Mardi 14 février

samedi 28 janvier 2012
Dernière modification : mercredi 15 février 2012

Occupons Pipo l’emploi, on continue !

Le Vichyssois de Neuilly fait sa mousse bling bling, ils nous search and destroy en annonçant un référendum contre l’indemnisation des chômeurs. Plus la campagne électorale dissimule les problèmes et donne de fausses réponses, plein emploi menteur, xénophobie tuante, industrie nazionale, austérité contre tous, « droit à la formation » contraint sous peine d’amende, police en chaque détails, plus l’intervention des premiers concernés est nécessaire. Alors nous le redisons à nouveau haut et fort : ni abjection du contrôle, ni barbarie concurrentielle, ni insoutenable culpabilité, nous pouvons et nous devons nous organiser.

Nous ne devons rien.

Après les occupations du 17, du 24, 25 janvier (vidéo), du 1er et du 7 février... Nous persistons.

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Pourquoi occuper les Pôle emploi ? http://mcpl.revolublog.com/

LE HAVRE 9H Pôle emploi Paul Souday, à tous les amoureux (contraints) de Pôle emploi, à la Saint-Valentin, rappelez lui votre attachement.

LILLE, 10h au métro Mairie de Lille. Et donc : COMBIEN FAUT-IL DE CHOMEUR-SES (d’agents pôle, de policiers, POUR FAIRE FERMER UN POLE EMPLOI ?

LYON, rv à 8h30, place Jean Macé, devant la CPAM. Occupation du pôle emploi vivier merle

MONTREUIL

NANCY : Lundi 13 fevrier, réunion de « crise » ouverte à 18h au 76 rue de la Hache. On affine la tactique pour la définir, puis on l’appliquera ! Aujourd’hui, comme le 15, rdv 9h30 précises devant le 76 rue de la Hache. Au menu, réappropriation des espaces de Pôle emploi et de. la Maison de L’emploi du Grand Nancy « Cristallerie »

La C.R.I.S.E c’est à Nancy : « La Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires Enragé-e-s »

Austérité, chômages, précarités, pauvretés.... C’est pas dans les urnes que ça se passe.... Agir plutôt que subir !
Chômages, précarités, pauvretés ; culpabilisation, stigmatisation, pression, mépris... Assez !

Compte-rendu d’une occupation « Maison de L’Emploi » à Nancy fluide...

Militant-e-s de La C.R.I.S.E à Nancy : chômeur-ses, précaires, survivants aux minimas sociaux, jeunes sans revenu, salariés se sont réappropriés les espaces de la Maison de L’emploi du Grand Nancy « Cristallerie » : Pôle Emploi, Mission Locale et École de la seconde chance.

Après un marquage à l’extérieur de notre présence (collage d’affiches...), c’est le hall d’accueil, carrefour d’accès aux différents services, que nous tapissons avec soin sans omettre d’interpeller les usagers.

Première étape de réappropriation de l’espace public : Pôle Emploi ! Ici et là s’imposent nos affiches, et nos revendications. Puis nous verbalisons : nous dressons aux personnes présentes, usagers et personnel de Pôle Emploi un Procès Verbal Social. Ce PV social est une réalisation conjointe entre les SOLIDAIRES 54 et La C.R.I.S.E. Les premiers de ces PV ont été dressé lors d’une action commune le vendredi, 10 février sur les parkings et dans les rues de Nancy (voir article dans l’Est Républicain du samedi, 11 février 2012). Ce PV est dressé aux + de 5 millions de personnes inscrites à Police Emploi, aux + de 9 millions de survivants sous le seuil de pauvreté, aux près de 4millions de mal logés....

Nous prenons la parole et annonçons la teneur de cette action d’occupation comme les raisons de notre présence. Ici et là s’amorcent des dialogues avec les usagers, comme avec le personnel Pôle Emploi. Échange quelque peu tendu avec une des personnes de Police Emploi en charge de la « Fraude » et particulièrement sensible à l’agressivité dont elle se sent victime de la part des usagers. Les divergences sont visibles entre les agents de Pôle Emploi. Une salariée se souvient nous avoir entendu lors d’une de nos prises de parole, dans ce même hall, à l’occasion d’une grève des salariés de Pôle Emploi. Nous abordons l’aspect « sensible » qualitatif des offres tant en terme d’emploi qu’en terme de formation... Nous interpellons également une salariée d’un O.P.P qui vend la soupe d’un organisme de formation privé qui se gave sur le dos de l’ex service public.

