« A toutes les instances d’un pays censé être celui des droits de l’homme nous répondons ceci ! ! ! ! ! », par la Commission Action

vendredi 7 novembre 2003
Dernière modification : jeudi 14 avril 2005

ACHARNEMENT !

Merci, Ô vous, organisations patronales, syndicales foireuses, étatiques démissionnaires, de nous donner tant d’importance que vous vous acharniez à ce point sur le régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle. Sommes-nous tellement dangereux que vous désiriez éradiquer de façon si véhémente de la surface France les artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel ?

Après nous être battus avec acharnement (décidément le mot est d’actualité) pour que soit rediscutées, renégociées les annexes 8 et 10, depuis la signature d’un protocole inique le 26 Juin 2003, vous décidez avec un mépris inqualifiable de représenter un texte juridiquement discutable auprès du CSE.

Après avoir fait un faux en écriture privée, ignoré les contestations de l’immense majorité des professionnels, négocié en catimini, passé des accords politiques verbaux, vous nous faites l’affront, et ce dans le seul but de déjouer la procédure juridique, de vouloir en 3 semaines : négocier, signer, consulter le CSE et agréer un accord qui restera dramatique pour une énorme partie des intermittents.

Vous avez triché et pour seule réponse vous tentez de nous asséner un dernier coup de masse sur la tête. Mais la tête nous l’avons dure, et forts de « l’attention » dévastatrice que vous nous témoignez, nous nous érigerons, Ô prétentieux que nous sommes, comme un rempart à cet acharnement antisocialement-démocratique dont vous faites preuve.

Méprisement votre,

la Commission Action de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France.

Le 6 novembre 2003