Toulouse : occupation de la direction départementale du travail et de l’emploi

mercredi 7 décembre 2005
Dernière modification : mercredi 7 décembre 2005

Mercredi 7 décembre, 4ème jour de pseudo négociations de l’assurance chômage à l’UNEDIC.

Nous étions environ une cinquantaine à occuper la DDTE cette après-midi. Nous avons fait remonter nos revendications aux 2 ministres (Larcher et borloo), sans réponse. La presse a été très présente (JT de FR3, l’action a été aussi relayée) Bref tout est prêt pour mardi 13 décembre !!

NOUS APPELONS A UNE JOURNEE DE MANIFESTATION ET D’ACTION LE MARDI 13 DECEMBRE (1ère journée de négo des annexes 8 et 10)
LE RDV SERA PRECISE DES QUE POSSIBLE

Communiqué des occupants de la DDTE de Toulouse

Nous, intermittents et précaires de midi-pyrénées, occupons actuellement les locaux de la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

C’est aujourd’hui la 4ème journée de négociation à l’UNEDIC .
Les négociations concernant les annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel n’ont toujours pas commencé et les diverses déclarations des partenaires sociaux laissent préfigurer le pire malgré les allocutions et promesses du ministre de la communication Mr Renaud Donnedieu de Vabres.

A l’heure où l’on ose parler du déficit abyssal de l’UNEDIC quand les bénéfices chiffrés des entreprises du CAC 40 s’élèvent à 41,5 millions d’euros (soit 32% de plus que l’an passé), à l’heure où des millions de salariés précaires sont soumis à la destruction de leurs droits sociaux, à l’heure où l’UNEDIC continue de réduire le nombre de chômeurs indemnisés ainsi que le temps et la durée d’indemnisation plutôt que d’envisager de nouvelles sources de financement, à l’heure où le gouvernement met en place des systèmes de contrôles qui confondent « cohésion sociale » et « mise au travail obligatoire », nous avons conscience que c’est cette même logique qui prévaut dans le traitement de la réforme de nos annexes.
Cette logique est celle de l’incertitude, de l’aléa, de la précarisation et de l’exclusion.

Nous exigeons toujours l’ouverture des négociations pour les annexes 8 et 10 ;

Nous exigeons du ministre du travail qu’il refuse d’agréer un accord qui ne garantirait pas les principes énumérés dans la plateforme du comité de suivi, à savoir un système mutualiste et redistributif sur les base de 507 heures sur une période de référence de 12 mois, une date anniversaire fixe et le versement d’une indemnité sur 12 mois pour chaque jour non employé ;

Nous exigeons notre présence partout ou se décide notre sort ;

Nous exigeons un financement diversifié de la protection sociale reposant sur la solidarité interprofessionnelle et la taxation de la produite produite ;

Nous exigeons des droits collectifs ;

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !

NOUS APPELONS A UNE JOURNEE DE MANIFESTATION ET D’ACTION LE MARDI 13 DECEMBRE (1ère journée de négo des annexes 8 et 10)