LA CFDT attaque les précaires sur tous les fronts : aprí¨s l’UNEDIC, la justice (AC !)

lundi 5 mars 2007
Dernière modification : samedi 3 mars 2007

La CFDT, un syndicat de combat ... contre les précaires : non contente de détruire les droits í l’assurance chí´mage, la confédération porte plainte contre des chí´meurs !

Pour la CFDT, la casse sociale est un sport qui se pratique en toute discrétion.

Plusieurs précaires d’AC ! sont convoqués í la DRPJ (direction régionale de la police judiciaire ) chargée de la répression des infractions í la personne, certains plusieurs fois de suite. A l’origine de ces convocations, une commission rogatoire déclenchée par une plainte de la CFDT et de Franí§ois Chérí¨que.

Le motif ? Sur la commission rogatoire figurent les injures, la diffamation publique, les dégradations, les provocations í commettre des infractions dangereuses pour les personnes.

La réalité ? A l’automne 2005, une nouvelle négociation s’engage í l’Unedic, entre les syndicats dits représentatifs et le MEDEF. Dans un contexte oí¹ moins d’un chí´meur sur deux est indemnisé par les ASSEDIC, oí¹ les travailleurs précaires qui ont besoin d’un complément ASSEDIC pour survivre voient leurs droits sans cesse revus í la baisse, oí¹ l’UNEDIC utilise les cotisations sociales pour engraisser les multinationales du placement, plusieurs collectifs de chí´meurs et précaires décident de réagir et lancent pendant toute la durée de la négociation un rendez vous hebdomadaire devant le sií¨ge de la CFDT.

Aprí¨s chacun de ces rassemblements, des actions collectives sont organisées, par exemple l’interpellation de Gérard Larcher, ministre du Travail dans un colloque, l’occupation d’organismes de placement privé des chí´meurs comme Altedia, mais aussi la diffusion de l’information sur les réformes en cours dans les ANPE et ASSEDIC parisiennes.

Pourquoi la CFDT ? Parce que ce syndicat, depuis des années, a systématiquement signé avec le MEDEF toutes les conventions UNEDIC qui détruisent petit í petit le systí¨me d’assurance chí´mage. La CFDT a ainsi inventé le PARE, défendu le placement privé des chí´meurs, la réforme des annexes 8 et 10 qui a jeté des dizaines de milliers d’intermittents dans l’enfer du RMI. La CFDT défend publiquement les contrats précaires comme le RMA.

La convention UNEDIC finalement entrée en vigueur en janvier 2006 ira dans le míªme sens : au moins cent mille chí´meurs sortis du régime par le relí¨vement des durées d’affiliation, une indemnisation réduite pour les saisonniers mais aussi pour l’ensemble de ceux qui sont contraints í cumuler maigres allocations et miettes d’emploi précaires.

Détruire les droits des salariés ne suffit manifestement pas í un syndicat qui devrait au contraire les défendre et les améliorer. La CFDT veut aussi faire taire définitivement les collectifs de précaires qui appellent un chat un chat et résistent í la précarisation et í la misí¨re.

Au moment míªme oí¹ nous prenions connaissance de ces plaintes, qui visent principalement des délits d’opinion, la CFDT entamait avec le MEDEF de nouvelles discussions destinées í « refonder » l’assurance chí´mage. Nous savons tous ce que signifie le terme refondation dans la bouche du MEDEF : ni plus ni moins que l’achí¨vement de la destruction de ce qui reste du droit í une indemnisation et au libre choix de son activité.

Ces plaintes ne nous réduiront pas au silence.Se taire serait se résigner í ce que des millions d’entre nous soient contraints í accepter n’importe quel emploi í n’importe quel prix, í travailler toujours plus pour gagner toujours moins.

Nous demandons í tous les salariés CFDT pour qui le syndicalisme ne se résume pas í la cogestion de la misí¨re, d’exiger le retrait de ces plaintes ridicules í leur direction.

Ni plein emploi précaire, ni chí´mage de masse, nous voulons vivre !

Soyez solidaires, exigez avec nous l’abandon des poursuites en envoyant un mail í ac ac-reseau.org