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Unedic : Le droit au chômage sur la sellette !

Publié, le lundi 20 mars 2017 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 20 mars 2017


Les instances paritaires de l’Unedic sont réunies pour de nouvelles négociations sur l’assurance chômage [1]. Message d’alerte d’AC ! concernant une des propositions mises sur la table par le Medef, la fin de la mensualisation. Autres attaques contre les droits collectifs des chômeurs et précaires envisagés au cours de ces négociations : repousser l’âge de l’accès à la filière seniors, pour les 50-59 ans, et bien sûr le renforcement des sanctions contre les chômeurs. Prochaine séance de « négociation » le jeudi 23 mars.

Nos droits au chômage sur la sellette !

Le cœur de la proposition patronale pour l’assurance chômage est simple : engager la fin de la mensualisation !

Actuellement quatre mois d’emploi à temps plein ouvrent droit à quatre mois d’allocations en conséquence de deux règles : . 1 jour cotisé = 1 jour indemnisé
. 122 jours d’emploi est le minimum pour ouvrir des droits
Les allocations à la suite d’une période d’emploi payée au SMIC mensuel sont d’environ 950 € par mois.

Si les employeurs obtenaient la conversion des durées d’emploi, quatre mois d’emploi ne vaudraient plus ces 122 jours. Car ce ne serait plus le nombre de jours sous contrat qui serait pris en compte, mais le nombre de jours effectivement travaillés.

Un mois ne vaudrait plus 30 ou 31 jours mais 20 ou 21.

Il faudrait donc près de six mois d’emploi pour atteindre les 122 jours réglementaires, permettant d’ouvrir des droits.

Le montant des allocations serait fonction de l’intensité du travail. Avoir travaillé [avoir été employé] six mois sur un an conduirait à n’être indemnisé qu’à mi-temps. Le patronat propose une garantie minimum de 18 jours, mais le maximum resterait de 20 ou 21.

Dans l’exemple d’un CDD de six mois, les allocations seraient d’environ 560€, soit une amputation de 40% ! Pour un an d’emploi ou plus, le montant serait de l’ordre de 650 €.

Conclusion : il serait plus difficile d’ouvrir des droits et les allocations mensuelles seraient plus basses, surtout dans la cas d’emplois temporaires de moins d’un an.

Avec des montants d’allocation chômage si proche de celui des misérables minima sociaux (ASS, RSA [2]), le patronat prétend réduire le déficit de l’assurance chômage de 1,2 milliards d’euros par an, mais vise surtout à briser la résistance des salarié-es face aux emplois de merde.

Cette proposition est aussi une attaque majeure contre l’ensemble des droits sociaux des salarié-es. S’il y a un précédent dans le domaine de l’assurance-chômage, le patronat et ses alliés voudront demain appliquer la conversion des durées d’emploi au calcul des retraites, pour faire des économies [3].

CONTRE la politique d’austérité appliquée aux droits au chômage !

POUR l’indemnisation de toutes les formes de chômages et de précarité par une allocation garantissant un revenu personnel en aucun cas inférieur au SMIC mensuel !

AC !, mars 2017

Le texte de la proposition patronale pour (et contre) l’assurance chômage



Notes :

[1] Faire sauter le paritarisme

[2] L’ennemi DU PSLVMH, c’est la (petite) finance ... des chômeurs et précaires, R.S.A : fausse hausse et coupures programmées

[3] Retraite : à 95 ans, je n’aurai pas mes trimestres



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