Soutien suite à l’expulsion violente du 9ème collectif des sans-papiers

jeudi 20 janvier 2005
Dernière modification : jeudi 7 avril 2005

Violences policières contre les plus précaires

La journée d’action des chômeurs, intermittents et précaires contre la réunion du Medef au Zénith, a été initiée très tôt ce 18 janvier par l’occupation d’un studio et une prise de parole au 7-9 de France inter ; elle s’est poursuivie par un rassemblement devant le Zénith à Paris, où les manifestants ont interpellé et informé les patrons sortant de la réunion sous escorte policière, sur la réalité de la précarisation qu’ils organisent. Ces actions se sont déroulées dans le calme et n’ont donné suite à aucune intervention policière.

Tout aussi calmement, les manifestants sont alors allés occuper la Mairie du Pré Saint Gervais en soutien au 9ème collectif des sans-papiers, afin de demander l’intervention de Claude Bartolone, député PS de Seine Saint-Denis. Le 9ème collectif des sans-papiers occupait la Fédération 93 du Parti Socialiste depuis le mercredi 12 janvier. Cette occupation visait à protester contre la politique répressive du gouvernement à l’égard des sans-papiers et le silence complice du Parti Socialiste, et à exiger le traitement des dossiers bloqués depuis des mois en préfecture.

Le Parti Socialiste avait clairement manifesté son indifférence à la situation des sans-papiers (allant jusqu’à leur couper le chauffage) et exigé leur départ immédiat.

Le député socialiste Bartolone a refusé de venir rencontrer les sans-papiers et le Maire du Pré-St Gervais a préféré l’intervention policière à la négociation : sans sommation, des policiers de la Bac, casqués et armés de flashballs et de matraques, sont entrés dans la Mairie et ont expulsé très violemment les occupants.

Plus tard les occupants de la Fédération 93 du PS ont été expulsés, avec une violence toujours plus grande (des gaz lacrymogènes ont été utilisé contre les familles au moment où elles récupéraient leurs affaires). Plusieurs Sans Papiers et plusieurs membres de l’occupation de soutien ont été interpellés. Le 18 janvier au soir, certains ont été mis en garde à vue, d’autres sont à l’hôpital

Nous nous élevons contre les violences policières qui ont eu lieu lors de ces expulsions.

Nous constatons combien la répression de toute action de lutte organisée par des populations précarisées est de plus en plus violemment réprimée.

Nous nous associons et apportons notre soutien aux interpellés et blessés lors cette expulsion, et exigeons l’abandon des poursuites et la libération immédiate des interpellés.

Ce que nous défendons, nous le défendrons pour tous.

Nos actions ne connaîtront pas de pause !