Nous exigeons que le gouvernement n’agrée pas cet accord - Koordination des Intermittents du Calvados (Kic)

mercredi 16 avril 2014
Dernière modification : mercredi 16 avril 2014

La KIC (Koordination des Intermittents du Calvados) regroupe des professionnels de la culture non syndiqués, des syndicats de salariés et d’employeurs. Nous sommes mobilisés pour dénoncer l’accord UNEDIC sur l’assurance chômage signé dans la nuit du 21 au 22 mars 2014.

Cet accord est une attaque en règle contre le régime général d’assurance chômage.

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS.

Nous exigeons que le gouvernement n’agrée pas cet accord.

DIALOGUE SOCIAL = MONOLOGUE PATRONAL

Le MEDEF avait dès le début des négociations annoncé sa volonté de supprimer le régime de l’intermittence au prétexte qu’il serait trop coûteux. Aujourd’hui, miracle ! Il est conservé mais soumis à de nouvelles règles au détriment des salariés et de tout le secteur culturel. Le cynisme est poussé à son comble : le MEDEF profite de l’abaissement des cotisations patronales pour le régime général, mais il décrète leur augmentation pour les seuls employeurs d’intermittents ! C’est-à-dire pour le secteur le plus fragile et dont les cotisations sont déjà plus élevées que dans le régime général !! Cette mesure aura un faible impact économique pour l’assurance chômage, mais un lourd impact économique pour le secteur culturel, en touchant de plein fouet les petites structures (compagnies et producteurs de spectacles, lieux de diffusion, petites productions audiovisuelles, festivals...) et pour les revenus des salariés eux-mêmes qui verront leur salaire amputé de cette sur-cotisation.
Cet accord dicté par le MEDEF, a été négocié avec des méthodes qui constituent un réel déni de démocratie sans prendre en compte les propositions du comité de suivi réunissant des professionnels et des parlementaires de tout bord qui a travaillé dix ans sur un protocole solidaire, équilibré et moins coûteux.

NOUVEAU GOUVERNEMENT = NOUVELLE VOLONTÉ POLITIQUE ?

La Ministre de la Culture ; Aurélie Fillipetti, s’inquiète des conséquences et demande « une étude d’impact approfondie sur les mesures contenues dans l’accord Unedic » (différé d’indemnisation). On aimerait croire que cette prise de conscience des effets dévastateurs des mesures contenues dans l’accord soit suivi par des actes !
Le nouveau ministre du travail François Rebsamen, quant à lui, signait il y’ a moins d’un mois, avant sa nomination, une tribune réclamant la mise en œuvre des propositions du comité de suivi. Si la parole politique a encore un sens, il est impossible que cet accord soit agréé aujourd’hui !

NOUS RESTONS MOBILISÉS !

La mobilisation s’intensifie pour que cet accord soit définitivement rejeté et qu’un dialogue social réel puisse être renoué autour des propositions du comité de suivi. Des journées nationales d’action se préparent, l’information circule sur les lieux de spectacle et de culture, des actions ont lieu dans tout le pays. Nous appelons tous les salariés de la culture, tous les intermittents, intérimaires, chômeurs précaires à défendre leurs droits et à rejoindre le mouvement ! Nous devons accroître la pression sur le gouvernement, dernier signataire et donc réel décisionnaire pour que cet accord nocif ne soit pas appliqué !

INFORMONS-NOUS !

QUELQUES RAPPELS :

La KIC (Koordination des Intermittents du Calvados)

Adresse originale de l'article : http://www.cip-idf.org/spip.php?article6967