À la manifestation chômeuse et précaire du 5 décembre 2015

samedi 5 décembre 2015
Dernière modification : samedi 5 décembre 2015

Après les massacres du 13 novembre à Paris, et la proclamation de l’état d’urgence [1], bien des interrogations n’ont pas encore trouvé à se formuler ici [2]. Ainsi n’avons nous pas écrit d’appel à cette manifestation mais brandi une série de panneaux A3 dans le cortège (les textes sont parfois recadrés ci-dessous).

Tout se passe comme si, des recalculés de l’Unedic aux intermittents du spectacle, les luttes [3]n’avaient eu pour effet que de ralentir le rouleau compresseur de la mise en concurrence de chacun contre tous et la dégradation des conditions de vie et d’emploi, d’existence et de travail qui accompagnent le déploiement de cette société concurrentielle [4].
Tout serait à recommencer, réinventer...
Faute d’espace public, faute de force collective, d’organisation, de perpective, nous en sommes arrivés à ce point d’horreur ou la mort volontaire [5] et le massacre en viennent à faire figure de survie augmentée. Manifester c’est donc dire à nouveau qu’une vie possible doit être possible, qu’il est de ce fait impératif de faire ce que l’on peut dans cette perpective et d’appeler à ce que se constituent des forces pour l’imposer.

Un bref cr piqué à Paris-luttes.info

12h : La préfecture a fait fermer les stations Jaurès et Stalingrad jusqu’à 16h pour l’occasion. Ambiance...

14h30 : Présence policière mais pas de contrôle des manifestants, ni des passants. 300 personnes environs sont rassemblées.

15h10 : Un millier de personne. La manif part.

15h45 : Le cortège continue sa marche dans la bonne ambiance. Plusieurs pancartes : « plus de CAF moins de keufs » ; « Assigné à résistance ». Les flics suivent en masse derrière le cortège.

17 h : La manifestation est terminée.

Pour mémoire :

Sous un gouvernement Jospin, en mais 1998, peu avant la défaite électorale d’une gauche de droite qui a méprisé les chômeurs, les précaires et l’ensemble des salariés, en aggravant les conditions de vie du plus grand nombre : À gauche poubelle, précaires rebelles.

Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009