Démocratie ? Mon cul ! Bloquons l’économie !

samedi 14 mai 2016
Dernière modification : mardi 27 août 2019

En 2006, Franí§ois Hollande qualifiait l’utilisation du 49.3 de « déni de démocratie ». Pourtant, pour la 4í¨me fois depuis le début de son quinquennat, le gouvernement impose ce passage en force. Ce qui, on le sait, va avoir pour effet quasi-immédiat une précarisation accrue pour une grande partie de la population (celle qui est déjí la plus fragile).

Qui, aujourd’hui, peut encore croire que nous vivons en démocratie, alors que les actions et réactions du gouvernement sont celles d’un état policier ?

Depuis plusieurs semaines, le mouvement social de contestation de la Loi « Travaille ! » inquií¨te énormément les tenants du pouvoir « socialiste » vacillant. Au point que, sous couvert de l’état d’urgence, celui-ci n’hésite pas í tenter de l’étouffer par tous les moyens : interdictions de manifester, répression policií¨re d’une violence extríªme (provocations, gazages, matraquages, arrestations, perquisitions,...), répression judiciaire d’un niveau rarement observé,...

Loin de nous intimider, cette violence d’état renforce notre détermination í agir jusqu’au retrait total de la Loi « Travaille ! ». Si ces violences policií¨res ne cessent pas, le gouvernement sera responsable de leurs conséquences et des drames inévitables qu’elles vont provoquer.

Comment croire que nous vivons en démocratie alors que, dans les faits, celle-ci n’est plus que fantasme de cinéma ?

Derrií¨re ses paillettes, Cannes est surtout le festival de l’intermittence de l’emploi : des milliers de serveurs, personnels de ménage, vigiles, chauffeurs, techniciens de surface, poseurs de moquettes, monteurs de stands, électriciens, standardistes,... embauchés pour 10 jours vont irrémédiablement retourner í leur précarité, dans l’indifférence générale. Cette hyper-flexibilité de l’emploi doit absolument íªtre accompagnée par une assurance chí´mage adaptée, í míªme de garantir une continuité de revenus.

Comment croire que nous vivons en démocratie quand, depuis leurs palais, une poignée d’oligarques décide de nos vies ?

Alors que 6 chí´meurs sur 10 ne sont pas indemnisés, le MEDEF a tout pouvoir pour dicter et imposer ses rí¨gles de l’assurance chí´mage. Austérité, réductions de déficit, chantage í la dette, sont autant de leviers maniés par l’í‰tat et manipulés par le MEDEF, pour qu’aucune économie ne puisse jamais íªtre réalisée sur les capitaux des évadés fiscaux.

En tant que force d’opposition et de propositions, notre objectif est trí¨s clair : renverser la gouvernance mafieuse de l’UNEDIC, pour que les premiers concernés puissent enfin gérer l’assurance chí´mage de faí§on démocratique.

Nous nous inscrivons dans ce mouvement de lutte globale contre cet insupportable systí¨me, qui court inéluctablement í sa perte.

Nous affirmons notre solidarité avec tous les blocages, grí¨ves, occupations,... en cours et í venir, partout en France et en Europe.

Parce que ce que nous défendons, nous le défendons pour tous !

Coordination des Intermittents et Précaires
13 Mai 2016

La banderole avait été déployée face au Palais des Festivals í Cannes au moment de la projection du film de Ken Loach. 3 personnes avaient été placées en garde í vue suite í cette action. Elles sont sorties du commissariat le 14 mai, charges levées.

La précarité, c’est pas du cinéma

Mémoire : Notre tâche ici serait de vous faire voir en parlant. Une des tâches de la politique aujourd’hui serait de rendre visible ce qui est invisible. Dans le bunker du festival de Cannes, en 2004.