Culture, n’est-il pas nécessaire d’y être le plus nombreux pour soutenir les copains puisque le gratin politique s’y déplace ? Mise en balance : Chômeurs/Culture ? Ceux qui sont allé à la réunion préparatoire (jeudi matin) de la coordination nationale sauvent le débat en précisant que Lille ne fait pas un appel massif, que les délégations suffiront pour faire nombre, mais, que si contre ordre, ils lanceront un appel plus tard.

A ce stade il est bon de préciser qu’une action, en parallèle de l’AG, est en cours, elles est orientée interpro et au vue de la couverture médiatique tout au long de la semaine, l’annonce d’une présence policière forte et de quelques arrestations, permet de saisir le bien fondé d’une telle action parce qu’elle en est à sa troisième édition et qu’elle est une attaque directe envers la société commerciale par sa manifestation la plus pressante, l’affichage. Un pool de suivit reste mobilisé à l’étage inférieur. Néanmoins est évoqué l’idée d’accompagner les trois jours (6, 7, 8) par des actions de masse en amont comme une possible le 3 avec pour ligne de mire le politique ou, et, une dans le prolongement de l’initiative des élèves du conservatoire, à savoir, aller avec eux le matin du 4 faire leur training hebdomadaire sous les fenêtres de la marionnette ministérielle et, toujours avec eux, partir vers quelques objectifs surprenants. Tout ceci de façon à faire un mois de décembre DÉTONNANT.

Un 5éme Exocet vient propulser l’AG à des hauteurs inter-galactiques. Dans un premier temps est signalé que le film « Natacha Reigné » a été censuré par la mairie d’Argenteuil mais qu’une tentative en douce de le passe sera menée. Puis un retour sur une action du côté de la place Maillot est relaté avec force de désagrément qui nous fait questionner la lisibilité de la CIP-IDF. Il est évoqué ensuite « la journée sans télé » ; une action massive avec les étudiants semble peu réaliste vu leur propre mobilisation ; une inauguration le 7 est-ce sérieux ; une AG pour laver le linge sale est démobilisatrice. Le 7 se veut événement à partager avec nos amis de province qui seront là pour le lendemain, il se veut aussi accueil de nos amis qui ont des enfants et de pouvoir venir avec eux à un moment festif à la coord, etc. La confusion gagne où ressort avec insistance la problématique de la lutte : l’intermittent face à un protocole et là et seulement là se trouve le combat ou l’intermittent au prise avec une politique générale de précarisation du salariat et il en est qu’un avatar, donc, nécessité de rechercher à la fois les convergences avec les autres secteurs en lutte et un discours de propositions allant dans le sens d’une prise en compte de la fin de la société de plein emploi. Pour certains la balance entre ces deux pôles est la source du désengagement de la lutte collective au sein de la CIP-IDF au fil du temps. Aussi, s’exprime la crainte d’une perte de contrôle si se met en place pour le 6 une action en fin de manif avec ceux qui seront présents (interpro), donc une mise en cause du concept de manif-action, et par delà, la façon dont travaille la Commission Action. Proposition est faite de l’investir à ceux qui lui trouve une couleur peu agréable, afin qu’ils puissent la teindre à leurs envies. Le mot de la fin viendra encore de la foule : LES MEILLEURES ACTIONS EN TERME D’IMPACT NE SONT PAS FORCÉMENT CELLES DE NOMBRE. Une inquiétude se concrétise sur la possible éviction d’une Conférence de Presse prévue à l’origine le 4 décembre. En effet, elle se voulait re-mobilisatrice et surtout, par son côté VIP, protectrice face aux forces de l’ordre dans leur velléité de se faire plus répressives. Une parole sage intervient avec un appel à utiliser le temps à contrer les autres, à construire un mouvement solide à l’heure où le gouvernement tergiverse, recule comme pour les étudiants, les buralistes, évitons les fausses divisions, regardons avec importance la manif du 6 tout en continuant à être, à bâtir un mouvement des professions du spectacle avec la volonté d’actions, de revendications, de présences. Le mouvement est loin d’être mort. ON EST UNE FORCE DE PROPOSITIONS et le 8 il nous faut faire la démonstration de force avec tous les intéressés par les questions liées à la Culture. Toutes les luttes parlent de convergences, aussi arriver à lancer un rendez-vous régulier de résistance sociale (à l’exemple de Berlin Est où deux ans avant la chute du mur un petit groupe à commencé à se rencontrer de façon régulière pour devenir immensité pulvérisant le béton) qui rassemble et pèse, d’autant plus, que nous entrons dans une période pré-électorale et électorale. Une voix s’élève pour remarquer l’importance des actions dans notre lutte, presque notre marque de fabrique et la courte période qui s’ouvre pousse à la massification et à la détermination. Une autre voix tempère pour insister sur l’obligation de justesse politique dont les actions se doivent d’être revêtues.

