Les banques s’engrí¨cent ! Jeudi 24 juin, grí¨ve des chí´meurs !

lundi 21 juin 2010
Dernière modification : vendredi 25 juin 2010

Proposition d’action coordonnée des chí´meurs et précaires le 24 juin prochain et plus si affinités

Réunis en coordination nationale les 12 et 13 juin derniers en tant que collectifs et individus intéressés í ce que se poursuive la grí¨ve des chí´meurs et précaires, nous avons évoqué l’opportunité d’agir de manií¨re concertée le 24 juin prochain contre les institutions bancaires, qui, quelles que soient leurs errements, peuvent toujours compter sur des plans de sauvetage tandis que les classes populaires sont invariablement condamnées aux plans de rigueur.

Nous avons choisi la date du 24 juin, parce qu’il s’agit, aprí¨s le 26 mai, de la prochaine « journée d’action » contre la réforme des retraites. Nous voyons lí une occasion de marquer avec conséquence tant par des énoncés que par des actes notre volonté de combattre ce qui relí¨ve pour nous de la míªme logique que les politiques de l’emploi que nous dénoní§ons. Hausse de la durée de cotisation, réduction des pensions, allongement du temps de disponibilité í l’emploi d’un cí´té ; assujettissement renforcé des précaires aux institutions chargées de gérer leur situation de l’autre, celles-ci n’hésitant pas í conditionner les revenus élémentaires de survie í l’adoption d’un comportement productif qu’elles se chargent de définir et d’évaluer.

Mais nous avons aussi choisi cette date comme représentative de l’impasse tactique dans laquelle se débattent les centrales syndicales : « journées d’action » ponctuelles, oí¹ il n’est jamais question de grí¨ve reconductible, de blocage efficace et concerté de l’activité économique, ni d’action qui marquerait la volonté d’élever le niveau de conflictualité, sans quoi il est vain de prétendre exercer la moindre « pression » sur le gouvernement.

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Le chantier du siège social du Crédit agricole en Bretagne

Notre intention, en agissant symboliquement contre les banques, n’est pas de s’attaquer í un secteur financier que nous jugerions responsable de tous les maux d’une économie qui sans lui serait vertueuse, mais de marquer notre hostilité í ces institutions inséparables de l’entreprise et du marché capitalistes. Comme ces derniers, les banques subordonnent toute activité í la nécessité de dégager de la valeur monétaire í court ou í long terme, et par lí , participent du gouvernement des vies en sélectionnant des comportements adéquats í ce qu’elles installent comme « lois de l’économie », et en définissant des conduites inappropriées í ces « lois », conduites « irrationnelles » qui lui sont pourtant dans une certaine mesure indispensables. Les banques ne vivent pas que de spéculation, mais aussi des intéríªts des crédits et des agios : derrií¨re chaque banquier, il y aussi l’huissier et le flic qui t’expulsent de chez toi, le travailleur social et le juge qui se chargent de te moraliser, tes fiches de paie ponctionnées jusqu’í la fin de ta vie et la prison si tu n’est pas content... Au moins cela crée des emplois stables !

Les banques sont ainsi devenues l’un de nos principaux patrons, í travers la surveillance de notre « rythme de consommation » et les sanctions qu’elles appliquent ou déclenchent (agios, suppression de moyens de paiement, interdiction bancaire, mise sous tutelle), í travers également l’endettement qui constitue pour beaucoup parmi les classes populaires, le seul accí¨s possible í la consommation « normale ».

Les banques prospí¨rent grí¢ce í l’endettement jusqu’í ce que les pauvres, massivement, ne puissent plus payer... Alors c’est la crise : mais les banques seront sauvées, et les pauvres payeront, tí´t ou tard, directement ou indirectement, pour cette crise. Tout peut alors recommencer... mais que se passerait-il si nous affrontions collectivement cette situation, plutí´t que de la subir individuellement ?

Nous le savons : sans crédit, sans confiance du systí¨me bancaire dans des perspectives de développement qui fassent consensus parmi la population, le capitalisme est impossible ; et partout oí¹ des chí´meurs, des précaires, des salariés refusent les plans de rigueur, c’est la défiance des marchés qui s’installe. La confiance des exploités en leurs propres capacités d’intervention politique a pour corollaire le discrédit actif des institutions économiques. Aussi est-ce bien í une telle confiance que la grí¨ve des chí´meurs et précaires, comme tout mouvement politique véritable, entend travailler.

Certains d’entre nous ont évoqué la possibilité de choisir, í plus long terme, d’intervenir í la Poste qui connaí®t actuellement un processus de privatisation, aprí¨s l’infructueux « référendum » de l’an dernier. Cela nous permettrait de tracer un parallí¨le entre le projet de libéralisation du placement (recours aux opérateurs privés de placement, démantí¨lement annoncé du « service public de l’emploi ») et les incidences concrí¨tes d’une privatisation : transformation de l’usager en client, réduction des coí »ts, précarisation et compression du personnel, adoption des techniques de management par objectifs, intensification du travail... Dans cette perspective, on pourrait chercher í associer í l’élaboration de l’action des salariés et syndicalistes de la Poste, ce qui irait dans le sens du travail de liaison chí´meurs-précaires-salariés proposé par certains collectifs le week-end dernier.

