Position de la commission

vendredi 25 juillet 2003
Dernière modification : vendredi 25 juillet 2003

Ce travail a été pensé sur le long terme avec pour objectif, si le protocole était avalisé, de préparer la rentrée. Car quelle rentrée, avec qui et comment ? En effet, il nous semble aujourd’hui primordial d’associer à notre lutte les structures et les institutions culturelles dans la mesure où elle sont pour les premières nos employeurs directs ou indirects et pour les secondes nos tutelles. Si nous ne faisons pas converger la lutte, nous ne serons pas en mesure, artistes et techniciens que nous sommes, de faire fasse au gouvernement.

Entrepreneurs et institutions ont mis du temps à se positionner. Ceux qui l’ont fait sont pour la quasi majorité d’entre eux également des artistes (à la tête de structures). Certains d’entre eux ont radicalement changé de point de vue entre le 27 juin et aujourd’hui. Pour l’heure les sollicitations sont grandes (interventions à la DRAC, à l’ONDA avec les CCN, à l’AFAA, invitation de directeurs de théâtre à débattre sur la question, réunions à venir : avec le SYNDEAC ; avec le THECIF). Nous assistons à un grand désarroi et à une absence de concertation générale à l’intérieur de la profession (chacun tente de trouver des solutions locales à son niveau). Même, si a priori, ils se prononcent majoritairement contre le protocole et totalement solidaires de notre lutte, certains se cachent (et se sont souvent les plus grosses structures) derrière l’enjeu de leur carrière. Nous devons donc continuer à les persuader des conséquences désastreuses que le protocole aurait pour eux à plus ou moins court terme, les inviter à nous rejoindre dans notre lutte afin d’envisager un mode d’action commun. Nous avons besoin d’eux. Ils ont besoin de nous.

Il nous semble important d’inciter ce même type de démarche auprès des compagnies qui forment l’entredeux car elles sont à la fois artistes, techniciens mais aussi employeurs ; elles sont des interlocuteurs privilégiés vis à vis des élus, des lieux de diffusion, des publics et des salariés intermittents.