Deuxième étape : Direction la Mission Locale... Bifurcation : Sur le trajet un panneau annonce de suivre les points rouges (les chômeurs sans points rouge sont-ils capables de se repérer ? Et s’ils sont daltoniens ? pour aller jusqu’au lieu de recrutement d’une plate-forme téléphonique, machine à précarité...)... Nous parvenons à suivre les points rouge (sommes employables ?) La salle est vide (ben’ lors ?). Mission locale : les copains se coltinent un jeune « bien comme il faut » qui en Sarko voit le sauveur suprême... Même là ça existe... Tapissage obligatoire dans les espaces de la Mission Locale et discussion avec les jeunes précaires.

La directrice adjointe de la Mission Locale, nous invite cordialement à l’accompagner, avec ses collègues, partager sa pause clope. Débat ouvert particulièrement riche, quant aux difficultés de la « mission » des missions locales. Cette Mission Locale a en charge près de 53OO jeunes sur le Grand Nancy (dont 3 Z.U.S) , avec des effectifs de personnel inappropriés. Un portefeuille de 200 jeunes par agent. La pression qu’ils subissent est palpable et ce personnel ne se sent pas à l’aise de se sentir impuissant pour répondre aux demandes de plus en plus prégnantes. Ils apprécient que l’on soit là. Nous en connaissons plusieurs, présents sur les mobilisations de Nancy. L’échange est d’autant plus riche qu’avec nous se trouvent des jeunes sans revenu.Le contact est établi, nous allons poursuivre avec eux, dans l’objectif de l’incontournable convergence des luttes.

Vers 15h, c’est conclu cette journée d’agitation suivie d’un casse-croute convivial et solidaire partagé sur le local de La C.R.I.S.E....

Nous appelons les chômeur-ses, les précaires, les survivants aux minima sociaux, les travailleurs-ses pauvres, les salarié-e-s, les syndicats, les associations, les collectifs, à faire circuler l’information et à nous rejoindre...
Jeudi, 16 février 2012 : On s’agite ! On agite ! On se bouge... encore et encore...
R.D.V à 9h30 précise devant le 76 rue de la Hache à Nancy

PARIS

• 11h30, Nous occupons le Pipo l’emploi de la cité Griset (Paris 11e) qui, outre la réception des chômeurs (sur rdv seulement...), comporte une plate forme téléphonique destinée aux entreprises, le 39 95.
Quasi absence des « candidats » qui sont pour l’essentiel traités-reçus rue Mélingue.

Cette ancien local de la direction parisienne du Pôle abrite aujourd’hui une réunion de 50 agents portant sur la « prise en charge » des RSAstes par Pôle emploi. Nous y intervenons en distribuant le tract « Nous RSAstes, Parisiens », déjà diffusé les 1er et 8 février à environ 400 travailleurs sociaux chargés d’insertion pour le compte du département de Paris, lors de réunions internes de management, sorte de messes power point assez étranges, organisées à leur intention :

Pour mémoire : « Absurdité », « torture morale », une enquête sur le RSA à Paris

Nous prenons ensuite la parole pour indiquer que l’utilisation par les directions contre les actions des chômeurs et précaires d’un « droit de « retrait » hierarchiquement ordonné est purement abusif. Le droit de retrait s’exerçe en fait à l’initiative du salarié lorsqu’il considère personnellement qu’il ne peut poursuivre sa tâche. Il ne devrait donc pas, selon les textes en vigueur, pouvoir faire l’objet d’une consigne de ces directions. Nous les appelons à ne pas respecter de telles consignes qui sont des abus de pouvoir manifestes et à maintenir l’accueil pendant les interventions des collectifs de chômeurs, intermittents et précaires.

Nous rappelons également que le suivi des RSAstes qu’ils sont appelés à effectuer n’est pas sans inconvénients graves ni dangers. Ainsi, par exemple, un RSAste qui tente de déplacer une date de convocation se verra-t-il menacé de radiation. Dans la langue de l’ennemi on dit « suspension » pour noyer le poisson, euphémiser, mais, dans les faits, le versement est bel et bien interrompu ; selon la même propension à l’opacité défensive (une politique nommée omerta dans d’autres contextes...), le Conseil général de Paris, profondément humaniste, se refuse évidemment à donner quelque chiffres que ce soit sur les dites « suspensions », sans doute pour éviter de choquer nos âmes sensibles...
Nous insistons ensuite sur d’autres faits : l’interconnection récente des fichiers CAF - Pôle emploi- Conseil Général (en matière de RSA) fait craindre le pire pour ce qui est des menaces, des radiations et du harcèlement bureaucratque des ayant droits ; que le Conseil général de Paris a - tout comme Pôle et d’autres opérateurs de la précarité - intéret à faire diminuer le nombre de RSAstes pour vanter le bilan de sa « politique d’insertion » et pour réaliser des économies....

