Les intermittents et précaires n’appellent pas au calme

mardi 11 décembre 2018
Dernière modification : jeudi 13 décembre 2018

Réunis ce lundi 10 décembre 2018 en assemblée générale au Théâtre de la Colline, les intermittents, chômeurs, précaires assemblés à l’appel de la CGT spectacle ont choisi de déborder le cadre syndical et d’accélérer le mouvement pour lancer un appel à se joindre immédiatement au mouvement de révolte et de blocage en cours dans le pays.

Communiqué de l’A.G. de la Colline du 10 décembre 2018

À l’unanimité l’Assemblée Générale des intermittent.e.s, intérimaires, chômeur.se.s, précaires, professionnel.le.s du spectacle et de l’audiovisuel permanents ou non, réunie le lundi 10 décembre 2018 au Théâtre de La Colline à Paris, se réjouit du mouvement des Gilets Jaunes de son ampleur et de sa détermination.

C’est avec ces Gilets Jaunes que nous devons porter nos revendications sur l’assurance chômage, ainsi que nos autres revendications.

Nous appelons à ce que ces mobilisations et blocages se poursuivent dans la grève générale, sans laquelle nous ne gagnerons pas.

Nous appelons les confédérations syndicales à la construire dès maintenant.

La Cip-idf rappelle pour sa part :

• que nous sommes têtus, comme le sont les faits : six chômeurs sur dix ne sont pas indemnisés. Nous n’envisageons donc aucun retour au calme tant qu’une exigence de base ne sera pas satisfaite : une véritable indemnisation du temps chômé ; chaque jour chômé doit être un jour indemnisé [1].

• que nous intégrons le mouvement des Gilets Jaunes pour davantage de justice sociale et fiscale en étant décidés à combattre toute tentative de faire porter une quelconque responsabilité de la situation actuelle aux demandeurs d’asile et autres migrants ou à leurs descendants.

Préparons la grève partout où c’est possible, rejoignons les points de blocage et les lieux de rassemblements publics existants [2], prenons part aux mobilisations du samedi.

Rdv lundi 17 décembre à 19h pour une nouvelle assemblée générale à la bourse du travail, 3 rue du Château d’Eau, métro République.

Notes :

[1] En annulant la hausse de la CSG des retraités qui perçoivent moins de 2000 euros, on admet que ce revenu est un minimum incompressible. L’exigence que chaque jour chômé soit indemnisé et le soit a minima au niveau du SMIC JOUR ne se heurte pas au manque de richesse mais à l’orientation politique à laquelle cette société est assujettie. Voir Contre-propositions pour une réforme de l’assurance-chômage des salariés intermittents.

[2] Par exemple à Montreuil