Dans tous les cas, cette action vise í marquer la nécessité, pour les chí´meurs et précaires, d’affaiblir ces institutions au míªme titre que Pí´le Emploi ou les boí®tes de coaching : élever le degré d’autonomie populaire passe aussi bien par imposer l’arríªt du contrí´le des chí´meurs, le caractí¨re inconditionnel des allocations chí´mage et du RSA, l’auto-organisation de formes d’activités coopératives et égalitaires, que par le refus collectif de payer nos « dettes », qu’il s’agisse d’argent, de disponibilité í l’emploi, ou de force de travail.

Enfin, il reviendra í chaque collectif désireux de relayer cette proposition d’inventer ses propres énoncés, mots d’ordre, revendications... comme ses modalités d’action.

Quelques chí´meurs et précaires du MCPL Rennes

Rdv le 24 juin í 11 h í Rennes (place de la gare) autour de la banderole les banques s’engrí¨cent

Appel de la coordination des collectifs de chí´meurs et précaires : tous en grí¨ve í partir du lundi 3 mai !

Ni emploi forcé, ni culpabilisation, ni management, grí¨ve des chí´meurs !

17 affiches pour la grí¨ve des chí´meurs - CAFards, Montreuil

Radiation Pí´le emploi : le « suivi mensuel » a vécu, place au contrí´le informatique continu ? /Que vive la grí¨ve des chí´meurs : les revendications soutenues lors des deux jours d’occupation du Pí´le de Carhaix / Grí¨ve des chí´meurs : Deuxií¨me journée d’occupation du Pí´le Emploi de Carhaix / Invitation í tous les collectifs prenant part, ou désireux de prendre part, í la « grí¨ve des chí´meurs et précaires », í une coordination nationale / Blocage de la plateforme téléphonique 39 49 de Pí´le emploi í Rennes / Soutien de chí´meurs en grí¨ve aux grévistes de Pí´le emploi í Bordeaux, Nancy, Brest, Rennes, Paris / Pí´le emploi : entretien fictif, prestation imposée et thunes bloquées í Joué-Lí¨s-Tours /í€ Rennes comme ailleurs, ni colonisation du temps libre, ni coaching, grí¨ve des chí´meurs ! / RAS L’Pí”LE !! Les salariés seront en grí¨ve í partir du 8 juin - Informations et positions syndicales sur l’accueil et la grí¨ve des chí´meurs / Grí¨ve des chí´meurs : échos de Perpignan, Lyon, Nantes, Bordeaux, Montreuil et Paris / Leur solidarité nous fait crever - Grí¨ve des chí´meurs en Dordogne / On a le temps, la détermination et rien í perdre, rdv lundi 31 mai - Collectif brestois en marche contre l’injustice sociale / L’heure est í la contre-offensive ! Coordination des Collectifs de Chí´meurs et Précaires de Bretagne / Accrochage sur le chantier du sií¨ge social du Crédit agricole en Bretagne : Les banques s’engrí¨cent... Vive la grí¨ve des chí´meurs et précaires ! / Visite du Pí´le emploi du Pharo í Marseille, B. rétablie dans ses droits ! / Rassemblement jeudi 27 mai í la direction régionale de Pí´le emploi í Lyon / Rejoignez la grí¨ve des chí´meurs lundi 31 mai í Nantes / Grí¨ve des chí´meurs : de Pí´le en Caf í Antony / La Grí¨ve des chí´meurs s’invente í Nancy : c’est la C.R.I.S.E. ! - Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires et Enragé-e-s / La Grí¨ve des chí´meurs déménage un Pí´le emploi í Rennes / Grí¨ve des chí´meurs : Aux conseillers de Pí´le emploi / Chronique du piquet des chí´meurs en grí¨ve í Montreuil / Grí¨ve des chí´meurs : Absence í convocation autorisée aprí¨s l’occupation de la direction régionale de Pí´le emploi Bretagne / Pendant que les chí´meurs et précaires trinquent, les DG de Pí´le Emploi boivent du champagne. / La grí¨ve des chí´meurs investit des Pí´les emploi et des CAF í Quimper, Brest, Rennes, Nice, Menton, Montpellier, Paris, Caen, Lannion, Lorient, Tours / Occupation de la salle du conseil d’administration du sií¨ge de Pí´le emploi ce 3 mai - Grí¨ve des chí´meurs ! / Inventer la grí¨ve des chí´meurs, des intermittents et des précaires / Pour une grí¨ve des chí´meurs et précaires í Tours / Grí¨ve des Chí´meurs - Soutien aux actions collectives des chí´meurs et précaires - Solidaires SUD Emploi / Union syndicale Solidaires / Grí¨ve des chí´meurs, intermittents et précaires : travailleurs sociaux, soyons solidaires de ceux qui occupent - Collectif NRV / Appel aux précaires : faisons de la grí¨ve du 3 mai le début d’une lutte prolongée / Contre les sous-traitants de Pí´le Emploi, occupation de deux agences de coaching í Rennes / Pourquoi une grí¨ve des chí´meurs et précaires ? Collectif du 3 mai, Rennes / Sur les décombres du plein emploi : 9 Pí´les et 6 boites de coaching occupés í Brest, Paris et Rennes / Ni Policemploi, ni coaching, rdv jeudi 22 avril

Appel au lundi 3 mai - collectif brestois en marche contre l’injustice sociale

Thí¨ses sur la grí¨ve des chí´meurs et précaires

Engageons dí¨s maintenant une grí¨ve des chí´meurs contre notre subordination í l’ordre économique - Mcpl, Rennes

Nous sommes tous des irréguliers de ce systí¨me absurde et mortifí¨re - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009, Coordination des intermittents et précaires