NI CONCURRENCE, NI EXCELLENCE

lundi 22 mars 2004
Dernière modification : mardi 23 mars 2004

SOYONS INGERABLES, DEVENONS INDIGESTES

Depuis des semaines, les milieux de la recherche contestent un
gouvernement qui, sous couvert d’une logique comptable interdit
d’imaginer
un quelconque avenir en même temps qu’il soumet le présent à une
incertitude toujours accrue et aggrave encore une précarisation déjà
insupportable.
Déjà, contre le droit à la retraite (pour de nombreux salariés au
parcours
marqué depuis trois décennies par l’emploi précaire, la retraite se
résumera à l’obtention du minimum vieillesse à 65 ans), contre le droit
à
un revenu de remplacement (aggravation du PARE et instauration avec le
RMA
de l’emploi forcé), ce gouvernement a montré sa détermination à
renforcer
inégalité et concurrence. Les luttes menées depuis huit mois par les
intermittents coordonnés ont démontré par mille initiatives et actions
qu’à la violence subie pouvaient répondre auto-organisation et combat
pour
de nouveaux droits sociaux.
Face à la discontinuité des emplois, chacun peut revendiquer la
continuité
des travaux et des vies ; face au contrôle du temps, nous revendiquons
de
nouveaux droits. Nous refusons d’avoir comme seul choix pour nos vies
et
nos travaux des pôles d’excellence sous contrôle ou l’assujettissement
aux
entreprises. Contrôle et assujettissement régissent la circulation des
savoirs et donc leur production. C’est une atteinte au bien public.
Les pétitions, la participation aux moments de concertation concédés
par
le gouvernement aux intermittents, aux chercheurs en raison du
calendrier
électoral ne suffiront pas à inverser le cours des choses. La
manifestation du 13 mars a été un moment de convergence qui a réuni
mal-logés en butte aux expulsions, chômeurs « recalculés de l’UNEDIC »
et
autres protagonistes de nombreux secteurs de la société.
La commission écoles de la Coordination des Intermittents et Précaire
d’Ile de France a été à l’initiative de réunions régulières entre
précaires, chômeurs, intermittents, étudiants, enseignants, chercheurs.
Ces confrontations ont pour objet de construire collectivement les
contenus concrets d’une convergence possible.

Vous êtes invités à participer à la prochaine réunion
Mercredi 24 mars à la CIP-IDF à 18H :
Chaos du jour :

- Compte-rendu de la réunion avec Isabelle Stengers et Philippe Pignarre

- Comment développer le mouvement ? Comment faire que chacun
puisse
s’y exprimer ?
- Des « Etats généraux », pour quoi faire ?
- Vers un 1er mai européen (Mayday) contre la précarisation et
pour de nouveaux droits sociaux ?

Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France
14 - 16 quai de Charente
75019 Paris
Métro Corentin Cariou

Adresse originale de l'article : http://www.cip-idf.org/spip.php?article1246