Communiqué de l’occupation du siège social des Assedic à Paris - 29/06/05

mercredi 29 juin 2005
Dernière modification : mercredi 29 juin 2005

Ce 29 juin 2005, à 16h, une centaine de chômeurs, de précaires et d’intermittents ont occupé le siège social des Assedic de Paris, 4 rue traversière 75012 PARIS.

Nous, intermittents et précaires, sommes toujours en lutte.
Nous exigeons du gouvernement qu’il soutienne la Proposition de Loi déposé par le Comité de Suivi de l’Assurance chômage des salariés intermittents du spectacle à l’Assemblée Nationale, car ni le Medef, ni la CFDT n’ont manifesté la moindre intention de prendre en compte nos revendications lors des prochaines négociations de la convention Unedic.
Contrairement aux affirmations tenues par le Premier ministre à l’Assemblée Nationale hier, quant à l’absence de propositions pragmatiques et concrètes, nous lui rappelons que nous avons élaboré un Nouveau Modèle d’indemnisation chômage des salariés à l’emploi discontinu.

Cette action se déroulait en même temps que le Conseil d’Administration de l’Unedic. A l’ordre du jour de cette rencontre entre les partenaires sociaux qui gèrent les cotisations des salariés était inscrite l’étude d’une convention tripartite entre l’Etat, l’ANPE et l’Unedic qui donnera directement aux Assedic un droit de contrôle de la recherche d’emploi visant à imposer des emplois précaires sous-payés et à radier tout récalcitrant.

Les premiers concernés par la gestion de l’Unedic entendaient ainsi protester contre cette nouvelle manœuvre qui vise à transformer l’Assedic en institution de contrôle et d’exclusion et non plus de redistribution des prestations chômage.
L’objectif est toujours le même : en durcissant les conditions d’indemnisation et en réintroduisant la dégressivité des allocations, on nous contraint aux emplois précaires non choisis et sous payés déjà en vigueur (RMA, contrats d’avenir, CDI à temps partiel) ou en préparation. La politique de De Villepin s’inscrit dans ce processus de refondation sociale, avec le contrat de nouvel embauche qui achève de détruire le code du travail, supprimant les avantages du CDD et détruisant le CDI.

Le déficit de l’Unedic est en permanence brandi, sans rappeler les exonérations fiscales et les réductions de charges patronales qui l’ont organisé.
Aujourd’hui l’Unedic est une instance de contrôle au fonctionnement opaque où les allocataires n’ont d’autres droits que d’être radiés. Parce qu’il y a quatre millions de chômeurs et seulement 200 000 emplois non pourvus, nous exigeons l’arrêt des contrôles et des sanctions.

Le directeur adjoint des Assedic, Mr Poutreau, s’est déclaré incompétent en refusant le débat que nous lui proposions. Visiblement seules les forces de l’ordre auraient la compétence reconnue pour le traitement politique de la précarité.
Chômeurs, rmistes, précaires, intermittents continuons à lutter unis pour une indemnisation qui permettrait à chacun de bien vivre quelque soit sa situation au regard de l’emploi et du libre choix de son activité.
Après avoir été évacués dans la bousculade par les gardes mobiles, nous avons été répartis dans différents postes de police pour un contrôle d’identité.

Nos actions ne connaîtront pas de pause.

Coordination des Intermittents et Précaires d’Île de France
14 quai de la charente - 75 019 Paris - 01 40 34 59 74
http://www.cip-idf.org