Occupation du 51 avenue Bolivar - 3ème Kasbah à Paris

mercredi 4 mai 2011
Dernière modification : dimanche 26 juin 2011

En complément du point de vue qui suit, vous trouverez les textes des migrant Tunisiens en lutte (en français et en arabe) et ici


Dimanche 1er mai, à 23 h, une centaine de Tunisiens sans-papiers, soutenus par une cinquantaine de français, dont ce qu’il se fait de mieux dans les squats parisiens, ont investi le 51 Avenue Bolivar.

Progressivement, depuis cette date, les rangs ont quadruplé.

Une manifestation spontanée a regroupé, le 3 mai à 23h, plus de 500 personnes lorsque des pompiers, accompagnés de forces de police (BAC), ont espéré déloger des occupants du toit de l’immeuble. La foule a repoussé cette intrusion au cri de : « étissam, étissam, hatta yaskout annidham ! » « occupation, occupation, à bas le système ! ». L’avenue Simon Bolivar a été par la suite occupée et bloquée pendant plusieurs heures.

Les occupants ont été capables de repousser également toutes les manipulations de la mairie pour les diviser : propositions bidons de relogement pour une centaine de personnes (alors que dès le 2 mai, près de 250 Tunisiens s’étaient regroupés dans les lieux, ce que la mairie savait très bien).

Les occupants ont su repousser encore tous les récupérateurs, associations et partis, inexistants dans la réalité, organismes inhumanitaires et lécheurs de bottes de tous les pouvoirs en place qui veulent se prendre en photo devant la misère humaine. A ceux là nous disons : allez cherchez ailleurs ! Allez vous prendre en photo devant la Tour Eiffel. Vous léchez, nous crachons

L’occupation se transforme de plus en plus en une mobilisation à l’échelle du problème des sans-papiers, de la liberté de circuler, et de la réalité internationale de la révolution en cours. Le 51 avenue Bolivar est devenue le trou noir d’une révolution clandestine. L’occupation du 51 se transforme en une occupation de l’espace ambulant, une occupation de l’espace sonore avec les mêmes chants qui résonnaient dans la Kasbah de Tunis. La parole est l’espace sont arrachées par celles et ceux-là même qui se voient refuser tous les droits et toutes les libertés.

Vive la révolution dans tous les pays !

Occupations de tous les lieux de vie !

Tous au 51 !

Paris 19ème, le 4 mai 2011,

Section Paris - Front de Libération Populaire de la Tunisie

Un article mis à jour au fur et à mesure (communiqués des occupants, autres infos, évacuation) autant que faire se peut : La police évacue le 51 avenue Simon Bolivar occupé par des sans-papiers Tunisiens et Lybiens

Rassemblement ce mercredi 4 mai à 18H

2011 باريس في 4 ماي

اعتصام القصبة الثالث يتحول إلى باريس !

احتل مئات « الحراقة » التونسيين، بدعم من قرابة خمسين مناضل أوروبي من خيرة المكتسحين، يوم الأحد 1 ماي، على الساعة 23 ليلا، مبنى 51 شارع بوليفار بباريس. تضاعف عدد الصفوف منذ ذلك اليوم إلى حد هذه الساعة.

لقد تصدى المعتصمون، الذين بلغ عددهم 500، في مظاهرة عفوية ، عهذا اليوم، إلى رجال الاطفاء و الشرطة المحاولين طرد المحعتصمين من سقف المبنى. كما تمكن قالمعتصمون من التصدي لمحولات الركوب على حركتهم و كتسحوا جزءا من شارع سيمون بوليفار مرددين الهتاف الذي دوّى بباريس : إعتصام، إعتصام، حتى يسقط النظام ! وكما تمكن المعتصمون من افشال محاولات ولاية باريس قلتقسيم الحراقة و تفريق صفوفهم. ( اقترحت البلدية مبيتا لمائة شخص مع علمها أنها التونسيين المعتصمين يتجاوز عددهم ال250).

إلى كل الجمعيات والأحزاب ، االغائبة على واقع الأرض، إلى كل المنظمات الإنسانية اللاإنسانية و كل الراضخين للأنظمة البائدة الذين يريدون التقاط صور لهم أمام المآسي الإنسانية ... تنحوا جانبا، و اذهبوا للإلتقاط صوركم أمام برج إيفل !

إن أنتم تلعقون، فنحن نلفظ !

اتحول الإعتصام أكثر وفأكثر لتعبئة معبرة عن عمق مشكلة المهاجرين التونسيين غير الشرعيين، وحرية التنقل والواقع الدولي لثورة لازالت مستمرة. ولقد أصبح 51 شارع بوليفار الثقب الأسود لثورة « غير شرعية »، إلى احتلال فضاء الشارع ، فضاء الصوت يصرخ بنفس االهتافات التي دوت في القصبة بتونس من قبل هؤلاء الذين حرموا من جميع الحقوق والحريات.