L’accueil est plutôt bon. Des agents soulignent avec nous cette responsabilité politique du Conseil général de Paris. Ils s’accordent à reconnaître que si l’emploi est bien l’objectif phare du Pôle il n’y a en fait même pas assez de boulots de merde pour tous et considèrent que le problème dépasse amplement Pôle emploi, ce que nous ne pouvons qu’approuver sans pour autant renoncer à cette prise sur les politiques que l’on nous impose, sans vouloir cesser d’intervenir en ces lieux pour desserrer la contrainte qui pèse sur tant de nous.

Entretemps, les services départementaux de sécurité du Pôle (ou l’envoi par nos soins d’un communiqué de presse ?) ont alerté la police qui arrive dans l’agence. Plusieurs cars de flics sont également de sortie, prêts à procéder à une évacuation qui n’a d’ailleurs pas été demandée : nous avons fait valoir que nous n’empêchions pas, cette fois, le fonctionnement du Pôle et la direction départementale n’a pas encore ordonné au responsable local de faire appel à la police.
Notre objectif ayant été atteint avec l’affichage d’infos sur le panneau des collectifs, la distribution du tract publié ci-dessus aux intéressés et les échanges avec eux, nous décidons de rejoindre le prochain point de rdv. Mais, comme on le verra ci-bas, on peut se demander si il n’eut pas été préférable de continuer une tournée des Pôle...

Ici, une circulaire interne à Pôle emploi, dont on pourra faire usage pour préparer de prochaines actions : CONDUITE A TENIR EN CAS DE MANIFESTATION SUR UN SITE A) Mesures préventives B) Mesures à adopter en cas d’envahissement :

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Conduite à tenir en cas de manifestation sur un site (circ. Pôle emploi, 3p.)

• 12h30, Fontaine des Innocents, pl Joachim-du-Bellay (M° Châtelet-Les Halles), à l’appel des Indignés, dématérialisation sentimentale absolue, personne...

• 14H à la Gare Saint Lazare, au pied de la statue/colonne des horloges, était annoncée une « action Saint-Valentin », « les Désobéissants et L’Appel et la Pioche invitaient  »les galériens de la précarité à aller déclarer leur flamme dans les Pôle et y faire des câlins aux agents, victimes eux aussi de la casse du « service public de l’emploi ». Précaires salariés et chômeurs sans salaires se feraient des câlins. Aimons-nous, unissons-nous contre ce système qui nous divise pour mieux nous faire payer leur dette, leur crise, et leurs taux d’intérêt« , disaient-ils
Comme il s’agit, à première vue, d’une opération  »droits devant la caméra« , sans même une prise de parole collective, où s’exprime des solistes, portes paroles de ces »orgas", dont certaines avaient y compris (très) fort stupidement accepté d’aller voir le ci-devant ministre X. Bertand le 17 janvier dernier au lieu de participer aux actions en cours, de nombreuse peronnes font défections et ne prennent pas le départ vers un Pôle... Désobéissants, encore un effort ? Comme disait ma grand mère à la sauce bolognaise, conspirer c’est respirer ensemble.

Vidéos ’Faites l’emploi, pas la guerre’ [Et tant pis si c’est la même chose..., ndr] :
Des câlins à Pôle Emploi pour la Saint Valentin
Des chômeurs disent leur amour à Pôle emploi
Déclarations d’amour à Pôle emploi

Contre leurs sévices publics, notre service public ?! Ok, ok, mais alors, lequel ? Le « service de l’emploi » est un dispositif de fabrication de la guerre énocomique, de la concurrence de tous contre tous. Pour changer ça, que faudrait-il ? Et comment ? Story telling ou (?) et ! Making history  ?