Un 6ème Exocet nous fait à présent tutoyer des Supers Novas et Trous Noirs réunis, nous embrassons l’univers, un big-bang, quoi ! Quels sont les tenants et aboutissants de la situation ? C’est simple, vient devant l’AG, sans ménagements, la fameuse rencontre Endemol déjà rapportée dans une intercom élargie il y a une semaine. La personne est offusquée d’une telle démarche alors que le protocole est taillé, selon elle, justement pour servir les intérêts de cette entreprise. L’un des « conjurés » étant présent donne le déroulé de l’événement tel qu’il a lui même vécu :

Il y aurait une trentaine de personnes dans la coord à être au courant que l’animateur Arthur souhaitait rencontrer la CIP-IDF. Dès la manif du 30, le RG Jean-Marc, approche l’un d’entre nous pour lui soumettre la possibilité d’un rendez-vous avec cet animateur parce qu’il avait été étonné de ne pas recevoir une délégation CIP-IDF durant les festivités données à l’occasion de son anniversaire à l’Empire. Notre ami approché transmet l’info et les coordonnés du RG dans la coordination. Des discussions s’en suivent et le rendez-vous est signalé pour le 19 novembre à 9 heures 30. À l’intercom de la veille, donc le 18 au soir (nous venons de déménager la veille) l’affaire s’évoque et surprend l’un des mis en examen de l’action star ac’ (sa version et son émotion sont abordées dans le compte rendu de l’intercom élargie du 20 novembre). Conseil est prit auprès des avocats : ne dites rien, ne demandez rien, écoutez ce qu’ils ont à dire. L’un d’entre nous rappelle que notre position était arrêtée depuis la délégation reçue à TF1 au lendemain de l’action star ac’ (le lundi plus exactement) : discussions possibles si retrait des plaintes. C’est une fois face à face qu’ils se trouvent avec, outre Arthur, deux personnes supplémentaires, dont le fameux Courbit. La conversation s’engage sur le ton badin du vous souhaitiez nous rencontrer ? Les copains : Non, c’est vous qui avez émit ce souhait. Courbit dit qu’il s’agit d’un coup des RG. la conversation tourne court si ce n’est que les plaintes courent car besoin de se couvrir face à TF1 quant au manque à gagner sur les écrans publicitaires (2 millions d’euros). Les copains pensent qu’il y avait de leur part des intentions prospectives, si ce n’est qu’ils ont lancé, du moins Courbit : Si c’est un temps d’antenne que vous voulez, demandez le, je vous le donne ! Qu’en faisons-nous ?

Dans la foulée de ce grand moment de tentions et de comptes apurés, se fait jour des demandes d’aides car la lutte depuis cinq mois commence à faire de gros sillons dans les budgets personnels ainsi que dans les calendriers de contrats. Une autre émergence s’identifie dans un devoir penser, du moins commencer à l’imaginer, l’après 1er janvier (attention, le nouveau protocole, si nous ne l’entravons pas très gravement avant, entrerait en maléfice le 31 décembre 2003).

La commission « Saison en Lutte » se réunira lundi dans les locaux de la CI-IDF à 19 heures mais que pour demain samedi à 16 heures elle demande des volontés afin de tirer, les panneaux, les tracts, les lettres aux maires pour les abonnés, et la répartition des théâtres en vue de la manif du 8.

Une demande de ressaisissement dans le cours des AG est réitéré, que les apartés, les portables, les discussions dans les couloirs, etc. alourdissent l’atmosphère, qu’une meilleure prise en compte du « bien commun » qu’est l’AG serait un plus. Par ailleurs, est signalé une intervention au MK2 bibliothèque lundi à 19 heures 30 à l’occasion d’un festival, désolé le souvenir de son thème c’est estompé. La commission école se réunit elle aussi lundi mais à 18 heures. Elle demandera plus tard dans la soirée si nous sommes d’accord pour que deux mandatés se rendent à l’AG de constitution de Coordination Nationale des étudiants et facultés à Rennes ce samedi... Pas d’objections.