عاشت الثورة في جميع البلدان !

لنكتسح شتى فضاءات الحياة !

انظموا إلى 51 !

كتيبة باريس - الجبهة الشعبية لتحرير تونس


Sur place, besoin de monde, nourriture, lait, jus de fruits, tabac, couvertures, duvets, matelas, vêtements et sous-vêtements pour homme, médicaments de base, serpillères, pelles, balais, seaux, sacs poubelle,...

CHARTE DU FRONT DE LIBERTAION POPULAIRE DE LA TUNISIE

« Si le peuple aspire à la Vie
Force au Destin d’y répondre
Force à la Nuit de se dissiper
Et Force aux chaînes de se briser »

ABULKACEM CHEBBI

Qui sommes-nous ?
Le FLPT est un mouvement jeune de lutte révolutionnaire et progressiste constitué de citoyens tunisiens indépendants et de citoyens du monde. activement mobilisés pour la sauvegarde du processus révolutionnaire tunisien.
Le FLPT considère que la révolution tunisienne ne sera accomplie que si et seulement si le peuple tunisien met en place les fondements d’une nouvelle république démocratique participative conforme à la volonté populaire et à l’avant-garde de tous les modèles politiques existants.
Le FLPT s’engage pour la réalisation de cet objectif, contre toute tentative de récupération, de freinage, de détournement et/ou de manipulation partisanes et/ou impérialistes.
Par devoir de vigilance et en accord avec les principes qu’il défend, le FLPT ne participera en aucun cas à la course au pouvoir. C’est pour cela que ses adhérents tunisiens doivent être exclusivement indépendants de toute affiliation partisane, et qu’ils ne doivent se présenter à aucune élection législative ou présidentielle.

Que voulons-nous ?
Nous nous mobilisons autour d’un idéal commun que tous les citoyens doivent construire ensemble et qui doit garantir ces trois fondamentaux :

Egalité, Liberté et Justice

A travers une dynamique de fédération et de coordination qui engagerait tout un chacun.

Et ce par :
• L’implication directe de tous les citoyens dans la prise des décisions politiques par la mise en place d’un système de démocratie participative populaire qui rompra définitivement avec le monopole d’une oligarchie sur le pouvoir.
• La reconnaissance du principe d’égalité entre les citoyens et entre les régions par la mise en place de mesures claires, efficaces et définitives dans le but d’assurer la justice sociale et d’éradiquer toute forme de discrimination entre les citoyens et entre les régions et ce, entre autres, par un partage équitable des ressources sur tout le territoire.
• Une société ouverte qui garantit à tous ses citoyens le respect de leur dignité et les libertés de tou(te)s, à travers des institutions progressistes et dans le cadre d’un réel Etat de droit qui assurera la reconnaissance, l’application effective et le respect desdits principes.
• La nécessité de transférer le pouvoir décisionnel de l’Etat, dans le maximum de domaines de compétences, aux régions qui seront elles-mêmes dotées d’institutions démocratiques.
• Réfléchir sur la construction d’une identité nationale qui prenne en compte la relation dialectique entre ses fondamentaux et ses variables, entre le Commun et le Divers.
• Assurer l’indépendance des structures de l’Etat et des médias à l’égard des gouvernements, des puissances d’argent et des influences étrangères.
• Un vivre ensemble serein, solidaire et respectueux des différences de chacun.
• Un soutien et une solidarité inconditionnels envers tous les mouvements populaires révolutionnaires qui luttent contre les dictatures dans les pays arabes et dans le monde

Comment faire ?

• Les Comités et les conseils populaires et révolutionnaires, ainsi que les mouvements citoyens indépendants qui caractérisent la nouvelle dynamique insufflée par le processus révolutionnaire, doivent continuer à être créés et se mettre en réseaux et/ou en fédérations par région, par secteur et par communauté de projet afin d’avoir plus d’impact et d’efficacité et de constituer un réel contre-pouvoir aux partis et aux lobbies.
• Notre action adoptera toutes formes d’expression libre, d’occupation de l’espace public et de contestation nécessaires pour notre lutte et ce de façon permanente ; à condition qu’elles ne manifestent aucune agression physique et matérielle.
• Communiquer, sensibiliser et impliquer : par le développement de médias libres, d’événements culturels, d’assemblées didactiques et de plateformes citoyennes participatives.
Quand ses objectifs seront atteints et que le peuple accède au pouvoir, le FLPT sera dissout.

« Papiers ! Liberté ! » - Une chronologie de la lutte des Tunisiens sans papiers à Paris

La coordination a dû déménager le 5 mai 2011 pour éviter une expulsion et le paiement de près de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un placard municipal de 68m2, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville de Paris. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut de fait un centre social parisien alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’actions pour le relogement ou d’autres échéances importantes.

Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à 17h30. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanences précarité, lundi de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

À la CIP, 13bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74