QUIMPER, 9h30, Pôle Emploi Ty-Douar occupé

RENNES 9 h30, métro République. Pôle emploi Albert 1er occupé par une cinquantaine de personnes, à suivre..., évacuation de l’agence Pôle emploi par la police

Communiqué de l’Assemblée occupons pôle emploi rennes du 14 février :

Du boulot pour la police, des matraques pour les chômeurs

Aujourd’hui, mardi 14 février, comme plus d’une dizaine de collectifs partout en France, l’assemblée « occupons pôle emploi » de Rennes, forte d’une cinquantaine de personnes a de nouveau investi une agence boulevard albert 1er.

Pour cette quatrième occupation en un mois, et en l’absence de toute volonté de dialogue manifestée par la direction, nous avons mis en œuvre une forme de « contrôle précaire » de l’agence en bloquant les convocations de suivi mensualisé, et fait pression pour une résolution des problèmes d’indemnisation.

Vers 15h30, comme lors du 7 février, les forces de l’ordre appelées par la direction régionale nous ont évacué avec la délicatesse qui leur est coutumière et ont interpellé un des précaires présents. Cette fois-ci, nous avions décidé de nous barricader pour montrer notre détermination à ne pas nous laisser faire.

Nous dénonçons la gestion sécuritaire par Pôle emploi de la crise que traverse cette institution et exigeons la libération immédiate de la personne interpellée ainsi que l’abandon des poursuites à son encontre.

Ces mesures de basse police ne nous empêcherons pas de poursuivre la lutte pour l’arrêt des traitements humiliants mis en œuvre par Pôle emploi, rouage actif des politiques actuelles de stigmatisation des plus précaires. Nous donnons à tous les chômeurs, précaires, salariés, citoyens, rendez-vous le vendredi 14h30 à La cour des miracles, rue de Penhoët à Rennes pour une nouvelle assemblée en vue de décider des suites à donner au mouvement.

L’assemblée « Occupons pôle emploi »

Toulouse : 14h30 Pôle emploi, 6A place Occitane. Pôle emploi occupé par des clowns pour « dénoncer les radiations abusives »

Amiens, Aubenas, Auch, Besançon, Bordeaux, Brest, Carcassonne, Carpentras, Castelsarrasin, Cholet, Clermont-Ferrand, Clichy, Dax, Dijon, Dunkerque, Libourne, Lorient, Marmande, Marseille, Montauban, Montpellier, Nantes, Nice, Nîmes, Périgueux, Pontivy, Redon, Rouen, Saint-Brieuc, Saint-Étienne, Tarbes, Toulon, Ville la Grand (près Annemasse), Villeurbanne, Vitry-sur Seine, ... Ailleurs ?

Plus la campagne électorale dissimule les problèmes et donne de fausses réponses, plein emploi menteur, xénophobie tuante, industrie nazionale, austérité contre tous, police en chaque détails, plus l’intervention des premiers concernés est nécessaire.

Pour contribuer à susciter et informer cette intervention du grand nombre qui doit venir, ces paragraphes assortis d’images et de nombreuses invitations à la lecture, autant de (dé)clics possibles pour des jours qui se suivent et changent.

ON nous l’ôtera pas
ne nous privons pas
Dans camarade, il y a trois fois a

Mardi 17 janvier, pendant que dans plusieurs villes des occupations de Pôle avaient lieu, la mise à distance des précaires pratiquée par le Pôle, son 39 49, ses convocs à des entretiens téléphoniques et ses courriers dématérialisé, connaissait un bug épatant. Un « déni de service » , c’est à dire une interruption provoquée par une explosion volontaire et concertée des demandes d’accès a bloqué un espace internet faussement décrit, dans l’isolement dividuel où l’on nous mouline, comme étant « le nôtre ». Cette fois, c’est vrai. Des anonymes l’ont repris et se sont amusés à l’exclure (toi même !) de la carte du ouaibe, en le mettant temporairement hors ligne. Qui donc disait « Police emploi ! Prends garde à la revanche... »

Mon profil, Pipo l’emploi ne l’aura pas. Tout au plus un matricule d’inscription et, si je suis de cette minorité de chômeurs, de précaires, d’intermittents qui est indemnisée, ce qu’il faut pour les virements. No more.. On consultera - sans les garder pour soi - ces quelques conseils face à Pôle emploi).

