Appel à la réunion du groupe écoles avec les chercheurs pour le mercredi le 18 février

lundi 16 février 2004
Dernière modification : lundi 1er mars 2004

Mercredi 18 février à 19H à la Coordination des intermittents et précaires d’Île de France : Réunion du groupe écoles : rencontre entre intermittents, chercheurs, enseignants, étudiants, précaires.

Une première réunion a mis en évidence les différentes situations que connaissent les chercheurs aujourd’hui, des chercheurs statutaires travaillant pour une institution scientifique (CNRS, INSERM, INRA) aux enseignants-chercheurs, partageant leur temps entre recherche et enseignement, et pouvant gérer sans contrôle leur temps de recherche en échange de l’obligation de faire 192h devant un public d’étudiants, en passant par les« chercheurs précaires », chercheurs sans statut qui alternent ou cumulent emploi par des institutions publiques ou privées et « petits boulots », ASSEDIC ou RMI. Ce qu’ont en commun chercheurs et intermittents va au-delà du travail intellectuel : ce sont des formes d’existence. Et les réformes qui les touchent sont du domaine du contrôle de leur temps, mais aussi de leurs fabriques. Il ne s’agit donc pas, pour les intermittents comme pour les chercheurs, de défendre un statut, mais de revendiquer la possibilité de la créativité, du choix de ses formes de vie.

Cette seconde réunion se propose dans un premier temps, d’établir ce que pourrait aborder un texte commun sur ce qui nous rapproche. Propositions d’approche de ce qui nous rapproche :
1) Contrôle des temps et des contenus (réforme Belloc qui punit des contenus de recherches par des heures de cours supplémentaires, survivance uniquement de « pôles d’excellence » pour la recherche comme pour la culture)
2) Précarisation croissante et structurelle des emplois dans la recherche (précarité constitutive, non accidentelle : il faut au moins 20 ans de précariat, du DEUG au post-doc, avant de prétendre au moindre statut).
3) Accès aux outils ( au delà de la question du temps, nécessité d’accès aux outils, notamment de diffusion, pour la recherche scientifique comme pour la fabrique du sensible).
4) Notion de public (les 192H des enseignants chercheurs et les 507H des intermittents ; mais aussi les questions de la pétition « Ouvrons la recherche ») Un atelier réunissant des membres des différents collectifs présents pourra se constituer à l’issu de cette discussion, pour écrire ce texte commun (qui pourra être un tract, un communiqué de presse, un article, et/ou être lu au KO SOCIAL du 1er mars au Zénith).

La seconde partie de cette réunion sera consacrée à la décision d’actions communes. Par exemple nous pourrions organiser à la CIP un cycle de débats sur des problématiques rapprochant chercheurs et intermittents, par exemple autour de l’industrie pharmaceutique (ce qui permettrait d’aborder nb de problématiques : développement récent du capitalisme, contrôle des savoirs, brevets pharmaceutiques et propriété intellectuelle, nouvelles formes de luttes ; et d’inviter des intervenants de domaines différents : chercheurs en biologie, Act up, ...)

Nous pourrions enfin nous mettre d’accord sur l’organisation d’actions moins discursives.

Compte-rendu de la réunion de la com écoles avec les chercheurs le 11/02