La commission juridique fait un point sur les risques que posent les actions en terme de coût, qu’il faut que la CIP-IDF se saisisse de cet aspect car nos fonds ne sont pas extensibles, que la justice c’est cher et qu’il nous faut sérier les prises en charge et ce d’autant qu’il viendra un moment où le départ en action se fera sur la responsabilité individuelle et sans la protection CIP-IDF par manque d’argent. Donc, bien mesurer les prises de risques. Actuellement 21000 euros provisionnés ont été en grande partie dépensés entre les actions au TGI, au Conseil d’Etat et les cautions des personnes mises en examen (6500 TGI et Conseil d’Etat, 3 ou 4000 pour les cautions, 3000 déjà payés pour les mises en examen, plus les permanences juridiques payées). Difficile dans un premier temps de cerner le propos et ce d’autant qu’une action interpro se déroule, que le dispositif policier est plutôt musclé et qu’à un mois de la mise en application de l’infamie il est possible d’imaginer que l’ardeur à se défendre, à lutter jusqu’au bout, se fassent tout aussi robustes. Nous sommes invités à faire la différence entre le soutient d’estime pour les actions extérieures où nous participons (exemple celle de ce soir, nous n’en sommes pas les organisateurs) et le soutient financier ; que nous pouvons faire les permanences juridiques, les suivit mais pas au delà des gardes à vue. Proposition est faite de reprendre les réunions « Fond de soutien » pour déterminer vers quels secteurs nous dirigeons les dons qui nous sont adressés, dans quels objectifs. Peut-être devons-nous apprendre à lancer des campagnes de recueil de subsides... Mais les actions sont-elles remises en cause pour autant ? D’où l’importance de la conférence de presse du 4 évoquée plus haut en tant que couverture, assurance de moindre dommages, voire aucun. S’ensuit un échange sur la SRF qui se refuse à utiliser son carnet d’adresse et faire pression contre nos gouvernants les plus en vue. Peut-être que les actions futures doivent-elles être calculées à l’aune de la prise de risque à minima et effets à maxima, voire des actions à l’intox ? Et, de la foule surgit le mot de la fin : ON DEVIENT UN MOUVEMENT RESPECTABLE, UNE FOI IDENTIFIÉ ON DOIT RAQUER.

Il est très tard (4 heures d’AG sont passées) la Commission Propositions/Revendications a jeté l’éponge, non sans faire promettre une place de leader dans la prochaine AG. Donc, mardi, la première heure sera dévolue au nouveau protocole afin que dès jeudi la Coordination Nationale s’en saisisse afin qu’il devienne l’Étendard de toute la profession en lutte et au delà (les salariés à l’emploi discontinu...)

Commission des élus :

Le « très tard » évoqué au-dessus brouille les notes. Néanmoins vient au débat la Lettre à Chirac qui a déjà bien secoué nos esprits. Rappel d’épisodes précédents : une intercom a été le théâtre d’une pareille incongruité avec le mot « moratoire » comme coeur de la demande. Demande a été faite de suivre la procédure banale, à savoir, mise à disposition pour amendements sur la liste CIP-IDF et présentation à l’AG pour un vote. Ici le précédent de la lettre aux maires de « Saison en Lutte » est évoqué afin de retirer l’hypothèque du vote. Lors de la réunion au Sénat il a été indiqué qu’il est facile de faire parvenir un courrier aux sénateurs par le truchement de la photocopie (321) avec dépôt chez le greffier qui se charge d’en remplir les casiers. Par ailleurs, il ne s’agit plus ou pas d’une lettre comme étant une demande de la CIP-IDF mais d’un paraphe d’élus à l’adresse de Jacques Chirac, Président de la République. D’où l’obligation que son contenu soit le plus consensuel possible afin qu’un maximum de députés de droite comme de gauche s’en saisisse. Tout ceci est fait en liaison avec Noël Mamère, député Vert, pour une conférence de presse le 8 au matin dans les locaux de l’Assemblée Nationale (seules les tractations vers les députés de droite, UMP et UDF, sont encore à finaliser). Les avis, certes avec des nuances, comme : « c’est casse gueule » ; "courir Chirac et les députés en même temps, il y a un hic«  ; »différence avec la lettre VIP du 14 juillet ?«  ; »pourquoi en fin d’AG«  ; »On demande au Roi d’intervenir en autre faveur«  ; »Chirac le recours, déjà donné, pas deux fois" etc., vont dans le sens d’accepter une telle initiative car : "abrogation du protocole confronte aux limites de la grève et des manifestations«  ; »les moyens de pression politique sont à utiliser sur tout le spectre«  ; »période propice, donc jouer les troublions, coup politique à jouer«  ; »pile l’occasion, donc, être à ce rendez-vous«  ; »la conférence de presse peut mettre la pression sur tout le monde«  ; »demander une délégation et en être«  »bravo aux gens qui l’on fait, situation très dangereuse mais urgente«  ; »action et stratégie, re-politiser le débat". Pour enfoncer le clou il nous est signifié qu’il ne se passera rien le 17 décembre. Si ça réussit tant mieux pour nous, si cas contraire, la lutte continue.

Nous avons terminé au delà de 23 heures 30 pour un contrat à 21 heures sans avoir abordé l’ordre du jour original. C’est ça qui est bien à la coordination, ce bric-à-brac de volontés et d’énergies qui cherche la route, la bonne route pour un demain professionnel à notre mesure. Bonne réception.

Prochaine AG, ce mardi 2 décembre à 14 heures, chez nous, 14/16 quai de Charente 19ème Metro Corentin Carioux, avec comme priorité la finalisation du nouveau protocole (c’est lui le « demain à notre mesure », il en est donc très important).





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