Une directrice de ce Pôle emploi de la rue Vicq dAzir à Paris avait stupidement obéi à sa hiérarchie, aux technocratiques caïds du siège de Pôle, porte des Lilas [1], en portant plainte contre un RSAste pour « outrage à Pôle emploi  » (sic), elle était allée jusqu’à indiquer à la volaille, non seulement le nom de ce chômeur [2] mais aussi... son adresse personnelle dont elle ne pouvait disposer sans utiliser les fichiers de Police Emploi... Le Parquet de Paris avait embrayé tout schuss et mandaté la police.
Une description de cette ubuesque et inefficace tentative d’intimidation juridico-policière, et de son résultat, une relaxe à la barre, montre ce que défend cette machine à précariser, cette sinistre « usine à candidats » dont nous refusons de jouer le jeu, biaisé d’avance, voir : Outragé, Pôle emploi mord la poussière

Comme d’autres, la coordination intermittente et précaire est favorable à une continuité de revenu par delà les aléas de l’emploi et du salaire. Un montant plancher, chaque jour de l’année et pour tous ! Contre les vacheries sans nom de l’insécurité sociale et de l’emploi, pas moins.

Une proposition de « refondation sociale » non patronale qui date de 2003 Des chômeurs en colère emmurent un Pôle emploi à Rennes nous parait encore utile, avant qu’une large mobilisation soit en mesure d’avancer des objectifs communs.

Tout peut changer.
Oui, tout !

Qui le nie est soit un imbécile soit un infâme salaud (et souvent les deux). De nouveau, du renversant. On redécouvre que leur murs sont nos armes . Il ne reste plus qu’à s’en saisir, et avec fermeté ! Le 25 janvier dernier, lors d’une occupation à Rennes, la direction de Pôle Bretagne s’est en effet engagée par écrit à ne plus réclamer les 1500€ de dommage et intérêts auxquels était condamné un chômeur de Fougères qui s’était fait décorateur du Pipo l’emploi de sa ville, histoire de passer le temps sans gâcher ses capacités. Vous ne croyez pas à cette reculade en rase campagne de la direction Pôle, eh bien vérifiez donc l’existence de ce résultat de la lutte. Cette avancée n’a pas à rester sans suite, à chacun d’en faire quelque chose plutôt que rien.

Bien davantage que toutes les agitations pénibles et vaines dont la politique d’« activation des assistés » pourri sciemment nos existences, bien davantage que d’aller marner pour un patron ou que de courir, guidé, sans fin, ni but, après un emploi qui, en moyenne, ne reviendra pas autrement que par intermittence et de façon discontinue, tout en restant le plus souvent humiliant, inutile et mal payé, agir pour notre propre comptee contribue à -comme ils disent...- nous « rendre la dignité »

Ayants droit ou « candidats », de notre côté du guichet on sait trop mal , de quoi et comment trinquent si fort les employés de cette sale vache folle de machine à précariser. C’est dit avec une rare acuité dans cette dissection in vivo : Pôle Emploi : La violence et l’ennui.
Et pourquoi donc s’attacher à raconter ? Mais tout simplement parce que ce sont des énoncés, des objets, paroles, textes, images mis en circulation qui peuvent lier ce qui a été séparé. Et qu’il est parfois vrai que « dire soit faire » : la syndicaliste solidaire qui a écrit ce texte assigne son patron Pôle aux prud’hommes pour « harcèlement moral ». On en reparlera car c’est aussi l’affaire des chômeurs et précaires. Rien de ce qui grêve ne saurait nous être étranger.

Un tract de la coordination intermittente et précaire (idf), le 17 janvier dernier :

Ni dette, ni culpabilité, ni honte, s’organiser !

À tout bientôt.

Merci d’envoyer à acceuil [at] cip-idf.org les rdv à venir, textes, tracts, photos, etc. qui doivent être publiés. La coordination intermittente et précaire mettra à jour cette page en fonction des infos.

En passant, une lumineuse chanson d’antan,pour la route :

Si la classe ouvrière, qui forme la grande masse des nations, qui crée toutes les richesses et au nom de laquelle tout pouvoir même usurpateur prétend régner, conspire, elle conspire publiquement, comme le soleil contre les ténèbres.

Peu après l’arrestation par le gouvernement impérial français de 150 internationaux, au prétexte d’un faux complot blanquiste, le Secrétariat général de la Première Internationale, Londres, 14 mai 1870, in L’égalité.

Alors ? Jamais 203 Pôle fermés ? On verra, on verra bien...

Adresse originale de l'article : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6013