L’AFTAM dépense l’argent des résidents de ses foyers laissés à l’abandon pour... faire la fête et changer de nom

jeudi 12 janvier 2012
Dernière modification : lundi 16 janvier 2012

La pauvreté, surtout en matière d’hébergement et de logement, est bien devenue un business (cf. le « social business » vanté par Martin Hirsch, concepteur du RSA et fréquemment consulté en matière sociale par les... Verts [1]) pour des acteurs se disant « sociaux ».

Pour fêter, le 9 février 2012,
ses 50 ans et changer de nom,
l’Aftam dépense des centaines de milliers d’€uros

Nous, résidents, sommes indignés !

L’Aftam ne mérite pas de faire la fête !
L’Aftam [2] fête ses 50 ans avec l’argent des résidents mais pour les résidents il n’y a pas de fête !

L’incapacité de l’Aftam à gérer dignement les foyers est de plus en plus visible. Les foyers sont en danger ! Ils sont dégradés, l’eau coule partout, il faut un parapluie pour aller aux toilettes dans certains d’entre eux, de nombreux ascenseurs sont en panne, le nettoyage est mal fait, il faut attendre des semaines, souvent des mois pour une réparation, même petite, il y a sans arrêt des pannes d’électricité, d’eau chaude et de chauffage, surtout le week-end quand il n’y a personne, le numéro d’astreinte ne fonctionne pas, le personnel est insuffisant, les absences ne sont pas remplacées, il n’y a plus de responsable sur place.... Visiblement, l’Aftam fait des économies sur le dos et les condiotions de vie des résidents.

Pour faire la fête, il y a de l’argent ! Pour réparer les fuites et nettoyer les foyers, il n’y en a pas !

Et pourquoi, dépenser tant d’argent pour changer de nom ?

A ses débuts, l’Aftam avait comme responsabilité essentielle de loger les travailleurs immigrés vivant sans leur famille restée au pays. Ça voulait dire : sortir ces travailleurs des taudis et des mains des marchands de sommeil, leur permettre un choix de vie collective, faciliter leur épargne pour financer leurs multiples projets de développement au pays d’origine, les aider à se former...

Aujourd’hui, ils ont le net sentiment que l’Aftam ne s’intéresse plus à eux (sauf pour ramasser les loyers) mais qu’elle cherche à devenir une grosse structure technocratique et à se placer sur le « marché » des résidences sociales pour toutes les personnes que la crise précarise et fragilise. Les travailleurs des foyers doivent laisser la place, ils doivent devenir des invisibles. Au détriment des résidents actuels et de leur choix de vie collective, les foyers doivent devenir des « résidences sociales », nouveau système de relégation des pauvres, sous-logement social, vrai fourre-tout de la misère sociale.

Le projet actuel est devenu le contraire du projet de départ

L’Aftam change de nom pour mieux changer de mission,

Cette « fête » n’est pas celle des travailleurs des foyers qui vous demandent de renoncer à ce gaspillage.

Ces travailleurs attendent du gestionnaire de leurs foyers qu’il gère BIEN, avec un personnel en nombre suffisant, motivé et bien formé ; ils attendent qu’il renonce à les traiter comme des mineurs, qu’il respecte ses engagements de concertation et de dialogue, qu’il s’engage avec eux pour le droit au logement, le droit à la vie privée et le droit à la vie collective.

Coordination des foyers Aftam

Collectif Pour l’Avenir des Foyers
copaf copaf.ouvaton.org
8 rue Gustave Rouanet 75018 Paris

Toujours à propos de l’AFTAM, qui intente un procès qui a lieu ce jeudi 19 janvier 2012 : Drame du Hessel : l’AFTAM expulse encore !

À propos d’autres logements collectifs : Le logement social à la parisienne

Et puis : Trois foyers, dit centres d’hébergement d’urgence ou de réinsertion sociale. Trois ateliers menés pendant plusieurs mois avec leurs habitants. Pour chaque atelier, la réflexion autour d’expériences, de situations sociales et politiques présentes. Vivre sans papiers. Vivre sans logement. Être chômeur ou travailleur précaire.
La description de trois dispositifs de contrôle et de gestion : les frontières tant intérieures qu’extérieures, l’hébergement social, l’insertion par le travail. La saisie des traits d’une gouvernementalité nouvelle : rendre invisible, faire attendre, faire circuler, impliquer, séparer, individualiser, etc. Une exploration de la ville.
Comprendre comment un espace a priori commun se fractionne, se sépare à l’extrême dans les trajets qui mènent d’un foyer à un autre, d’un emploi à un autre, d’une préfecture à un pôle emploi, etc. Mais aussi saisir toutes les possibilités de retournement dans les histoires, les actes, les refus, les écarts, les pratiques, les usages, les mots, les luttes. Trois enquêtes. Trois documents sonores. Un « manuel pour les habitants des villes » d’aujourd’hui : http://www.lavilledapres.org/

Quand l’adoption du RSA donne le la : Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009.

Les désirs ne chôment pas..

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanence précarité
Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite cip-idf.org

Les lundi de 15h à 17h30
à la CIP, 13 bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74

La coordination a dû déménager pour éviter une expulsion et le paiement de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un local municipal exigu, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut un centre social parisien, alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :
• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.
• indiquez à accueil cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’action pour le relogement ou d’autres échéances importantes et urgentes.